Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Goldorak, Albator, Cobra, Candy Candy, Dragon Ball, Nausicaä… Aujourd’hui, 1er octobre 2026, Piasa fait défiler les icônes de l’animation et du manga japonais avec plus de 300 lots. Celluloïds, genga, dōga, décors originaux et même planches de manga : la vente couvre plus d’un demi-siècle de création japonaise. Avec une particularité qui devrait retenir l’attention des collectionneurs : une partie des pièces consacrées à Candy Candy provient directement de la collection personnelle de sa dessinatrice, Yumiko Igarashi.
Des années 1970 aux productions contemporaines, c’est un véritable Who’s Who de la pop culture japonaise qui défile chez Piasa : Albator, Goldorak, Cobra, Dragon Ball, Candy Candy, Saint Seiya, Black Jack… Les celluloïds de production dominent cette vacation, mais quelques pièces sortent nettement du lot.
Nausicaä : un celluloïd à trois couches
Parmi celles-ci un celluloïd de production de Nausicaä de la Vallée du Vent, le long métrage réalisé par Hayao Miyazaki en 1984, un an avant la création officielle du Studio Ghibli. La scène représente Nausicaä et Teto à bord de la canonnière de la Vallée conduite par Mito, dans le dernier tiers du film.
La pièce est constituée de trois couches de celluloïd : une pour Nausicaä, une pour Teto et une troisième pour les boucles d’oreilles de l’héroïne. Le dōga, c’est-à-dire le dessin d’animation ayant servi à la réalisation du celluloïd, est collé au verso. Un document qui permet ainsi d’observer très concrètement la fabrication de l’image animée. L’ensemble est estimé entre 1 500 et 3 000 euros.
Deux planches originales de Buichi Terasawa pour Cobra
Changement de registre avec deux lots consacrés à Cobra de Buichi Terasawa. Il ne s’agit plus ici de documents provenant de l’adaptation animée, mais de véritables planches originales réalisées pour la publication du manga.
La première est la planche 179 du tome 9, Black Bullet, publié en 1981. Cobra y esquive une attaque laser. Réalisée à l’encre de Chine, à la mine de plomb, à la gouache blanche, avec trames traditionnelles et corrections rapportées, elle porte en bas à droite le tampon de sa prépublication dans le Weekly Shōnen Jump de Shueisha.
La seconde, également datée de 1981, est la planche 13, page 85, du tome 3, RugBall. Cobra, accompagné de Lady Armanoïde et Jane Royal, y rencontre Gecko, un assassin de la Guilde des pirates de l’espace. Elle porte elle aussi le tampon du Weekly Shōnen Jump. Mesurant environ 36 × 26 cm, les deux planches sont estimées chacune entre 2 500 et 4 000 euros.
Record of Lodoss War : Karla sur 59 centimètres !
La vente comprend également plusieurs pièces provenant de Record of Lodoss War - Les Chroniques de la guerre de Lodoss, série d’animation produite par Madhouse en 1990 d’après l’univers de Ryo Mizuno.
L’une d’elles est un spectaculaire pan cel vertical représentant Karla, la Sorcière grise, dans le corps de la prêtresse Leylia, observant son orbe. Le celluloïd est accompagné de son fond matching, c’est-à-dire le décor correspondant effectivement au plan utilisé lors de la production. Avec ses dimensions inhabituelles — 26,5 × 59 cm —, la pièce possède aussi une indéniable qualité décorative. Elle est estimée entre 2 000 et 4 000 euros.
Dragon Ball Z : Gotenks, du genga au celluloïd
Dragon Ball Z, adaptation du manga d’Akira Toriyama produite par Toei Animation à partir de 1989, est représenté notamment par un ensemble réunissant deux étapes du processus d’animation.
Le lot comprend un celluloïd de production à l’encre de Chine et à l’acrylique accompagné de son genga. Il représente Gotenks, personnage né de la fusion de Son Goten et Trunks. La présence simultanée du dessin préparatoire et du celluloïd permet de confronter directement deux phases de fabrication d’une même image. L’ensemble est estimé entre 300 et 600 euros.
Directement de la collection de Yumiko Igarashi
C’est surtout l’une des particularités de cette vente. Pérez Expertises a convaincu Yumiko Igarashi, dessinatrice de Candy Candy et de Lady Georgie !, figure majeure du shōjo manga, de proposer aux collectionneurs français huit pièces provenant de sa collection personnelle.
Parmi elles figure un celluloïd représentant Candy en infirmière, correspondant à la période de l’hôpital de Chicago. Il est accompagné de son fond matching peint à la gouache : personnage et décor appartiennent donc au même plan de production. Son estimation se situe entre 350 et 400 euros.
Cette provenance directe donne évidemment un relief particulier à cet ensemble. Née en 1950 à Asahikawa, sur l’île de Hokkaidō, Yumiko Igarashi s’impose dans les années 1970 avec un dessin emblématique du shōjo de cette période. Sa célébrité internationale est principalement liée à Candy Candy, créé à partir de 1975 avec la scénariste Kyoko Mizuki et rapidement adapté en série animée par Toei Animation. En 1977, l’œuvre leur vaut le premier Prix du manga Kōdansha dans la catégorie shōjo. Igarashi poursuit ensuite une carrière prolifique, notamment avec Lady Georgie !, sur un scénario de Mann Izawa.
De Goldorak à Albator, les classiques sont au rendez-vous
Les nostalgiques de la première vague de japanimation arrivée en France ne sont pas oubliés. La vente comprend notamment un genga de Goldorak montrant Actarus en gros plan, réalisé à la mine de plomb et aux crayons de couleur. Mesurant 27 × 24 cm, il est estimé entre 250 et 400 euros.
Albator, le corsaire de l’espace, série de 1978 adaptée de l’univers de Leiji Matsumoto, est également représenté par plusieurs celluloïds. L’un d’eux montre Albator tenant Stellie — Mayu Oyama dans la version japonaise — dans ses bras. Cette pièce de 26,5 × 23 cm est estimée entre 400 et 600 euros.
Au total, plus de 300 lots permettent de parcourir plusieurs décennies de création japonaise. Planches originales, genga, dōga, celluloïds et décors matching racontent aussi les différentes étapes d’un processus de fabrication largement disparu avec la généralisation de l’animation numérique.
Ce qui fut longtemps considéré comme du simple matériel de production est ainsi devenu objet de collection et de décoration. Et lorsque les noms de Hayao Miyazaki, Buichi Terasawa, Akira Toriyama, Leiji Matsumoto ou Yumiko Igarashi s’en mêlent, la nostalgie rejoint l’histoire du manga et de l’animation.
La vente peut d’ores et déjà être découverte sur le site de Piasa. Rendez-vous le 7 octobre : les enchères diront jusqu’où les collectionneurs sont prêts à aller pour emporter un morceau de leur jeunesse.
Voir en ligne : ACCÉDER A LA VENTE
Par
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.