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Doraemon et le château sous-marin : le Japon adore et la France ignore

Par Akira OIKAWA Bon 5 octobre 2026 
Un chat bleu robotique qui vient du 22e siècle et dont les oreilles ont été grignotées par des souris, on dirait le début d'une mauvaise blague. C'est pourtant le personnage éponyme de la série Doraemon, aujourd'hui l'une des mascottes les plus connues au Japon. La franchise n'ayant jamais connu le même engouement en France que Dragon Ball ou Les Chevaliers du Zodiaque, on a du mal à s'imaginer son succès au sein de l'archipel. Mais les chiffres ne trompent pas : 300 millions de tomes vendus, la deuxième série de mangas la plus plébiscitée derrière One Piece, trois séries animées représentant environ 2 700 épisodes, près d'une cinquantaine de films, et une franchise qui a rapporté plus de 7 milliards de dollars américains depuis sa création. Un véritable titan de l'industrie, lequel a pourtant fait très peu de bruit dans l'Hexagone. À l'occasion de la sortie de Doraemon et le château sous-marin, le 45e film spin-off de la franchise, et le premier à être diffusé en salles en France, revenons sur l'histoire de ce chat-robot bleu.

Mais qui est Doraemon ? Nous en avions parlé sur ActuaBD il y a maintenant 20 ans comme d’un « chat en or », mais nos lecteurs bénéficieraient sûrement d’une petite piqûre de rappel. Profitons-en pour revenir sur les origines d’une franchise phare de l’archipel.

UNE CRÉATION BICÉPHALE… ENFIN, PAS VRAIMENT

Internet vous dira que Doraemon est né en 1974, sous le crayon d’un certain Fujiko Fujio. Sauf que c’est plus compliqué que cela. En effet, Fujiko Fujio ne désigne pas une, mais deux personnes. C’est le nom de plume qu’ont adopté Hiroshi Fujimoto et Motoo Abiko afin de publier leurs ouvrages respectifs sous un patronyme commun de 1953 à 1988. Mais en 1986, Fujimoto apprend qu’il est atteint d’un cancer de l’estomac, et le temps qu’il lui reste à vivre est incertain. Prévoyant des ennuis administratifs après son décès, il décide de se séparer de son confrère et de prendre un autre pseudonyme. Après 40 ans de collaboration sur des titres comme Obake no Q-Tarō, le duo se sépare. Fujimoto prend le pseudonyme de Fujiko F. Fujio, tandis qu’Abiko adopte le nom de plume Fujiko Fujio Ⓐ.

La série Doraemon qui nous intéresse aujourd’hui est la création de Fujiko F. Fujio, qu’il avait commencée en 1969 dans les pages des magazines de Shogakukan. Elle devait être plus tard compilée en 45 volumes entre 1974 et 1994. En 1996, Fujiko F. Fujio meurt, sans avoir apporté de véritable fin à la série. Il laisse derrière lui plus d’un millier de chapitres, qui ont bercé l’enfance de millions de Japonais. Le personnage est devenu si populaire qu’il a été adapté sur de multiples supports, et a même été nommé « ambassadeur anime » du Japon !

Doraemon et le château sous-marin : le Japon adore et la France ignore
Motoo Abiko (en haut) et Hiroshi Fujimoto (en bas)
DR

UN FORMAT STABLE ET INCHANGÉ

Mais qu’est-ce qui a bien pu marquer autant les lecteurs chez ce chat-robot bleu ? Doraemon, ce n’est pas One Piece : pas de grande quête qui s’étire à l’infini, ni de récit dramatique qui prend les lecteurs aux tripes. On est au contraire dans une succession d’histoires courtes de quelques pages qui ont avant tout une vocation humoristique.

Je viens du futur, Marty !
©Kana

L’histoire de Doraemon est simple : Nobita Nobi est un jeune garçon de dix ans, incroyablement paresseux. Bon à rien, mauvais en tout, il doit endurer à longueur de journée les moqueries du gros balourd Gian et du petit mais sournois Suneo, ainsi que les remontrances de sa mère ultra-stricte. Heureusement que la jolie et gentille Shizuka est toujours là pour l’aider à se relever…

Mais tout change pour Nobita le jour où le tiroir de son bureau s’ouvre soudainement, révélant un chat-robot bleu vaguement humanoïde. Doraemon (car c’est son nom) est venu du 22e siècle porter secours à Nobita, afin d’empêcher sa paresse de ruiner la vie de ses lointains descendants. Pour cela, il possède une poche ventrale contenant toute une batterie de gadgets plus élaborés les uns que les autres : une porte qui nous emmène où l’on veut, une lampe capable de rétrécir tout ce qu’elle éclaire, ou une hélice de bambou qui permet de voler dès qu’on se la colle sur la tête, et ce n’est que le début !

Commence alors toute une série de péripéties qui suivent généralement le même format : Nobita fait face à un problème - bien souvent une montagne de devoirs ou le harcèlement de Gian et Suneo - et fait appel à Doraemon pour l’aider. Le chat-robot révèle alors un nouveau gadget qui résout le problème en un claquement de doigts. Mais bien souvent, Nobita se sent pousser des ailes et utilise mal l’outil, qui se retourne contre lui, ou est piqué par ses harceleurs. Le chapitre se termine sur un retour de bâton humoristique où quelqu’un finit par se prendre quelque chose dans la figure. Un style presque « slapstick » qui a avant tout un but humoristique.

Doraemon a toujours une solution à tous les problèmes !
©Kana

Mais pourquoi est-ce que la formule continue de marcher aussi bien, malgré un format aussi répétitif ? Tout d’abord, en raison de la fascination qu’exercent les gadgets de Doraemon sur le lecteur. Les outils utilisés sont plus extravagants les uns que les autres, et tout le monde a hâte de lire le prochain volume pour voir quelle invention absurde le chat-robot sortira de sa poche.

De plus, Doraemon représente également une certaine époque, le Japon des années 1960 et 1970, qui a vu tant de changements économiques et sociaux. Le pays vient à peine de retrouver sa souveraineté après l’occupation américaine, de rejoindre les Nations Unies, et vit une période de croissance accélérée où les industries automobiles et électroniques sont en plein boom.

Le cinéma, les mangas et les jeux vidéo se démocratisent dans la société, et on arrive à un étrange entre-deux culturel où les racines d’un Japon d’avant-guerre se mélangent au mode de vie occidental. Doraemon est un témoin direct de cette période de l’histoire, et parle à beaucoup de lecteurs qui se projettent loin dans le futur, au 22e siècle, à une époque que personne ne verra de ses propres yeux.

La technologie se fait de plus en plus présente dans les foyers japonais
©Kana

LES SPIN-OFFS, NOUVELLES HISTOIRES, NOUVEAUX HORIZONS

Bien que la série principale de Doraemon soit officiellement terminée, car plus aucun nouveau volume de manga ne sort pour continuer la série, le chat-robot bleu a eu droit à de nombreux spin-offs, dont Doraemon’s Long Tales. Tout commence en août 1975, avec le chapitre 186 du manga, « Le Dinosaure de Nobita ». On y suit Nobita qui, jaloux du fossile qu’a ramené Suneo d’Amérique, fait un pari avec lui afin de prouver qu’il peut trouver quelque chose d’encore meilleur.

Bien entendu, Nobita sait bien qu’il ne peut pas y arriver et demande de l’aide à son meilleur ami. Doraemon utilise alors l’un de ses gadgets pour ressusciter un œuf fossile, dont sort un petit plésiosaure baptisé Piisuke. Mais, incapable de s’en occuper correctement, le tandem finit par utiliser la machine à voyager dans le temps de Doraemon pour ramener le dinosaure au Crétacé. C’est une histoire étonnamment douce-amère pour la série, et qui plaît à beaucoup de lecteurs. Les choses auraient pu s’arrêter là.

À l’origine un chapitre du manga, « Le Dinosaure de Nobita » est devenu un volume à part entière
©Tentomushi Comics

Mais cinq ans plus tard, Shogakukan annonce à la surprise générale que « Le Dinosaure de Nobita » sera repris sous la forme d’un volume complet, avec un récit développé. Au même moment, l’histoire est adaptée en un long-métrage d’animation, réalisé par Hiroshi Fukutomi. À partir de là, Doraemon devient une franchise et vit ses aventures aussi bien en manga qu’en film d’animation. D’un côté, nous avons la série spin-off de mangas Doraemon’s Long Tales, où le petit groupe composé de Nobita, Doraemon, Shizuka, Gian et Suneo se retrouve généralement transporté dans un monde nouveau et lointain à explorer.

De l’autre, nous avons les films d’animation, dont les histoires sont parfois adaptées des Doraemon’s Long Tales, et parfois non. Les personnages y vivent des aventures dans l’espace, sous la mer, dans d’autres dimensions, allant jusqu’à rendre un hommage improbable à Star Wars ou au Galaxy Express 999 de Leiji Matsumoto ! Depuis 1980, il est sorti un film d’animation Doraemon par an au Japon, sauf en 2005 (moment où la série animée a connu un reboot) et 2021 (à cause des retards de production dus à la pandémie de Covid-19). Doraemon et le château sous-marin (oui, on en parle enfin !) marque ainsi le 45e film de la licence, et le premier à arriver dans les salles de cinéma françaises !

Un crossover improbable entre Doraemon et Galaxy Express 999
DR

NOUVEAU FILM OU REMAKE ?

Doraemon et le château sous-marin est un remake d’un film plus ancien. Après le reboot de la série animée en 2005, le studio Toho en profite pour remettre au goût du jour ses premières productions. On a ainsi Doraemon : Nobita’s Dinosaur 2006 (2006), un remake du tout premier film Doraemon : Nobita’s Dinosaur (1980), puis plus tard Doraemon : Nobita’s New Great Adventure into the Underworld (2007), remake du Doraemon : Nobita’s Great Adventure into the Underworld de 1984, Doraemon : The New Record of Nobita’s Spaceblazer (2009), qui recrée le Doraemon : The Records of Nobita, Spaceblazer originel de 1981, ou encore Doraemon : Nobita and the Birth of Japan 2016 (2016), remake du Doraemon : Nobita and the Birth of Japan de 1989. En 2020, Doraemon : Nobita’s New Dinosaur raconte une troisième fois l’histoire du « Dinosaure de Nobita » pour fêter les 50 ans de la licence ! Et vous qui pensiez que les remakes Disney étaient fainéants…

Trois fois la même histoire, en 1980, en 2006 et en 2020
DR
Doraemon : Nobita and the Castle of the Undersea Devil de 1983, le film original réalisé par Tsutomu Shibayama
DR

La recette est la même pour Doraemon et le château sous-marin, qui est un remake du Doraemon : Nobita and the Castle of the Undersea Devil, réalisé par Tsutomu Shibayama et sorti en 1983. On y suit notre petite équipe qui part en vacances d’été pour fuir la chaleur étouffante de la ville. À la suite de la découverte d’une épave contenant potentiellement des trésors inestimables, le groupe plonge sous la mer pour y établir un campement et explorer les fonds.

Cependant, il se retrouve vite face aux Thalassiens, un peuple étant retourné à l’océan au fil de son évolution, comme l’ont fait les dauphins et les baleines. Les enfants découvrent que ce « peuple de Mu » ne craint qu’une chose : le courroux de l’intelligence artificielle « Poséidon », capable de détruire le monde à coups de bombes atomiques. Le traumatisme du Japon face à Hiroshima et Nagasaki est toujours là… C’est donc à Doraemon, Nobita, Shizuka, Gian, Suneo et leur voiture sous-marine « Buggy » de sauver le monde. Pas les vacances d’été qu’ils espéraient…

Dans le numéro 161 de Zoom Japon, le réalisateur de ce nouveau film Tetsuo Yajima (qui a aussi beaucoup travaillé sur les différentes séries animées Pokémon) a déclaré « la version moderne n’est pas tant un remake du film qu’une toute nouvelle interprétation du manga originel ». Voilà qui surprend. En effet, le film reprend exactement les mêmes points narratifs du film originel, il n’adapte pas les thématiques à notre monde moderne et ne fait finalement qu’« un gros upgrade visuel ».

Le film ne contient aucun message sur l’IA alors que deux des personnages-clés du récit sont des intelligences artificielles, rien sur la guerre malgré la situation géopolitique actuelle, rien non plus sur l’importance de préserver les fonds marins, plus pollués que jamais. Est-ce que le film est mauvais pour autant ? Non, l’histoire originale était correcte et accomplissait son but premier : intéresser les enfants à l’océan et les encourager à faire preuve de bonté et de gentillesse envers tous. Mais inutile de se voiler la face : Doraemon et le château sous-marin n’est en rien différent des autres remakes de la saga.

En route, mauvaise troupe !
©Fujiko-Pro, Shogakukan, TV-Asahi, Shin-ei, and ADK 2026

Côté animation, le studio a fait du bon travail. L’équipe de Shin-Ei Animation a réussi à créer un univers sous-marin à la fois merveilleux et terrifiant, selon les besoins de l’histoire. Le gadget central du film, un « rayon acclimatant » permettant aux humains de respirer sous l’eau et de voir dans le noir, transforme les abysses sombres en grandes plaines multicolores où les personnages peuvent évoluer librement. Mais dépassez les 24 heures de délai imposé par la lampe, et l’obscurité, le froid et la pression auront raison de vous… Notons tout de même quelques incrustations en CGI 3D un peu artificielles, surtout lorsqu’elles bougent en fond à une fréquence d’images différente de celle du premier plan.

Côté animation, c’est propre !
©Fujiko-Pro, Shogakukan, TV-Asahi, Shin-ei, and ADK 2026

Qui dit film d’animation dit bien évidemment doublage ! Côté japonais, on ne change pas une équipe qui gagne : tout le casting de la série animée, qui n’a pas changé depuis 2005, continue de prêter sa voix. Wasabi Mizuta double Doraemon, Megumi Ōhara double Nobita, Yumi Kakazu double Shizuka, Tomokazu Seki double Suneo et Subaru Kimura double Gian. Seule vraie nouveauté au casting, Ryou Hirohashi, la doubleuse attitrée de Luna dans la série Sailor Moon Crystal et de Mineta dans My Hero Academia, prête sa voix au buggy.

Mais pour nous, dans l’Hexagone, c’est le doublage français qui nous intéresse, bien sûr ! C’est ainsi que l’on trouve Emmanuel Curtil pour interpréter Doraemon, Alice Orsat pour jouer la voiture Buggy, ou encore Donald Reignoux pour Aël, le Thalassien qui aide nos héros. Mais la cerise sur le gâteau, c’est bien entendu la légendaire Brigitte Lecordier dans le rôle de Nobita ! Un casting 5 étoiles, qui comprend aussi Jehanne Thellier (Shizuka), Hervé Grull (Gian) ou encore Louis Lecordier (Suneo).

Brigitte Lecordier, en compagnie de son meilleur ami Doraemon, a confié que sa scène préférée était une discussion entre Nobita et Buggy, où les personnages se posaient des questions philosophiques bien plus profondes que ce que l’on attend d’un film pour enfants !
Photo : Akira Oikawa

Mais curieusement, ce choix de doubleurs dessert le film. Toho a fait appel aux plus grands noms du doublage français, mais sans leur donner les rôles qui leur convenaient le mieux. Il est difficile de ne pas entendre Sangoku ou Peter Parker lorsque Brigitte Lecordier et Donald Reignoux incarnent Nobita et Aël. Les doubleurs interprètent les archétypes de personnages pour lesquels ils sont les plus connus, mais leurs interprétations correspondent-elles vraiment aux personnages ?

Celui qui s’en sort le mieux est Emmanuel Curtil, qui s’est complètement réinventé pour incarner le personnage de Doraemon. Sa voix est bien plus grave que la version japonaise, cette dernière étant presque stridente, mais son interprétation est plus que convaincante. Pour le reste, le spectateur français a du mal à entendre la voix unique de ces nouveaux personnages. Était-ce vraiment le meilleur moyen d’amener Doraemon au cinéma en France ?

Hormis une petite boutique souvenir à l’Aquarium de Paris, que verra-t-on vraiment de Doraemon en France ?
Photo : Akira Oikawa

DORAEMON EN FRANCE, ON COMPREND ?

Et que dire du choix de l’histoire ? Doraemon et le château sous-marin est difficile à comprendre pour un spectateur français qui ne connaît pas le manga original. Beaucoup connaissent la série de nom, mais qui l’a vraiment lue ? Doraemon et le château sous-marin a été réalisé avant tout pour un public japonais qui connaît l’univers de la série par cœur, toutes générations confondues. Les gadgets de Doraemon sont devenus des icônes de la culture pop japonaise, les personnages sont établis, les histoires suivent le même schéma narratif depuis les années 1980. Mais en France, tout est à construire.

Nous avons été surpris, puis progressivement amusés, de voir Doraemon sortir tous ses gadgets de sa poche pour régler les problèmes d’un claquement de doigts. Mais pour qui ignore que la « porte partout », le « bambou-coptère » ou encore la « lampe rétrécissante » sont des objets récurrents de la série depuis ses premiers débuts, le tout fait très « deus ex machina ». Doraemon et le château sous-marin est censé être le premier film de la licence à être distribué en France, mais il ne tend aucune perche au spectateur pour l’aider à se plonger dans l’univers.

La « porte partout », un gadget iconique de Doraemon. Mais qui connaît en France ?
©Fujiko-Pro, Shogakukan, TV-Asahi, Shin-ei, and ADK 2026

Un signe ne trompe pas. Lors de l’avant-première, la grande majorité des spectateurs étaient japonais. On peut en conclure que seuls des médias spécialisés sur le Japon s’intéressent au sujet, et que les médias cinéma plus mainstream ont délaissé le film. La licence cherche à faire une percée en France à travers ce film, mais ne semble pas avoir pris le temps de préparer son public cible et, pour l’instant en tout cas, ne touche que des spectateurs qui la connaissent déjà : les parents japonais installés en France, qui pourront montrer à leurs enfants nés ici « la série que papa/maman regardaient quand ils étaient petits ».

Nous aimerions bien entendu que les chiffres nous prouvent le contraire, qu’une vidéo en rapport avec le film explose sur Internet, ou qu’un phénomène de bouche-à-oreille incite tout le monde à aller le voir, comme ça avait été le cas pour Le Chat potté 2 : La Dernière Quête (DreamWorks Animation, 2022), par exemple. Mais avez-vous vu la moindre publicité pour Doraemon et le château sous-marin dans les rues de Paris ? Et si oui, vous a-t-elle donné envie d’aller le voir ? Si oui, n’hésitez pas à nous le faire savoir !

Les enfants s’intéresseront-ils au parcours de tampons pour les personnages, ou juste pour la satisfaction de compléter leur fiche ?
Photo : Akira Oikawa

Vous l’aurez compris en lisant cet article, les coulisses de Doraemon et le château sous-marin sont complexes. Le film en soi est tout à fait correct. Simple et destiné aux enfants, il saura satisfaire les familles qui auront un après-midi libre à passer au cinéma le plus proche et qui ne cherchent pas à comprendre tous les éléments de l’univers.

Mais pour qui comptait découvrir la série Doraemon, ce film n’est pas le bon endroit pour commencer. Problème ? C’est pour l’instant le seul à être distribué en France. Le moyen le plus simple de découvrir Doraemon semble finalement être le manga, dont les 45 volumes sont parus en France chez Kana. On vous conseillerait bien les Doraemon’s Long Tales, qui ont directement inspiré certains films, mais eux non plus ne sont pas accessibles dans l’Hexagone. Bientôt, peut-être ?

Par Akira OIKAWA

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Code EAN : 9782871299202

Doraemon et le château sous-marin, réalisé par Tetsuo Yajima, Toho. Studios : Fujiko-Pro, Shogakukan, TV-Asahi, Shin-ei Animation, and ADK 2026. Sortie en salles le 7 octobre 2026.

Doraemon ✏️ Fujiko F. Fujio tout public Aventure Ecologie Exploration Japon Projection
 
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1 Message :
  • Ce qu’on veut surtout voir arriver en France (enfin moi en tout cas), ce sont les recueils d’histoires courtes de SF par Fujiko F. Fujio. Malgré leurs dehors classiques, ce sont de vrais récits adultes, parfois agrémentés d’humour noir particulièrement grinçant.
    C’est un pan du manga patrimonial qui nous échappe encore et toujours tandis que certains autres noms (plus prestigieux selon notre vision occidentale) ont le droit à de beaux écrins pour des oeuvres parfois pourtant mineures...

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