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Excellent
10 février 2026
Le personnage de Clémence a l’impression que quoi qu’elle fasse, la société patriarcale ne changera pas et que sa colère ne diminuera pas. Au début sa colère est un poids qui la ronge. Elle prend conscience que ce sentiment permet de ne pas se laisser faire et peut être finalement une force.
Cette œuvre présente des solutions pour guérir. Par exemple d’aller dans un groupe de parole où des femmes ont également subi des violence. Être écoutée et avoir des retour d’expérience aide à avancer sur soi-même.
On sent le moral aller en dents de scie pendant les groupes de parole. Quand certaines ont envie de baisser les bras, la parole des autres est porteuse d’optimisme.
Une autre piste intéressante pour le personnage de Clémence est de changer les choses en local. Agir à son échelle paraît moins insurmontable.
La mise en scène est très centrée sur les personnages. Le récit est rythmé par différentes manières de dialoguer entre les personnages. On peut voir des moments de vie quotidienne, des récits de vie, des échanges en virtuel sur les réseaux sociaux, ou encore des personnages qui racontent des passages de livres.
Le dessin permet de montrer des détails. La première fois que Clémence va au groupe de parole, l’image montre en gros plan des façons d’être de chaque femme avant de les présenter entièrement. On ressent beaucoup de bienveillance et d’empathie dans l’entourage du personnage à travers les gestes envers elle, en plus des dialogues.
Cette œuvre présente de nombreuses réflexions fortes, avec une colère qui a plusieurs teintes. Une colère brûlante, une colère joyeuse, une colère féministe. Une colère qui donne envie de se révolter contre les injustices.
Par Aurélie MONTEIX
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Clémence en colère, par Mirion Malle, éditions La Ville brûle. Paru le 17 mai 2024. 23,00 €.
Edition québécoise aux éditions Pow Pow, 26 novembre 2024. 37,95 CAD.