Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Pas mal
6 octobre 2026
Avant l’assassin, il y avait Fenice. Dans cet album, Virginio Vona, qui cette fois signe aussi le scénario, remonte le temps et suit les premiers pas de son héros. À la manière d’un Paul Atréides, on le voit gravir les échelons dans une organisation religieuse qui le façonne peu à peu. Tueur à la gâchette fine, ce héros solitaire et vagabond, fils improbable de Lone Sloane et de Corto Maltese, s’endurcit, épreuve après épreuve. On découvre aussi et évidemment les secrets derrière sa panoplie d’armes : colts rouges, arme de jet, grains de café…
Caractéristique de la série, Vona conserve son trait dynamique à l’encrage lâché, qui regarde aussi bien le street art qu’Enki Bilal. Mais il s’éloigne ici des univers de science-fiction aux villes tentaculaires sales et oppressantes du créateur de la Trilogie Nikopol pour développer une ambiance médiévale fantastique dans laquelle les chevaliers se battent avec des épées laser.
Si les compositions conservent leur énergie, jouant de plans de caméra ingénieux, l’intrigue ultra-référencée qu’elles offrent relèvent parfois de l’hommage plus ou moins discret. Les scènes de combat survitaminées dans les précédents albums s’effacent pour donner vie à une construction d’univers qui pourrait surprendre les habitués de la série, tant elle peut par moments paraître éloignée des standard. Une prise de risque bienvenue qui donne du crédit à l’écriture d’un auteur qui s’initie au scénario.
Par Kelian NGUYEN
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.
Fenice le Genèse - Par Virginio Vona - Autoédition