Anouk Ricard élue 52ème Grand Prix de la ville d’Angoulême !

Par Romain GARNIER Didier PASAMONIK Kelian NGUYEN 29 janvier 2025 
La messe est dite. Anouk Ricard, autrice de l’underground français et de la bande dessinée jeunesse, est élue par ses pairs 52ème Grand Prix de la ville d’Angoulême. Dessinatrice reconnaissable à son trait naïf et animalier, artiste protéiforme, créatrice d’Animan et Coucous Bouzon, dotée d’un humour délicieusement absurde, Anouk Ricard incarne par son élection les évolutions de la bande dessinée contemporaine.

Pour sa sixième nomination consécutive, l’académicienne des beaux-arts, Catherine Meurisse (44 ans), repart sans trophée mais forte de la reconnaissance renouvelée de toute une partie de la profession pour son travail, année après année. Piètre consolation nous direz-vous peut-être. Le symbole eut été joli que d’élire l’autrice de La légèreté Grand Prix l’année de la commémoration des dix ans de l’assassinat terroriste de la rédaction de Charlie Hebdo, mais de telles considérations ne sauraient fonder une telle récompense. Quant à l’étasunienne Alison Bechdel (64 ans), il est fort à parier que nous la retrouverons à nouveau dans la liste des finalistes du Grand Prix. Son parcours d’artiste mondialement reconnue et sa qualité fondatrice de sa bande dessinée autobiographique en font une autrice toute désignée.

Le festival d’Angoulême et Anouk Ricard, une relation ancienne

Anouk Ricard (54 ans) est donc la 52ème Grand Prix de la ville d’Angoulême. Ce n’est pas la première fois que le FIBD récompense ou reconnaît le talent de l’autrice. Son œuvre de jeunesse Anna et Froga a vu ses deux premiers tomes être retenus dans la Sélection officielle Essentiel jeunesse en 2008 et 2009, ainsi que le one-shot Patti et les fourmis en 2011.

En 2012, elle est la lauréate du défunt Prix de la meilleure bande dessinée francophone du festival d’Angoulême : le choix polonais pour son titre considéré comme culte dans sa production et intitulé Coucous Bouzon. En 2018, en marge du palmarès officiel,Anouk Ricard se voit remettre le Prix Schlingo – co-fondé par Florence Cestac et Yves Poinot - pour l’ensemble de sa carrière. Enfin, en 2023, le FIBD lui remet le Prix Spécial du jury pour son album Animan édité aux éditions Exemplaire.

Quelques chiffres de 2025 en rapport avec le Grand Prix de la ville d’Angoulême

Sur les dix dernières années, Anouk Ricard est la troisième personne de nationalité française à remporter le prix Grand Prix après Emmanuel Guibert en 2019 et Riad Sattouf en 2023. Il s’agit également de la 6ème francophone et de la 5ème femme sur 52 éditions du festival, mais la 4ème lors de ces dix dernières éditions. Comparativement, sur la décennie 2005-2014, aucune femme, 6 Français et seulement 2 auteurs extra-européens. Des chiffres qui illustrent l’ancrage du virage international pris par la manifestation au début des années 2010, le poids historique de l’espace francophone dans la BD et la reconnaissance grandissante des femmes autrices, de leur apport à la bande dessinée, ainsi que leur poids dans la profession.

Une carrière rock ’n’ roll : de la jeunesse Bayard à BDcul, l’humour pour cœur de métier

Formée aux Arts Décoratifs de Strasbourg, Anouk Ricard gagne un concours de bande dessinée en 1994 qui doit lui permettre de publier dans Fluide Glacial. Cependant, elle échoue à proposer un récit en phase avec la ligne éditoriale : « J’avais envoyé à la rédaction une ou deux histoires, mais ça ne collait pas du tout avec leur esprit, c’était bavard et ça manquait d’action. Bref, pour Fluide, ça n’allait pas du tout ». Elle se tourne alors vers l’illustration pour la presse jeunesse aux éditions Bayard et Milan.

En 1999, elle publie son premier livre aux éditions du Rouergue : Les Aventures de Pafy, Pouly, Catty, Blatty. Elle multiplie les créations et collabore avec les éditions Nathan, Épigones et Albin Michel. Une carrière d’illustratrice qu’elle n’a jamais cessé de nourrir jusqu’à aujourd’hui, publiant notamment pour les éditions Les Fourmis rouges et du Seuil.

Ce n’est qu’en 2004 que son chemin emprunte à nouveau celui de la bande dessinée, un medium dans lequel elle est plus à l’aise, de son propre aveu. Cependant, elle ne quitte pas pour autant le monde des enfants. L’éphémère magazine Capsule Cosmique (2004-2006), dans lequel elle édite un projet de quelques pages, est un mensuel de bande dessinée pour enfants. Fondé par les auteurs Gwen de Bonneval et Stéphane Oiry, Capsule Cosmique révèle Anouk Ricard qui crée sa série à succès Anna et Froga (5 tomes et 1 intégrale aux éditions Sarbacane). Une série adaptée à la télévision en 3D, en 2021, avec pas moins de 78 épisodes et réalisée par Dominique Etchécopar.

En 2008, elle publie sa première bande dessinée pour adulte aux éditions Sarbacane intitulée Commissaire Toumi : le crime était presque pas fait. Tous les ingrédients de ses univers délirants sont présents : dessin kitsch, kawaï et naïf, couleurs vives, humour absurde et dialogues savoureux. Anouk Ricard est consciente que son style graphique désarçonne, rebute et subit les a priori. Pour autant, sa philosophie d’autrice rencontre celle qui fut portée par l’Association dans les années 1990, à savoir que le récit prime sur le graphisme : « Je me souviens que, lorsque j’étais enfant, j’adorais lire Tom-Tom & Nana, mais je détestais le dessin de cette série ! Cela ne m’enlevait pas mon plaisir de lecture pour autant ».

En 2011, l’autrice aux parentés graphiques et philosophiques avec l’auteur belge José Parrondo et l’auteur japonais Hideyasu Moto, enfonce le clou avec Coucous Bouzon aux éditions Gallimard. Son humour acide ronge le monde de l’entreprise et mêle humour noir et humour absurde : « Quand Richard le canard se rend à un entretien d’embauche au siège de la société Coucous Bouzon, leader national de la fabrication d’horloge à coucous, il ne s’imagine pas qu’il met le doigt dans un engrenage absurde. C’est que le personnel est gratiné. Entre le manager sous Prozac et la secrétaire ingénue et ahurie, Richard patauge. La mystérieuse disparition d’un membre du personnel attire les caméras d’une émission de télé-réalité, et la pagaille s’installe... ». Les récompenses se multiplient, tandis qu’elle publie Faits divers en 2012 aux éditions Cornélius.

En 2013, elle qui pratique de longue date le dessin numérique intègre naturellement Professeur Cyclope (2013-2015), un périodique de bande dessinée numérique. Elle crée Pipo et Cano, protagonistes de Les Experts en tout : le guide du savoir universel (Casterman - collection Professeur Cyclope). Deux héros quelque peu crétins qui nous font bénéficier de leur savoir...original. La même année, elle porte son art de l’humour et du non-sens à un rare degré de maîtrise avec Planplan culcul (Les Requins Marteaux - collection BDcul), un des meilleurs tomes de la collection, encore aujourd’hui.

Par la suite, elle intègre les éditions 2024, où elle s’essaie en compagnie d’Étienne Chaize à l’heroic fantasy avec Boule de feu (2019) avant de prendre seule le chemin du détournement du western avec Ducky Coco (Éditions 2024, 2024). Des gags en une page où l’on retrouve son humour. Mais c’est aux éditions Exemplaire qu’elle signe Animan, récompensé du Prix Spécial du jury au FIBD d’Angoulême en 2023. « Anouk Ricard est une artiste aux multiples talents, écrivait Romain Garnier dans nos pages dans la chronique de l’ouvrage. Si sa carrière l’a conduite à explorer l’illustration et à être cantonnée des années durant aux œuvres enfantines, la décennie passée tend, non pas à lui faire rebrousser chemin pour une carrière adulte, mais à lui proposer des chemins de traverse. Un pont entre les deux mondes. Sa force réside dans un graphisme faussement naïf. Avec ses aplats de couleur vifs et ses héros "gentillets" qui donnent à imaginer un monde lisse et sans aspérité, Anouk Ricard élabore des scenarii qui piétinent nos apriori. Elle fait du prétendu adulte avec du prétendu enfantin ». Une suite est annoncée, toujours aux éditions Exemplaire. Un récit centré cette fois sur la compagne d’Animan, Fabienne la grenouille.

Ce 29 janvier 2025, Anouk Ricard, qui affirme avoir été profondément marquée par Lucky Luke (Morris, Grand prix spécial du vingtième anniversaire en 1992) et Astérix (Albert Uderzo, Prix spécial du millénaire en 1999) rejoint leurs créateurs aux firmaments de la bande dessinée.

Par Romain GARNIER Didier PASAMONIK Kelian NGUYEN

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Code EAN : 9782383870845
Gallimard BD Éditions 2042 (ex Éditions 2024) Cornélius ✏️ Anouk Ricard France Angoulême Strasbourg Prix 🏆 Grand Prix du FIBD d’Angoulême
 
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25 Messages :
  • Ah, je suis contente, pour une fois les autrices et auteurs ont voté comme j’aurais aimé le faire si j’avais pu !
    Les livres d’Anouk sont très drôles à lire et sympas, un mélange d’absurde et parfois de surréalisme. Son "Coucous Bouzon" était magnifique, j’ai aussi apprécié son BD-Cul !
    Certes,, ce n’est pas aussi bien gratté que du Franquin ou du Gotlib, mais bon.... Je me régale à chaque fois que je lis un de ses livres . Pour fêter l’évènement, je vais relire ma collection de Capsule Cosmique !

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  • Bon j’avoue m’être planté-e, ce n’est donc pas Catherine Meurisse le Grand Prix pour les 10 ans de l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo.
    En même temps j’ai voté pour Anouk au deuxième tour.

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  • Anouk Ricard élue 52ème Grand Prix de la ville d’Angoulême !
    29 janvier 2025 21:28, par Milles Sabords

    Après Julie Doucet, c’est au tour d’Anouk Ricard. Le FIBD fait les yeux doux à l’univers de la BD alternative. Dans les deux cas on est loin d’une évolution contemporaine de la BD mais plus dans le laboratoire d’idées. Un peu foutraque le laboratoire, d’ailleurs.

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    • Répondu le 30 janvier 2025 à  10:41 :

      C’est clairement une artiste représentative de l’évolution contemporaine de la BD, même si elle n’est plus du tout une débutante.

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    • Répondu par ಠ_ಠ le 30 janvier 2025 à  15:05 :

      Julie Doucet, tout comme Anouk Ricard ont une langage graphique et narratif singulier qui, au risque de vous décevoir, ont fait école et on su dépasser l’underground pour toucher un public plus large. Dans le cas d’Anouk Ricard c’est même évident, dans la mesure où sa bibliographie réuni des ouvrages adultes mais aussi beaucoup d’autres pour enfants et ados. Par essence c’est une autrice populaire et accessible, avec un public protéiforme. Vous pouvez ne pas aimer son travail, mais il est difficile de continuer d’en faire une autrice confidentielle et expérimentale.

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      • Répondu par Milles Sabords le 31 janvier 2025 à  06:22 :

        Vous confondez deux choses ; des autrices qui ont une place de cœur auprès d’une partie de la profession et une invisibilité commerciale auprès d’un large public BD. Elles représentent un marqueur dans l’émancipation de la BD indépendante, mais pas dans l’histoire de la bande-dessinée. Ce n’est pas une histoire de goût personnel puisque je me fiche royalement de toute forme de distinction et que je trouve le style graphique de Ricard adapté pour les enfants, c’est juste une constatation factuelle.

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        • Répondu le 31 janvier 2025 à  08:18 :

          La mauvaise foi de ce Mille Sabords est comme toujours stupéfiante. Il refuse de voir que son petit monde de certitudes et de références est désormais périmé, il refuse d’admettre que le temps passe et est prêt à tordre toutes les réalités factuelles pour les faire correspondre à ses vieux préjugés. Considérer que Ricard reste une autrice confidentielle qui ne vend toujours rien ou la ranger avec un certain mépris parmi les dessinatrices qui plaisent aux enfants est non seulement inélégant, c’est tout simplement inexact.

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          • Répondu par Max le 31 janvier 2025 à  10:08 :

            Vous avez des chiffres ?

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          • Répondu par Auteur·ice le 31 janvier 2025 à  10:46 :

            On sait que Mille Sabords est un vieil auteur aigri qui n’arrive jamais à vendre au delà de 3000 exemplaires, alors voir d’autres auteurs et surtout autrices plus jeunes qui ont du succès, ça le heurte, il trouve ça injuste., ça l’est peut-être d’ailleurs, mais la vie est injuste.

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          • Répondu par Non le 31 janvier 2025 à  13:16 :

            Allez, je vais me faire l’avocat du Diable !
            Je suis plutôt d’accord avec notre compère Mille Sabord.

            Comme Mille Sabord, je ne pense pas qu’il soit particulièrement offensant d’affirmer qu’Anouk Ricard (AR) est une artiste mineure dans la Grande Histoire de la Bande Dessinée.
            C’est un avis qui bien entendu n’engage que moi mais qui, je le pense, est partagée par beaucoup. (Au moins une personne ;D)

            Cela ne signifie pas qu’AR ne soit pas capable de créer de très belles oeuvres illustrées ou qu’elle ait/ait eu, dans des domaines plus spécifiques (la BD indé française par ex), une influence bien plus significative.

            En revanche, même si je ne pense pas qu’il s’agisse d’une artiste confidentielle, je doute qu’elle soit vraiment la reine de popularité dépeinte par certains.
            Pour une partie importante du grand public, lecteurs/lectrices de bd, elle n’est quand même pas loin d’être une inconnue. (et c’est d’ailleurs le cas de la plupart des auteurs/autrices de bd en dehors des grands noms)
            Somme toute, elle est surtout appréciée par une partie de la profession qui a voté pour elle et lui a fait remporté ce prix.

            Personnellement, je n’éprouve aucune animosité vis à vis de cette autrice et même vis à vis du fait qu’elle ait gagné ce prix.
            Je m’interroge simplement sur ce choix et en fait le choix tout court du gagnant ou de la gagnante du prix FIBD.
            Les années passant, on discerne comme une logique récurrente dans l’attribution du prix : un choix qui me semble de moins en moins être déterminé par des critères artistiques et de plus en plus reposer sur l’air du temps et/ou sur un certain entre soi professionnel.

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          • Répondu par Milles Sabords le 31 janvier 2025 à  14:06 :

            Ben oui, pendant longtemps, à part le domaine « jeunesse », Ricard n’était pas très connue du public adulte BD. Certes, elle a très bien vendue certaines de ses séries, mais ce n’est pas son nom, ni son travail qui revenait régulièrement dans le palmarès BD, ni dans le classement des ventes. Ce prix reste une aubaine pour pousser encore plus les ventes de ses oeuvres et la révéler au grand public. Et ce n’est pas parce-que l’on travaille pour la presse, que cela fait de vous une figure majeure de la BD. Son graphisme est très bien dans certains contextes, pas dans d’autres, comme la BD porno. À force de jouer le décalage, on risque de finir décaler. Faites le tour des réseaux sociaux, et vous vous apercevrez que je ne suis pas le seul auteur à dire cela, d’autres (très connus) vont plus loin que moi. Mais bon, c’est la tendance de ses dernières années, le « régressif », que ce soit les produits pub ou dans d’autres domaines, faire retomber les adultes en « enfance », même avec des thématiques ultra-sérieuse. Tant mieux pour elle, j’me fiche des prix, mais son travail, bien qu’honorable, n’a pas non plus bouleversifié la façon de faire de la BD. Rien à voir avec son statut de femme, j’aurais dit la même chose d’un Mathieu Sapin, par exemple. Quant à dire que Ricard à une oeuvre protéiforme, ben non, elle fait comme nous tous, elle diversifie ses albums pour pouvoir toucher tous les publics. Elle déclinerait son art en sculpture, peinture, court-métrage, animation, peinture sur soie, etc… là, elle serait protéiforme.

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            • Répondu par Oleg le 31 janvier 2025 à  14:34 :

              Anna et Froga c’est hyper connu, ça existe même en dessins animés à la télé. Vous ne devez pas avoir d’enfants ou pas la télé pour ne pas connaitre.

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        • Répondu par ಠ_ಠ le 31 janvier 2025 à  10:02 :

          Mais voyons l’ami, vous êtes le seul a croire que vous ne réagissez que sur du factuel alors que tout ce que vous dites montre l’inverse. Ça n’est pas grave d’avoir un point de vue orienté. Par contre, nul besoin d’en faire une vérité absolue.
          Pour en revenir à Anouk Ricard, à la vue de sa longue bibliographie, tant en BD qu’en album jeunesse, avec des éditeurs de tout bords, gros, moyens, petits ; si le public et les ventes ne suivaient pas, il y a bien longtemps que ses ouvrages n’auraient étaient lotis qu’à des éditions underground. Ça n’est pas le cas. Anouk Ricard n’est pas du tout lu que par des auteur·ices, elle a un public populaire depuis plus de 15 ans et elle est tout à fait à sa place en recevant ce prix - qui d’ailleurs je tiens à vous le rappeler n’est pas un prix du public ou des meilleures ventes.
          Mais bon, les prix vous importent peu n’est-ce pas ; même si vous n’êtes jamais le dernier à nous rabâcher vos avis "factuels" à leurs propos.

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          • Répondu par Milles Sabords le 31 janvier 2025 à  15:06 :

            Vous ramenez tout au petit bout de votre lorgnette sans comprendre mes nuances. Que cela vous titille ou non, et je mets de côté les ventes, le classement professionnel, l’aura, et tout ce que vous voulez avec, le prix du FIBD est censé récompenser une, ou un artiste, qui par son oeuvre ou son talent, à été un jalon marquant dans l’histoire de la BD. Désolé, mais ça n’est pas le cas de Ricard, malgré tout le respect que j’ai pour elle. Ce prix va être lourd à porter. Si on veut du disruptif, du marquant, un tournant dans la BD, et dont l’œuvre infuse encore les rétines et les esprits, il y a Chantal Montellier, qui comme d’autres consœurs à une époque où cela paraissait impossible, à fait évoluer les mentalités sur la place des femmes dans la BD.

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          • Répondu par fred le 31 janvier 2025 à  21:54 :

            Et donc vous avez des chiffres ?

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            • Répondu le 1er février 2025 à  10:33 :

              Les chiffres de Chantal Montellier ? Il y a longtemps que le Grand Prix ne récompense plus forcément quelqu’un qui a eu une « grande influence dans l’histoire de la BD », et encore moins quelqu’un qui a de gros chiffres de vente. Le gagnant est seulement celui qui a gagné le vote du collège des votants, éventuellement corrigé dans une opacité totale par l’organisation. Ça ne m’empêche pas de me réjouir pour Anouk Ricard dont les BD me font beaucoup rire.

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  • Chacun de ses livres offre de pur moment de lecture heureuse.

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  • Quelle HONTE.

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    • Répondu par wokistan le 30 janvier 2025 à  13:50 :

      C’est vraiment un choix en adéquation avec l’époque. Au début, j’étais choqué, et puis à y réfléchir...non c’est bien.
      Ça reste en harmonie avec cette ambiance générale de fin de cycle .

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  • Bravo à Anouck Ricard, c’est une autrice talentueuse, et un prix qui récompense une œuvre en grande partie humoristique, dans sont travail bd, c’est plutôt rare. Bien sûr, son style est très particulier, certains sont totalement hermétiques à ce genre minimaliste, et ça se comprend. Des adeptes d’une ligne plus classique ne comprennent pas. C’est respectable. Je veux dire par là que la critique est respectable. On est en démocratie, et tant qu’on ne dépasse pas les limites de la Loi, donner son avis est encore possible. Peut-être plus pour longtemps, si j’en crois les gardiens du bon goût. Certain.e.s s’insurgent qu’on ne puisse pas être d’accord avec ce choix. Mais qui sont-ils pour juger de ce qu’il faut penser et dire ? Qui sont-ils pour dire ce qu’il faut aimer ou détester ? Ils sont les premiers à dénigrer le travail d’autres auteurices, ils sont les premiers à lancer des vagues de protestations, voir plus, contre des auteurices qui ne respectent pas leur doxa. Fut un temps ou un artiste était un être qui cassait les codes, qui dépassait les limites, aujourd’hui, être artiste s’est suivre un groupe de pensées hermétiques tel un troupeau de moutons.

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    • Répondu le 31 janvier 2025 à  10:24 :

      "Mais qui sont-ils pour juger de ce qu’il faut penser et dire ? Qui sont-ils pour dire ce qu’il faut aimer ou détester ? "

      Et vous-même, qui êtes-vous pour donner des leçons de morale ?

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    • Répondu par Auteur·ice le 31 janvier 2025 à  10:49 :

      Je trouve qu’ Anouck Ricard est le pendant féminin de David De Thuin (ou David De Thuin le pendant masculin d’Anouck Ricard), un dessin enfantin pour des propos grinçants et très drôles, ce sont un peu les enfants du Concombre masqué.

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    • Répondu par Capitaine Kérosène le 31 janvier 2025 à  12:39 :

      J’ai beau avoir relu plusieurs fois votre commentaire, je n’y comprends rien.
      J’ai l’impression que vous vous contredisez à force d’énoncer des généralités.

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      • Répondu par fred le 31 janvier 2025 à  21:52 :

        Ca n’est pourtant pas plus compliqué qu’une planche d’Anouck Ricard.

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  • La consécration d’Anouk Ricard présente aussi cet avantage de donner à voir les lignes de fracture qui traversent le monde de la BD selon qu’on approuve ou pas son adoubement. Son univers, son humour et surtout son dessin sont de redoutables révélateurs. C’est riche d’enseignement, comme le prouvent vos (nos) réactions ici et ailleurs. Merci ( et bravo ! ) à elle.

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