La 4e édition du Pop Women Festival s’annonce merveilleuse !

Par Romain GARNIER 10 février 2025 
Chaque année, Céline Bagot, la présidente et fondatrice du festival, et son équipe de bénévoles relèvent un défi de taille : élaborer une édition encore meilleure que la précédente. Pour 2025, les petits plats sont mis dans les grands avec une programmation qui continue de donner la part belle à la bande dessinée. La 4e édition du Pop Women Festival a lieu du 6 au 8 mars 2025, à Reims, avec pour quartier général Le Cellier. On vous encourage vivement à réserver ces dates et à découvrir ce que la pop culture créée par les femmes offre de mieux à notre époque. Revue de détails d'une affiche prestigieuse comprenant des noms tels que Liv Strömquist, Pénélope Bagieu, Blanche Sabbah, Catel, Mirion Malle, Sixtine Dano, Elene Usdin ou encore Anne Simon.

Le Pop Women Festival est une manifestation dédiée à la création féminine et aux réflexions sur le féminisme qui a lieu chaque année dans la splendide ville des sacres. Pour nous, c’est un plaisir non dissimulé de découvrir la place essentielle donnée chaque année à la bande dessinée. Est-ce à dire que la bande dessinée est aujourd’hui l’art le plus populaire, dynamique et investi par les femmes ? Les trois, ma générale ! Preuve en est avec la programmation.

Tables rondes et rencontres croisées

Le Pop Women Festival est un lieu de débats et d’écoute. C’est pourquoi la programmation comprend de nombreuses tables rondes et rencontres croisées. Prenez vos agendas et notez avec pas moins de douze événements !

–  Les clandestines de l’histoire : des destins dessinés avec Catel et José-Louis Bocquet

En 2007, Catel et José-Louis Bocquet, respectivement dessinatrice et scénariste, inaugurent une exploration du matrimoine oublié, absent de l’imaginaire collectif. À force de cases et de dialogues, les auteurs s’efforcent de désinvibiliser des femmes au rôle pourtant central en leur temps. Dans un subtile mélange de rigueur documentaire et d’inventivité graphique, Kiki de Montparnasse, Olympe de Gouges, Joséphine Baker ou Alice Guy ont pris une juste lumière. Leur dernière publication, datée de 2024, est consacrée à Anita Conti, la première femme océanographe française et écologiste qui mena le combat contre les menaces que fait peser la pêche industrielle sur nos écosystèmes. Avec cette table ronde, qui a lieu au Cellier, le jeudi 6 mars à 14h, il s’agit de « découvrir leur processus créatif, [d’]explorer ces figures historiques marquantes et [de] réfléchir à l’impact de la BD sur nos représentations d’hier et d’aujourd’hui ».

La 4e édition du Pop Women Festival s'annonce merveilleuse !
© Catel et Bocquet / Casterman (2024)

–  Hors des tabous : intimité & reconstruction avec Aude Mermilliod, Alix Garin et Clothilde Delacroix

Comment la bande dessinée peut-elle explorer l’intimité, les traumatismes et les périodes de reconstruction ? Pour y répondre, trois bandes dessinées. D’abord Impénétrable d’Alix Garin (Le Lombard), que nous vous avions chaudement recommandé. Ce récit intime portant sur le vaginisme a connu un certain succès critique et populaire. Le titre a d’ores et déjà reçu le Prix D’Angoulême Fauve Du Public, et a été finaliste du prix de la BD Fnac France Inter 2025 et du Grand Prix de la Critique de l’ACBD 2025.

Ensuite, Aude Mermilliod explore elle aussi, avec son album Éclore (Casterman), ses expériences sexuelles, mais aussi sentimentales et psychologiques.

Enfin, Clothilde Delacroix a écrit Archéologie de l’intime (Dupuis), bande dessinée dans laquelle elle parvient à mettre en image son vécu intime, notamment sa grossesse vécue comme une dépossession de son corps, mais aussi une vie marquée par les épreuves. La rencontre, accessible à partir de 14 ans, a lieu le samedi 8 mars, à 17h30, au Cellier.

© Alix Garin / Le Lombard (2024)

– Rencontre croisée Chloé Wary & Coco : Je fais de la BD de cul et alors ?

La collection BD-Cul offre depuis des années la possibilité aux auteur(e)s de bande dessinée de bifurquer le temps d’un album pour explorer la sexualité, le désir et les tabous dans une pornographie souvent hilarante ou réflexive. On a déjà signalé sur ce site l’excellence des titres Déesse d’Aude Picault, Planplan Culcul d’Anouk Ricard, Ginette de Florence Cestac ou encore La bibite à bon dieu de Guillaume Bouzard. Il n’est jamais bon que la sexualité soit un tabou et le Pop Women Festival y veille. Ovidie sera de nouveau présente cette année. Pour cette rencontre croisée, ce sera la dessinatrice de presse Coco (Fantaisies folliculaires) et une étoile montante de la BD underground, Chloé Wary. La BD-Cul de cette dernière, Big Bang Cunni, est à paraître le 14 février et imagine « une dystopie où le patriarcat impose des règles absurdes : tout ce qui échappe au plaisir masculin y est prohibé. Entre satire sociale et humour décalé, son récit célèbre la révolte et la jouissance féminine dans une lutte aussi drôle que trash ». Pour vous y rendre, ce sera le 8 mars 2025, à 18h, au Cellier, uniquement accessible aux personnes de plus de 18 ans.

© Coco / BD-Cul (2024)

–  Science-fiction, avec Julia Richard, Elene Usdin & Catherine Dufour

La science-fiction est un genre incontournable des possibles du genre humain. Les autrices nous tendent un miroir déformé de notre réel et explorent les normes sociales, l’identité ou la dystopie. Au côté des autrices Julia Richard (Paternoster) et de Catherine Dufour (Le goût de l’immortalité), la bédéaste Elene Usdin, autrice reconnue et récompensée pour René·e aux bois dormants (Prix Artémisia et Grand Prix de la Critique en 2022), évoquera son travail réalisé pour Métal Hurlant. À noter que l’autrice est actuellement célébrée avec une exposition de planches exclusives baptisée Les Entrailles à l’espace Jacques Villeglé de Saint Gratien. La table ronde se déroulera le samedi 8 mars 2025 à 17h30, au Cellier.

© Elene Usdin Les Humanoïdes Associés (2025)

–  Mythes & autres réalités, avec Lou Lubie & Maedusa Gorgon

Ces dernières années, plusieurs autrices, dont Blanche Sabbah (Mythes & Meufs chez Dargaud) et Mirion Malle (Commando Culotte chez Ankama), ont proposé au grand public une lecture féministe de nombreux héros et héroïnes de la littérature, de mythes antiques, de films, de jeux vidéo, etc.

En 2024, avec la même démarche, l’autrice Noémie Fachan (alias Maedusa Gorgon) a publié L’Œil de la Gorgone (Leduc Graphic) et revient cette année sur l’Olympe avec La voix des harpies (Leduc Graphic). La montagne des dieux grecs est en pleine révolution féministe et y on balance son Zeus ! « Dans un cercle en non-mixité, des figures mythologiques sous-estimées partagent leurs histoires et dénoncent les abus perpétrés par les dieux. Portées par un mouvement de révolte, elles destituent Zeus et instaurent une société égalitaire, où domination patriarcale et injustice n’ont plus leur place ».

© Noémie Fachan / Leduc Graphic (2025)

Quant à Lou Lubie, récemment multiprimée pour sa bande dessinée Racines (Prix Franceinfo de la BD d’actualité et de reportage 2025, Prix Région Centre-Val de Loire / BD Boum 2024, Prix Ouest-France / Quai des Bulles 2024), elle est invitée à s’exprimer sur sa relecture du célèbre mythe d’Orphée et Eurydice avec sa bande dessinée sobrement baptisée Eurydice (avec Solen Guivre au dessin). Célèbre pour son excellent Et à la fin ils meurent (Delcourt), où l’autrice effectue une hilarante lecture féministe des contres traditionnels, Lou Lubie « interroge les rôles assignés et les dynamiques de pouvoir dans un récit qui fait écho à notre société moderne ». La rencontre, ouverte à tout public détenant le Pop Pass, a lieu le vendredi 7 mars 2025 à 16h, au Cellier.

© Lou Lubie / Delcourt (2024)

–  Quand l’art raconte les femmes et le monde, avec Solène Potier de Courcy et Marion Augustin

Communément, notre lecture de l’art - notamment pictural - se cantonne souvent à une succession de grands maîtres qui ont révolutionné les techniques et les sujets. Une histoire où les femmes ont généralement un rôle bien identifié et passif : muse. Pourtant, ainsi que Marion Augustin, Sara Colaone et Louise Nelson l’expliquent dans la bande dessinée Histoire de l’art au féminin (Casterman Jeunesse), de nombreuses femmes ont joué un rôle primordial en leur temps dans les arts, une histoire souvent invisibilisée par la suite. Leur ouvrage invite « à s’interroger sur l’absence des femmes dans les musées et leur rôle dans la construction de la culture artistique ».

Quant à Solène Potier de Courcy, elle est la créatrice du compte Instagram @ohpet.art suivi par près de 190 000 abonné(e)s. Elle y « revisite l’histoire de l’art occidental en s’appuyant sur des thèmes contemporains comme l’amour, le corps, ou encore les injonctions sociales. En analysant des œuvres iconiques et en interrogeant leur portée, elle révèle comment l’art reflète et façonne les normes de son époque ». La rencontre, ouverte à tout public en possession du Pop Pass, a lieu le jeudi 6 mars 2025, à 15h30, au Cellier.

© Marion Augustin, Sara Colaone & Louise Nelson / Casterman (2024)

–  Colère, avec Mirion Malle, Hélène Martinelli et Blanche Sabbah

« La colère, cette émotion souvent réprimée ou mal comprise, peut devenir une force transformatrice lorsqu’elle est mise au service de l’art, de la lutte ou de la guérison ». Afin de traiter d’un tel sujet, le Pop Women Festival a rassemblée trois autrices. D’abord Mirion Malle qui traite expressément du sujet avec sa dernière BD intitulée Clémence en colère (Éditions La Ville Brûle). L’héroïne de ces cases est envahie par une rage qu’elle peine à maîtriser et tente de la canaliser à travers ses échanges avec des amies et des collectifs ; tout l’esprit du Pop Women Festival. Cette nouvelle publication s’inscrit dans une exploration de soi précédée par deux autres albums C’est comme ça que je disparais et Adieu triste amour.

Blanche Sabbah est quant à elle connue pour ses bédés, mais aussi pour son activisme à travers son compte Instagram @lanuitremueparis où « elle dénonce les violences, les tabous et les inégalités » grâce à ses talents de bédéiste. Enfin, Hélène Martinelli est une chanteuse et activiste dont le titre Oh rage a donné naissance à un projet « Notre OH RAGE ». Un collectif d’artistes et de bénévoles de réflexion et de sensibilisation aux violences sexistes. La table ronde sur ce sujet a lieu le vendredi 7 mars 2025, pour tout public à partir de 12 ans en possession du Pop Pass, à 15h30, au Cellier.

© Mirion Malle / La Ville Brûle (2024)

–  Lolita ou le concept de l’allumeuse, avec Christine Van Geen, Louise Chennevière & Sixtine Dano

Quel vieux mythe patriarcal que celui de « l’allumeuse ». « De Salomé à Britney Spears, en passant par Lolita, la figure de « l’allumeuse » [a été] façonnée par des récits où les femmes sont à la fois objets de désir et boucs émissaires ». Une représentation qui dans une logique de culture du viol justifie des violences structurelles à l’encontre des femmes. Afin de mieux comprendre les tenants et les aboutissants d’un tel fait culturel, une exploration historique et artistique du concept sera proposée par trois autrices.

Parmi elles, Christine Van Geen, autrice de l’ouvrage Allumeuse (Éditions Les Pérégrines) qui interroge l’historicité de cette figure de l’allumeuse en partant des mythes antiques, que cela soit celui d’Ève ou celui de Cassandre. Dans on ouvrage Pour Britney, l’autrice Louise Chennevière (éditions P.O.L) développe « une réflexion percutante sur la marchandisation du corps féminin et les attentes irréalistes qui pèsent sur les femmes ».

Enfin, l’autrice de BD Sixtine Dano publie une des bandes dessinées importantes de ce début d’année avec Sibylline (Glénat). Son récit « inspiré de témoignages d’escort girls et de sugar babies, elle interroge les pressions sociales exercées sur les corps et les choix des femmes, tout en questionnant leur représentation dans la culture contemporaine ». Cette rencontre, qui s’annonce passionnante a lieu le vendredi 7 mars, accessible à tout public à partir de 14 ans en possession du Pop Pass, à 17h30, au Cellier.

© Sixtine Dano / Glénat (2025)

On signalera enfin quatre autres tables rondes et rencontres :

– Paternité : entre illusions et réalités, avec Guillaume Daudin & Stéphane Jourdain. Les auteurs de la bande dessinée-reportage L’Arnaque des nouveaux pères (Glénat) reviennent sur ce qu’ils nomment le « papatriarcat » et les inégalités qui continuent d’exister dans les couples derrière les illustrations de la figure du « nouveau père ». La rencontre a lieu le samedi 8 mars, à 14h, en accès gratuit, à la médiathèque Jean Falala (en face de la Cathédrale de Reims).

– Sororité : une histoire entre mythes, fractures et Pop culture, avec Edie Blanchard, Anne Simon et Caroline Cohen-Ring. Dans sa bande dessinée Histoire de la sororité (Éditions Glénat), Caroline Cohen-Ring explore les tentatives de sororité que le patriarcat cherche à empêcher à travers des figures historiques comme Sapho ou la Reine Boadicée.

Quant à l’autrice Anne Simon, elle aura l’occasion de revenir sur son splendide univers fictif Les Contes du Marylène (Éditions Misma). Le dernier album en date de cette saga intitulée Henry, James et les autres (T.6) nous avait particulièrement réjouit. Dans cet univers menacé de multiples oppressions, l’autrice fait émerger des alliances et des luttes qui donnent à penser la solidarité dans ces situations de violences structurelles.

Enfin, Edie Blanchard, dans son essai Bimbo (Éditions JC Lattès) interroge les clichés sur des femmes jugées hyperféminines et comment le regard patriarcal peut être inversé afin d’en faire des symboles de résistance et de sororité. La rencontre a lieu le samedi 8 mars à 11h30, au Cellier, pour tout public en possession du Pop Pass.

© Anne Simon / Misma (2024)

– Violences & Justice, avec Lauriane Chapeau, Violette Benilan, Lucile de Pesloüan et Violaine de Filippis-Abate. « Comment la culture, des récits littéraires aux bandes dessinées, peut-elle éclairer et dénoncer les violences faites aux femmes et aux enfants ? Comment la justice, avec ses lenteurs et ses failles, peut-elle évoluer face à ces enjeux cruciaux ? ».

Lors de cette table ronde interviendront notamment Lauriane Chapeau et Violette Benilan, autrices de la bande dessinée Petite Grande (Éditions Glénat) qui aborde la question de la reconstruction après avoir été victime de violences sexuelles dans l’enfance. La table ronde a lieu le vendredi 7 mars 2025 à 17h, au Cellier. La rencontre est accessible à partir de 14 ans, dès lors qu’on est en possession du Pop Pass.

– Rencontre autour de la bande dessinée Le Prix à payer de Tiffany Cooper et Lucile Quillet. « Dans une société où l’idéal du couple reste souvent dicté par des normes genrées, les femmes continuent de payer un coût invisible, qu’il s’agisse de l’épilation, de la contraception, de l’ajustement des carrières ou de la charge mentale ».

Cette bande dessinée est adaptée de l’essai de Lucile Quillet, Le Prix à payer : pourquoi le couple hétéro appauvrit les femmes et nuit à l’amour (Éditions Les liens qui libèrent). Afin de pouvoir assister à la rencontre, soyez présent(e)s le vendredi 7 mars 2025, à 11h30, en possession de votre Pop Pass.

© Tiffany Cooper & Lucile Quillet / Leduc Graphic (2024)

Lectures...chantées, dessinées et musicales

Le temps du festival, plusieurs lectures, diversement accompagnées, feront la joie des festivaliers et festivalières.

– Lecture chantée : Un si grand amour, avec Pauline Aubry et Sylvain Griotto. L’autrice de bande dessinée Pauline Aubry a publié Un si grand amour aux éditions Les Arènes BD. Dans le cadre de la performance, Pauline Aubry revisite le mythe du Prince Charmant, accompagnée par Sylvain Griotto à la musique. L’événement a lieu au Cellier, le vendredi 7 mars 2025, à 19h, et est accessible à tout public à partir de 12 ans en possession du Pop Pass.

– Lecture musicale dessinée : La Chair est triste hélas, avec Ovidie, Pénélope Bagieu et Position Parallèle. Pour l’occasion, Ovidie s’adonnera à une lecture d’extraits de son ouvrage La chair est triste hélas (éditions Juliard) dans lequel elle aborde son parcours qui l’a conduite à cesser tout sexe avec les hommes depuis plus de six ans. Ce texte sera porté par la musique de Position Parallèle et illustré par l’autrice de Culottée, Pénélope Bagieu. L’événement est accessible à partir de l’âge de 14 ans et a lieu le vendredi 7 mars, à 20h30, au Cellier. La performance ne sera accessible qu’en possession du Pop Pass ou d’un achat de billet à la billetterie spectacle de l’événement.

© Pauline Aubry / Les Arènes BD (2024)

– Lecture dessinée : Terres promises de Bénédicte Dupré La Tour. Lors de la 2e édition du festival, le Pop Women Festival avait accueilli Florence Dupré la Tour pour son premier tome de Jumelle, qui avait donné lieu à une sympathique exposition au Cellier. Pour cette 4e édition, le festival accueille les sœurs jumelles Dupré La Tour. Bénédicte donnera de sa voix pour partager son roman choral Terres promises, qui met en scène de nombreuses héroïnes lors de la conquête de l’Ouest, tandis que Florence illustrera le texte. Un événement à ne pas manquer qui a lieu le samedi 8 mars 2025, à 11h30, au Cellier. La performance est accessible à partir de 14 ans et en possession du Pop Pass.

– Lecture dessinée : Buffy ou la révolte à coups de pieu de Marion Olité. Alors que les médias ont récemment annoncé que la célébrissime série de la fin des années 1990, Buffy contre les vampires, allait connaître une suite, Marion Olité a publié aux éditions Leduc Buffy ou la révolte à coups de pieu où elle explore cette icône de la pop culture.

Pour l’occasion, David Prudhomme, auteur de BD multiprimé et Grand Boum de Blois 2023, mettra en images l’univers de Buffy. L’événement a lieu le samedi 8 mars 2025, à 19h, au Cellier. Une performance accessible à tout public en possession du Pop Pass.

© Marion Olité / Playlist Society (2023)

Dédicaces

Durant les trois jours du festival, au terme de chaque rencontre, performance, table ronde et autres spectacles, une séance de dédicaces sera organisée en partenariat avec la Librairie Amory, au Cellier. Pour d’autres invité(e)s, les dédicaces auront lieu à la Fnac de Reims, à 5-10 minutes à pied du Cellier. Une occasion de rencontrer chaque artiste invité(e) par le Pop Women Festival.

Projection

Bien qu’il ne s’agisse pas de bande dessinée, l’autrice Marzena Sowa, notamment connu pour Marzi (Dargaud - 7 tomes), une autobiographie dessinée sur son enfance dans la Pologne communiste des années 1980, a réalisé un documentaire sur sa tante Niuśka, intitulé The Godmother. Ce documentaire part d’un constat glaçant : « un jour, elle avoue à sa nièce n’avoir jamais été heureuse de sa vie. Cette confidence pousse Marzena à s’interroger : la vie de Niuśka aurait-elle été différente si elle avait quitté la Pologne, comme elle, à la recherche d’un bonheur occidental ? Aurait-elle pu s’émanciper des valeurs conservatrices qui sont encore d’actualité ? ». Ce documentaire tout public, d’une durée de 54 minutes, sera projeté au Cellier, le vendredi 7 mars, à 14h30.

© Marzena Sowa & Sylvain Savoia / Dupuis (2011)

Expositions

Chaque année, le Pop Women Festival met en avant la bande dessinée à travers ne serais-ce qu’une exposition. Pour la 4ème édition, deux autrices incontournables sont au programme : Liv Strömquist et Anne Simon.

La première exposition, intitulée Liv Strömquist, une autrice qui te veut du bien est d’ores et déjà disponible pour le grand public. Installée à la Cartonnerie, l’exposition est accessible du 4 février au 8 mars 2025, du mercredi au samedi, de 14h à 19h, ainsi que les soirs d’événement. Le Pop Pass n’est pas nécessaire pour découvrir l’exposition. Celle-ci est dédiée au dernier ouvrage de Liv Strömquist intitulé La Pythie vous parle. Un album de l’autrice suédoise que nous avions beaucoup apprécié pour son intelligence et sa maîtrise du genre de l’essai en bande dessinée.

La seconde exposition est consacrée aux Contes du Marylène et s’intitule Anne Simon : Chez Marylène, la frite est belle. L’événement vous fera plonger dans cet univers que l’autrice développe déjà depuis dix ans. six tomes ont été publiés (La Geste d’Aglaé, Cixtite Impératrice, Boris
l’Enfant Patate, Gousse & Gigot, L’Institut des Benjamines et Henry, James et les autres
) et la saga devrait en comprendre dix. « le Marylène, [est] un pays fictif tiraillé entre dictature, autogestion et capitalisme débridé » empreint d’une satire puissante et d’une poésie de l’absurde. L’exposition sera accessible gratuitement pour le grand public, du 5 au 29 mars 2025, à la médiathèque Jean Falala.

© Liv Strömquist / Rackham (2024)

Ces femmes qui ont marqué la ville de Reims (visite guidée)

Afin de clore ce tour d’horizon choisi par ActuaBD, nous retenons la passionnante proposition de Reims Tourisme et Congrès : une visite guidée sur les grandes femmes qui ont marqué l’histoire de la cité des sacres. Il est vrai que de prime abord, on a tendance à se concentrer sur les nombreux rois de France comme Charles VII. Quand on creuse quelque peu, on découvre ou redécouvre l’influence qu’ont pu avoir certaines femmes sur le destin de la ville. Jeanne d’Arc la première, mais aussi la Veuve Clicquot, la musicienne Gustine, ainsi que la géographe et femme politique, Alice Saunier-Seïté, et la footballeuse Ghislaine Souëf.

Seules quatre visites guidées seront organisées, le vendredi 7 mars 2025 à 17h, le samedi 8 mars, à 11h et 14h, ainsi que le dimanche 9 mars à 15h. Chaque visite guidée dure 1h30 et coûte 22 euros. Pour ce prix, en plus de la visite, vous obtenez un Pop Pass 1 jour (valable uniquement le vendredi et le samedi) et une coupe de champagne offerte au terme de la visite. Attention, la réservation est obligatoire sur le site de Reims tourisme avec seulement 20 places disponibles par visite guidée.

On vous donne rendez-vous à Reims, du 6 au 8 mars, afin de célébrer la créativité féminine, mais aussi la réflexion féministe avec une programmation riche et ambitieuse qui s’adresse à toutes et à tous.

© Anne Simon / Misma

Par Romain GARNIER

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