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La version BD de cette ronde peut sembler difficile à suivre puisqu’au fil des séquences les personnages se succèdent selon le principe de la ronde, chacun se retrouvant face à ses histoires, ses embrouilles… On peut s’y perdre un peu... mais l’essentiel n’est peut-être pas là !
Inspiré d’une pièce de théâtre de l’écrivain viennois Arthur Schnitzler, ce récit décrit en dix séquences la mécanique et l’environnement mettant en scène des enjeux de pouvoirs, de séduction ou de désir. En reprenant le principe de la Ronde, les auteurs présentent deux jeunes adultes dont on retrouvera l’un d’eux dans le tour suivant et ainsi de suite pour les autres personnages ! Chacun des protagonistes cherche l’amour et une place, dans une société où les réseaux sociaux conditionnent les relations, les rencontres, les passions ou les disputes.
De rendez-vous manqués à triangles amoureux, on suit avec intérêt les mésaventures d’Anna, Ludo, Steph, Claire ou Mathilde ; dix personnages dont les destins vont s’imbriquent Les petits et grands secrets se mêlent aux fêtes, à la découverte des corps de l’autre sur fond de cette chronique étudiante sympathique vécue avec autant d’intensité que de délicatesse.
Performance scénaristique originale, cette histoire réécrite et réactualisée par Sergio Rossi nous renvoie une image plutôt réaliste d’une certaine jeunesse des années 2020. Au delà de l’amour au temps de WhatsApp (qui pourrait fait figure de sous titre !), la Ronde décrit avec humour et bienveillance les interrogations, les doutes, les inquiétudes d’une génération.
La souplesse du trait d’Agnese Innocente donne à ces chroniques un rythme léger et fluide, facilitant la lecture et permettant de suivre ces scènes de la vie étudiante. Le graphisme et le propos inscrivent ce récit dans un style moderne très actuel, plutôt plaisant et susceptible de séduire le public visé et concerné !
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