Bonjour Guy Raives, Éric Warnauts. Vous êtes présents à la Foire du Livre pour la réédition de Congo Blanc chez Daniel Maghen. Ce livre avait initialement été publié par Casterman, n’est-ce pas ?
Guy Raives : Oui, Congo 40 a fait sa première apparition dans le magazine (À Suivre), dans le numéro d’été. Je ne me souviens plus si c’était en 1987 ou 1988. À l’époque, chez Casterman, il y avait souvent un décalage d’un an, voire un an et demi, entre la parution dans le magazine et la sortie de l’album. J’ai donc ce souvenir précis d’avoir réalisé ce numéro d’été, marquant ainsi notre première collaboration avec Casterman. C’était un moment-clé pour nous, car intégrer (À Suivre) était un objectif important. Je ne dirais pas que j’ai fait de la BD uniquement pour cela, mais la découverte de ce magazine, vers mes 16 ou 17 ans, a été un choc qui m’a donné envie de me lancer dans la bande dessinée, d’aller aux Beaux-Arts... À cette époque, c’était l’âge d’or des magazines comme Métal Hurlant, (À Suivre), Fluide Glacial, ou encore Pilote.
Éric Warnauts : Oui, c’était bien 1987, en été, dans (À Suivre). C’est certain.
Pouvez-vous nous rappeler l’intrigue de Congo Blanc pour ceux qui découvriront la réédition ?
GR : Il s’agit de la réédition de deux albums se déroulant au Congo belge, d’où le titre Congo Blanc. Le premier, Congo 40, se situe dans les années 1940 et se termine au moment de l’indépendance. Le second, Fleurs d’ébène, se passe juste avant cette indépendance. Ces récits explorent les dynamiques coloniales de l’époque, mettant en lumière des microcosmes où les colons blancs, se considérant chez eux, agissent en toute impunité. L’histoire aborde les relations entre Blancs, ainsi qu’entre Blancs et Noirs, montrant des communautés qui se croisent mais s’ignorent souvent, et où les Blancs exploitent la population noire.
Tout à l’heure dans nos discussions préliminaires, Éric, vous avez utilisé le terme « woke », un mot aujourd’hui souvent galvaudé et utilisé pour critiquer ceux qui défendent les droits des femmes, des personnes de couleur ou LGBTQIA+. Cela m’a surpris venant de vous, car dans vos BD, vous abordez régulièrement des sujets qui vous touchent personnellement et qui dénoncent les injustices subies par les populations dominées. C’est encore le cas dans le dernier tome de Purple Heart. Votre travail a toujours reflété une volonté de montrer la réalité, sans chercher à blâmer qui que ce soit, mais en observant le monde tel qu’il est.
EW : Le problème avec la pensée « woke », c’est qu’elle peut mener à des excès, notamment en ce qui concerne l’appropriation culturelle. J’ai peur qu’on en arrive à un point où l’on me dira : « De quel droit parles-tu de tel sujet ? Tu n’es pas ceci ou cela ». Cela me semble absurde. Par exemple, devrais-je m’interdire d’écrire des personnages féminins sous prétexte que je ne suis pas une femme ? Les auteurs doivent avoir la liberté de créer, à condition de faire un travail de recherche approfondi et de montrer une véritable compréhension des sujets abordés.
Dans nos albums, comme Fleurs d’ébène, nous parlons de réalités historiques et de comportements, comme celui d’un colon belge qui profite de sa position pour se livrer à des excès sexuels qu’il n’aurait pas pu se permettre en Belgique. Tous les Blancs ne se comportaient pas ainsi, bien sûr, mais ce personnage, dans notre histoire, s’y perd, au point de détruire son mariage.
Récemment, j’ai appris que des métis issus de relations similaires avaient perdu leur procès contre l’État belge. Ces enfants avaient été séparés de leur mère et placés en institution, car le père, selon sa logique paternaliste, pensait peut-être que c’était mieux pour eux. Si on ne peut plus aborder ces réalités par peur d’être jugé ou censuré, c’est là que réside le danger.
Quand je parle de « woke », je me réfère à cette pression du politiquement correct à l’américaine, où l’on évite certains sujets de peur de froisser. Pourtant, lorsque nous avons écrit ces albums, nous n’avions pas peur de dire les choses telles qu’elles étaient, même si cela peut sembler choquant aujourd’hui. À l’époque, il s’agissait aussi d’une réaction contre un retour à l’ordre moral en France, incarné par Charles Pasqua.
Il est important de traiter des rapports humains, y compris de la sexualité, sans tabous. Comme le disait Bertrand Blier, il est indécent de parler d’amour sans parler de sexe. Pour moi, la liberté de création est essentielle, même si elle peut déplaire à certains. L’important est de bien connaître le sujet et d’en assumer les conséquences.
Je comprends votre point de vue, tout comme ceux qui estiment qu’il ne faut pas parler à la place des premiers concernés. Les Blancs peuvent aborder le sujet du racisme, mais il est essentiel qu’ils le fassent avec une démarche rigoureuse et respectueuse, en donnant priorité aux voix des personnes directement touchées par cette oppression.
L’idée selon laquelle seuls les premiers concernés devraient parler de racisme ou de discriminations est piégeuse, car elle est essentialiste et simpliste. Elle présuppose une compréhension innée et uniforme du racisme parmi ces personnes, ce qui n’est pas le cas. De plus, cette logique peut être détournée par des acteurs racistes pour servir leurs propres intérêts : « Regarde, cette personne est noire et elle pense comme moi ; cette personne est musulmane, elle pense comme moi ». L’expérience du racisme est diverse, et certains peuvent même intégrer ou reproduire des discours racistes. Il est donc crucial que l’analyse de ce phénomène reste ouverte à des perspectives variées, sans tomber dans des généralisations qui pourraient renforcer des stéréotypes ou des agendas réactionnaires.
Pour en revenir à Congo Blanc, cette réédition a-t-elle bénéficié de retouches particulières, comme celles effectuées dans vos précédentes rééditions, par exemple sur les couleurs ou la maquette ?
GR : Oui, il y a eu un travail important, car Congo Blanc n’avait pas été numérisé à l’époque. Quand nous avons récupéré les droits chez Casterman, j’ai reçu les films d’imprimerie. Bien qu’il était possible de réimprimer, cela aurait été avec une trame ancienne. J’ai donc repris le processus utilisé pour L’Innocente. J’avais conservé la plupart des originaux et des bleus de coloriage, ce qui m’a permis de re-scanner les originaux et les mises en couleur de l’époque. Pour les pages manquantes, j’ai re-scanné les films noirs et réintégré la couleur sur le trait, remastérisant ainsi les images avec les couleurs originales. J’ai également relettré tout Congo 40 et refait les intercalaires.
Pour Fleurs d’ébène, j’ai dû re-scanner tous les originaux et réintégrer des bulles modernes, rectangulaires, en relettrant tout. Cela m’a permis de faire réapparaître les dessins originaux. Ce travail, qui a duré plus de deux ans, a permis de retrouver les couleurs authentiques. C’est un processus long et complexe, et je comprends pourquoi peu d’éditeurs s’engagent dans ce type de réédition. Mais en tant qu’auteur, je suis ravi du résultat.
Jusqu’à présent, vos rééditions étaient publiées au Lombard. Pourriez-vous expliquer pourquoi cette fois-ci, la réédition a été réalisée chez Daniel Maghen ?
GR : Nous avions brièvement discuté avec Gauthier Van Meerbeeck de la réédition de Congo 40, mais la conversation était restée en suspens. Finalement, l’opportunité s’est présentée avec Daniel Maghen. Il est venu se renseigner sur le matériel disponible et, en parlant, j’ai mentionné que je terminais le re-scanning de Congo 40. Daniel a exprimé son intérêt, soulignant que cet album l’avait marqué. Quelques heures plus tard, il m’a proposé de publier l’album chez lui et d’y inclure Fleurs d’ébène. Nous avons accepté avec enthousiasme. Je ne suis pas obligé de tout publier au Lombard ni de réimprimer tous les albums. Étant donné la quantité d’œuvres déjà disponibles, je ne souhaite pas nécessairement tout ressortir en librairie.
Concernant Liberty, qui a été votre ultime album chez Casterman, vous l’avez republié au Lombard dans un tout nouveau format il y a environ un an et demi, n’est-ce pas ?
GR : Liberty a été publié il y a un an. La réédition se distingue effectivement par un changement de format et un véritable travail de montage. À l’origine, le projet est né d’une nécessité personnelle de me concentrer sur la création graphique. En revoyant les fichiers originaux, j’ai eu l’idée de rééditer Liberty au format original, sans réduction. Ce travail de mise en page, que j’ai réalisé principalement en soirée, a donné lieu à une version qui préserve la finesse du dessin souvent perdue lors des réductions.
Lorsque j’ai montré les premières pages à Éric, il a apprécié le nouveau rythme graphique apporté par ce format. Enthousiasmé par ce résultat, il a soutenu la poursuite du projet. J’ai ensuite partagé les pages avec Gauthier, qui a également été très enthousiaste. Cette réédition, en format réduit, offre une lecture différente et met en valeur le dessin avec une précision renouvelée. Je suis très satisfait du résultat, qui donne une nouvelle vie à l’œuvre.
À l’époque de la sortie de Liberty, vous aviez conclu que la victoire d’Obama aux élections marquait un tournant. Depuis son départ de la Maison-Blanche, il y a sept ans, nous avons constaté un retour de bâton important, notamment avec l’augmentation des brutalités policières et des tensions raciales aux États-Unis. Alors que la présidence d’Obama avait suscité l’espoir d’une fin des problèmes raciaux, il apparaît que la situation est beaucoup plus complexe et que le président a eu peu de pouvoir face à ces défis, la gestion de la police étant dévolue aux États. Comment percevez-vous, rétrospectivement, la présidence d’Obama et ses deux mandats ? Quel bilan en faites-vous, notamment en ce qui concerne les espoirs et les réalités des droits civiques aux États-Unis ?
EW : Globalement, je considère la présidence de Barack Obama comme positive. Il a apporté une certaine classe et dignité, contrairement à la vulgarité qui a suivi. Ses interventions, notamment l’élimination d’Oussama ben Laden, s’inscrivent dans la continuité des politiques de ses prédécesseurs comme Bill Clinton. Cependant, le système américain limite les pouvoirs présidentiels, contrairement à un président français. Malgré ses efforts pour réformer la protection sociale et d’autres domaines, il a souvent été confronté à des obstacles politiques. En somme, bien que son bilan soit mitigé, sa présidence a marqué un contraste notable avec ce qui est venu après lui et a été gérée avec un certain professionnalisme, notamment dans ses relations avec l’Europe.
Un mot à ajouter là-dessus ?
GR : En effet, la politique extérieure d’Obama est quelque peu décevante. Bien qu’on espérait un changement, il a continué à utiliser des drones, entraînant de nombreuses victimes sur des bases souvent douteuses. En ce sens, il n’a pas radicalement modifié la politique extérieure américaine.
EW : C’est vrai que, comme Clinton, Obama a été limité par le contexte économique. Obama a bien géré l’économie, mais son mandat a également été marqué par des contraintes. Aujourd’hui, l’économie reste une préoccupation majeure, et les défis sont importants, notamment en matière de culture et de services publics. Malgré sa stature d’acteur politique, il est important de se rappeler qu’un président américain, peu importe ses qualités personnelles, est souvent confronté aux réalités du système et aux limites de son pouvoir.
Ensuite, vous avez clôturé la série Purple Heart avec un tome 4 l’année dernière. Pourquoi la série s’est-elle arrêtée ? Est-ce que le public n’a pas suivi ?
GR : Nous entamons un nouveau projet qui nécessitera au moins trois albums pour Le Lombard, avec une période de production estimée à 3-4 ans. Il est préférable d’annoncer ces projets plutôt que de laisser les choses en suspens pendant cette période. De toute façon, la série n’est pas terminée ; une clôture permettrait d’envisager un saut dans le temps, ce qui est pertinent étant donné que Purple Heart est fortement ancré dans les années 1950.
EW : Nous avons déjà connu une situation similaire avec la série Les Suites vénitiennes. Après plusieurs tomes, nous avons décidé de faire une pause et de la reprendre plus tard, ce qui nous a permis de renouveler notre approche. C’est bénéfique de prendre du recul pour éviter la monotonie.
GR : En effet, un saut temporel serait intéressant pour la suite, qui pourrait se situer dans les années 60. Cela permettrait un changement graphique et thématique, reflétant les évolutions de l’époque, comme les évolutions des voitures et des modes. Il est donc judicieux d’annoncer la fin du cycle actuel pour commencer une nouvelle série. Nous prévoyons une production lente, à raison de quatre à cinq pages par mois, pour les 3-4 prochaines années.
En lien avec la question sur Barack Obama, il est important de noter que son arrivée a coïncidé avec une recrudescence des brutalités policières aux États-Unis, ainsi qu’un renforcement de l’ultra-droite. Cette montée en puissance a eu des répercussions sur la police, un sujet central dans ce dernier tome de Purple Heart. Dans cet épisode, l’histoire suit la disparition d’une jeune femme dont les coupables sont connus dès le début : un policier du Sud des États-Unis. Pourquoi avoir choisi de traiter cette thématique dans Purple Heart ?
GR : Nous cherchons toujours à ancrer nos histoires dans leur contexte historique. En 1956, nous sommes en pleine lutte pour les droits civiques aux États-Unis, une période marquée par des violences et des lynchages. Les églises sont bombardées, et les actions de figures comme Rosa Parks ne suffisent pas à stopper les horreurs comme les lynchages. Emmett Till, par exemple, a été brutalement tué pour avoir prétendument offensé une femme blanche, et les coupables ont été jugés non coupables avant de confesser leur crime dans les médias. C’est une époque tragique qu’il est crucial de représenter lorsque l’on parle des États-Unis dans les années 1960. Il est essentiel de rappeler ces événements historiques.
EW : Le roman permet de traiter ces sujets difficiles de manière plus accessible. Les faits réels, comme ceux entourant Emmett Till, sont extrêmement éprouvants et choquants. Un reportage sur cette affaire peut être difficile à supporter. En les intégrant dans une fiction, même si cela reste intense, l’approche est plus modérée et permet aux lecteurs de saisir l’horreur tout en la contextualisant. Cela aide à sensibiliser sans être aussi brutal que les témoignages directs.
GR : À Chicago, des milliers de personnes sont venues voir le corps méconnaissable de cet enfant. Ses parents ont décidé de montrer son corps à la foule. Ce qu’avait subi ce gosse est monstrueux. Et, malheureusement, peu de choses ont changé en 60 ans. Je ne voudrais pas être Noir aux États-Unis aujourd’hui. La manière dont les Noirs sont traités, surtout dans les États du Sud, reste inquiétante. Quand on écoute Donald Trump, on se rend compte que la situation est toujours aussi terrible.
EW : C’est violent, mais ça me rappelle la situation en France, comme le clip de Marine Le Pen, qui sera peut-être un jour présidente. Et la polémique autour de la chanteuse Aya Nakamura à propos de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris, c’est incroyable. On s’attaque à elle, mais ce n’est pas pour sa musique. C’est désespérant. Elle est jeune, très populaire, et souhaite chanter du Edith Piaf, une légende de la chanson française. C’est quelque chose de positif, mais certaines réactions montrent à quel point la situation est préoccupante.
L’album a effectivement une tonalité sombre, se terminant sur une note tragique avec l’explosion des églises. Vous avez mentionné que lorsque vous reprendrez la série, l’histoire se situera dans les années 1960. Avez-vous déjà une idée précise du type de récit que vous souhaitez explorer pour ce deuxième cycle ? Est-ce que les mêmes personnages seront de retour ?
GR : Oui, ce seront les mêmes personnages qui évolueront avec le temps. Les thématiques politiques vont évoluer aussi, notamment avec les années 1960. Cette période couvre des événements majeurs comme la Crise de Cuba, le débarquement raté de la Baie des Cochons, l’arrivée de J.F. Kennedy, et le début de l’engagement américain au Viêt Nam. L’Amérique commence également à intervenir en Amérique du Sud, amorçant une ère de déstabilisation dans la région.
EW : L’Histoire est toujours présente, et nous en avons été récemment témoins de manière brutale. Cela fait longtemps que nous le savons, c’est pourquoi l’Histoire est au cœur de nos albums. Que ce soit la Trilogie belge ou d’autres récits, nous cherchons à rappeler aux jeunes générations ce qui s’est passé, à travers la bande dessinée. L’Histoire, comme le chantait Claude Nougaro, est toujours là, prête à resurgir.
Vous mentionnez la Trilogie belge en référence aux triptyques Les Temps nouveaux, Après-guerre et Les Jours heureux parus dans la collection Signé. Il me semble que chaque récit a été réédité récemment en intégrales, n’est-ce pas ?
EW : Oui, c’est exact. À l’origine, c’était six tomes. Nous les avions déjà envisagés un peu comme une série à la manière d’(À Suivre). Nous avons fait deux tomes pour Les Temps nouveaux, deux pour L’Après-guerre et deux pour Les Jours heureux, mais ils ont été réunis, formant ainsi une véritable trilogie. Celle-ci comprend trois dyptiques, qui se termine en 1958. On commence en 1938, couvrant vingt ans d’Histoire belge, mais aussi en évoquant la France, l’Algérie, et le rôle central de la Belgique à cette époque. C’est en quelque sorte notre histoire.
Pour conclure, pourriez-vous nous parler de votre dernière nouveauté, parue en juin chez Le Lombard ? Quel est le titre et quel sera le sujet ?
GR : La nouvelle série s’intitule Ciel d’orages. L’intrigue débute à Londres en 1940, sous les bombardements du Blitz, et se termine en juin 1941, au moment où l’Allemagne envahit la Russie. C’est une histoire d’engagement, dans un contexte où la vie était brève et où tout semblait permis. Le personnage principal est une femme, pilote à l’ATA (Auxiliary Transport Air), un service civil qui transportait des avions des usines aux bases militaires. Ce premier tome explore également les origines anglo-polonaises de l’héroïne, dans une période où l’URSS et l’Allemagne collaboraient avant de devenir ennemis. L’histoire se concentre sur sa quête personnelle en plein chaos mondial.
Le premier tome es sorti en juin. Avez-vous déjà planifié la sortie des prochains volumes ?
EW : Le rythme de publication sera rapproché. En général, pour une série, l’idéal est de publier un tome par an, donc le prochain devrait sortir environ un an après le premier.
GR : Cela pourrait être en juin ou en septembre de l’année prochaine, selon notre avancement et les contraintes éditoriales. Pour une sortie en juin, il faut avoir terminé d’ici fin février. Actuellement, nous en sommes à la page 6 du tome 2, donc je pourrai vous en dire plus une fois que nous serons un peu plus avancés. Si tout se passe bien, le tome 2 devrait sortir d’ici septembre 2025 au plus tard.
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En médaillon : Éric Warnauts & Guy Raives
Photo © Christian Missia Dio
À lire sur ActuaBD.com :
Ciel d’orages T. 1 : London burning - Par Éric Warnauts & Guy Raives, éditions du Lombard. Album paru le 7 Juin 2024. 64 pages, 241 x 318 mm. 21,50 euros.
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