Il était une fois la famille - Par Emmanuel Todd & Terreur Graphique - Éd. Casterman

Par Marcelin SWITCH Bof 23 décembre 2024 
En peu d’années, la BD didactique est devenue un genre aussi codifié que le western ou la SF. Le schéma est simple : une ou un candide, généralement la personne qui va réaliser les images, rencontre un expert ou une experte, qui lui expose le sujet du haut de son savoir accumulé. Pour assurer le service minimum propre au 9e art et se distinguer des simples livres de vulgarisation scientifique, il convient que l’incarnation de l’ignorance accumule bourdes et naïvetés, comme le feraient de simples lecteurs.

Il était une fois un essayiste tonitruant, anthropologue entiché de statistiques, qui avait échafaudé au fil des décennies une théorie unificatrice de l’histoire des civilisations, mode de pensée que l’on pensait disparu depuis le milieu du XXe siècle. Selon lui, les sociétés ne s’expliquent ni par la lutte des classes, ni par la culture des ethnies, ni par les guerres des religions, ni même par la différence de la couleur des yeux, comme dans Sambre, le fastueux mélodrame néoromantique d’Yslaire. Seule la structure familiale explique tout, passé, présent et futur. Cette théorie totale, ressassée de longue date par l’auteur, repose sur une partition à deux axes : famille égalitaire ou pas, famille autoritaire ou pas.

Emmanuel Todd est devenu, avec cette grille de lecture à quatre cases, un véritable « toutologue » capable de se prononcer sur le devenir du monde avec assurance. Crédité pour l’éternité de sa prédiction au sujet de l’effondrement de l’URSS (1976), il a depuis prophétisé la mort de la France égalitaire, l’achèvement de la lutte féministe ou le triomphe, proche et mérité, de la Russie poutinienne.

Pour que cette interprétation monofactorielle du monde prenne forme dans des cases, le dessinateur Terreur Graphique s’efforce de simplifier le simplisme. Il part à la recherche d’explications sur les crises de jalousie de ses enfants, ce qui est très loin du sujet. Emmanuel Todd ne traite pas de psychologie pratique mais livre des visions bien carrées. Par exemple, les Allemands se caractérisent par de grosses maisons, de grosses familles, et sont de « gros paysans à gros caractère ». Soit dit en passant, ils n’ont même pas de nom propre, puisque Werner Heisenberg peut s’appeler au fil des cases « Heinsenberg » ou « Heizenberg ».

En dehors des plaisanteries à deux sous, l’humour pointe dans la représentation du démographe monofactoriel, qui est peint successivement en châtelain suspicieux d’une espèce de Champignac, en Moïse de canapé ou encore en gourou cosmoplanétaire, vaguement caractériel. Puisque ce dernier est crédité comme scénariste, on déduira soit qu’il n’a pas vu les planches avant parution, soit qu’il pratique l’autodérision avec une maestria qu’on ne lui connaissait pas jusqu’ici.

Par Marcelin SWITCH

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Code EAN : 9782203248557

Il était une fois la famille, systèmes familiaux et idéologie - Par Emmanuel Todd & Terreur Graphique - Ed. Casterman

Casterman ✍ Emmanuel Todd ✏️ Terreur Graphique à partir de 13 ans Bande dessinée du réel Documentaire BD de reportage Sciences humaines Critiques, essais et analyses de littérature France
 
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44 Messages :
  • Rholalala ! Emmanuel Todd maintenant... La BD est de plus en plus mal famée...

    (avec évidemment le dessin qui veut lorgner vers du Blain, lol)

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    • Répondu le 23 décembre 2024 à  16:39 :

      Non, Terreur Graphique a bien des influences, mais il n’essaye pas vraiment de faire du Blain. D’ailleurs Blain n’a pas inventé grand chose lui-même.

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      • Répondu par Auteur·ice le 23 décembre 2024 à  20:54 :

        Votre Terreur Graphique doit être la terreur de ses confrères, là il a pompé sur Franquin pour les décors.

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    • Répondu par Gina Vanilla le 23 décembre 2024 à  19:50 :

      Du Blain très rapide, alors, le genre de livre que je ne relirai jamais, mais que j’aimerais lire une fois, idéal à emprunter à la médiathèque !

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  • Alors l’auteur de cette critique n’a visiblement pas lu ou entendu Todd, puisqu’il saurait qu’il fait preuve en permanence d’un humour redoutable, chose assez rare dans son milieu.
    Et le mépris qu’on décèle dans "la théorie unificatrice" démontre aussi que l’auteur n’a visiblement pas compris que ni la lutte des classes, ni les guerres de religions ne sont des prismes de lecture permettant de comprendre n’importe quelle société à une époque donnée : la lecture des systèmes familiaux décelée par Todd est bien la seule qui fonctionne partout sur la planète, et tout le temps (et c’est justement un fondement de leurs cultures), complétée (mais ce n’est pas abordé dans le livre parce que celui-ci n’est qu’une simple base) de la lecture des systèmes religieux et économiques des zones données, respectivement sur 500 et 50 ans.
    Ceci lui permet de lire le réel avec clairvoyance, contrairement à tous les consultants de plateau : il a vu la date d’effondrement de l’URSS comme il a prédit l’échec de l’UE telle qu’elle était construite, les Printemps arabes 2 ans avant qu’ils arrivent, la 1ere élection de Trump et oui la victoire russe, parce que cette dernière était factuelle, comme le reste. Essayez de trouver une seule autre personne capable d’annoncer les choses aussi bien, c’est simple il n’y en a pas. Les idéologues ragent parce que le réel ne correspond pas à leur vision, Todd lui surnage parce qu’il rend compte de tout peu importe sa propre opinion. Et il a toujours raison, n’en déplaise aux rageux :)
    Faire l’effort de lire n’importe lequel de ses livres, c’est mettre les idéologies de côté (toutes les idéologies), essayez un jour, vous verrez ça fait un bien fou.

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    • Répondu par Phildar le 23 décembre 2024 à  20:57 :

      Oh, on tient un fan de l’idéologue Todd, ça mérite une photo !

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    • Répondu le 24 décembre 2024 à  00:17 :

      On a là un gros fan d’Emmanuel Todd, et qui ose parler de "victoire factuelle" de Poutine, lequel n’a pas réussi à prendre Kiev au bout de 1000 jours de conflit et au prix de plus de 500 000 soldats russes tués… Avec ce genre de "victoire", Poutine n’aurait sa place comme stratège dans aucune armée du monde.

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    • Répondu par Sébastien le 27 décembre 2024 à  11:54 :

      la lecture des systèmes familiaux décelée par Todd est bien la seule qui fonctionne partout sur la planète, et tout le temps (et c’est justement un fondement de leurs cultures), complétée (mais ce n’est pas abordé dans le livre parce que celui-ci n’est qu’une simple base) de la lecture des systèmes religieux et économiques des zones données, respectivement sur 500 et 50 ans.

      Vous n’êtes qu’un fanboy de plus… La méthode de Mr Todd ne fonctionne pas sur les populations inuits, par exemple (et, de grâce, ne me sortez pas "l’argument" des périphéries), où d’autres d’Amérique du sud (les populations isolés, par exemple) et les structures familiales d’Australie, sans parler de l’Afrique. Or une méthode, qui se dit scientifique, doit être valable partout pour prétendre, justement, être scientifique… et vérifiable. Avec le système familiale de Mr Todd on en est loin. Je crois qu’il a été plusieurs réfuter par d’autres anthropologues (bien sur beaucoup moins médiatique que Mr Todd) qui ont soulignés son incohérence : il confond la famille avec les clans, pour ne citer qu’un exemple assez parlant. Pour un anthropologue c’est un comble.

      Faire l’effort de lire n’importe lequel de ses livres, c’est mettre les idéologies de côté (toutes les idéologies), essayez un jour, vous verrez ça fait un bien fou.

      Faites surtout l’effort de lire autre chose que Mr Todd en matière de système familiaux, mais comme vous n’êtes qu’un fanboy apprendre que votre héraut est imprécis peut froisser votre fanatisme.

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  • Après avoir longtemps refusé, Casterman saute à pieds-joints dans le wagon de la "Bd du réel" et n’hésite pas du coup à le faire… n’importe comment, quitte à faire appel à Todd, l’un des nouveaux et multiples adorateurs de Poutine. Il ferait bien de se méfier car les adorateurs de Bachar Al Assad, eux, rasent les murs depuis 15 jours. Bravo en tout cas pour l’humour de votre article. On connaît aussi celui de Terreur Graphique. Celui de Todd, c’est moins évident.

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  • Quel curieux hasard comme "Quelque part en Bretagne" ça ressemble beaucoup au château de Champignac... Du coup on se demande pour le reste de la documentation.

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    • Répondu par Phildar le 23 décembre 2024 à  21:00 :

      Et la dernière page présentée nous fait clairement du Quai d’Orsay, merci Blain.

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    • Répondu par terreur le 29 décembre 2024 à  21:44 :

      C’est parce que c’est champignac mon cher monsieur

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      • Répondu par Pol le 30 décembre 2024 à  14:06 :

        Le château de Champignac existe, il est à Skeuvre, près de Natoye, en région namuroise, soit très loin de la Bretagne, et ça m’étonnerait fort que Mr Todd y vive.

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  • Honte à Casterman de publier ce pseudo-scientifique aux méthodes contestées (car toujours foireuses), masculiniste et poutinolâtre, qui a craché à la gueule des victimes de Charlie Hebdo en 2015 et soutenu l’intégrisme religieux.

    (avec, de plus, du "dessin" qui plagie Franquin et Christophe Blain)

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    • Répondu le 24 décembre 2024 à  09:49 :

      Aucune envie de défendre ce livre, mais le rapport avec le graphisme de Blain, je ne le vois pas. Il faut quand même se souvenir que Blain est un imitateur de Blutch, lequel avait davantage de talent et de culture et revendique l’influence de Forest et de Balthus.

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      • Répondu par Laurent Colonnier le 24 décembre 2024 à  15:24 :

        Blain n’est pas du tout un imitateur de Blutch (lequel est un mauvais imitateur du génial Forest). Pour Blain cherchez plutôt du côté de Beuvile et de Gus Bofa, mais bon, vous n’avez aucune culture graphique.
        Là c’est dans les plans et la mise en scène que le type cherche maladroitement à nous refaire Quai d’Orsay, tout en reprenant le système (systématique) du fort médiocre Mathieu Sapin.

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        • Répondu par Gina Vanilla le 24 décembre 2024 à  16:53 :

          D’accord avec vos références, mais ni Blutch, ni Blain n’ont dessiné ce livre . Hélas, dirais-je ? Maintenant peut être que le scénario est intéressant, ou au moins original ?

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        • Répondu le 24 décembre 2024 à  17:08 :

          "Blain n’est pas du tout un imitateur de Blutch" Celle-là, c’est la meilleure de la fin de l’année. Vous ne convaincrez personne, mon pauvre vieux. Vous n’étiez probablement là où ça se passait au moment où il fallait.

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          • Répondu le 24 décembre 2024 à  17:17 :

            Colonnier qui traite Blutch de mauvais, et prétend avoir une « culture graphique », si ce n’était pas Noël, ce serait à pleurer de rire.

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            • Répondu le 25 décembre 2024 à  09:48 :

              Pour rigoler, faudrait déjà savoir qui est Colonnier.

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          • Répondu le 25 décembre 2024 à  17:09 :

            Vous n’étiez probablement là où ça se passait au moment où il fallait.

            Ça ne veut rien dire, quel rapport ? Vous pouvez expliquer ? Où et quand ?

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            • Répondu le 25 décembre 2024 à  18:18 :

              Il manquait un « pas » a sa phrase, ça change le sens… mais on a compris quand même.

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          • Répondu par je me demande le 27 décembre 2024 à  18:54 :

            « Vous n’étiez probablement là où ça se passait au moment où il fallait. »

            C’était où l’endroit où il fallait être pour voir que Blain est un imitateur de Blutch ? Alors que ça ne se voit dans aucun de ses livres depuis Carnet d’un matelot, jusqu’à Le monde sans fin.

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            • Répondu le 28 décembre 2024 à  09:24 :

              Ça s’appelle nier l’évidence.

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              • Répondu par je me demande le 28 décembre 2024 à  15:57 :

                Donnez des exemples concrets, noms des albums et numéros de pages.

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                • Répondu par Kyle William le 29 décembre 2024 à  11:19 :

                  Je suis ce genre de polémique de très très loin, mais il suffit de comparer le pénible Blueberry de Sfar et Blain et les westerns publiés par Blutch dans Fluide Glacial 25 ans plus tôt, pour que l’influence de l’un sur l’autre saute aux yeux.

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                  • Répondu le 29 décembre 2024 à  18:44 :

                    Il faut reconnaître que Blain est beaucoup plus influencé par Blutch que Terreur Graphique ne l’est par Blain. On ne voit même pas trop le rapport.

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                  • Répondu par Maël le 30 décembre 2024 à  01:32 :

                    Puisque vous en parlez, j’ai trouvé que le Lucky Luke de Blutch empruntait énormément aux Gus de Christophe Blain, dans le ton décalé comme dans le graphisme. Si il y a admiration, elle semble réciproque.

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                    • Répondu le 30 décembre 2024 à  08:16 :

                      Sauf que Blutch faisait ce genre de choses bien avant Blain. Mais c’est sans importance, ils sont des artistes de la même génération, et même si c’est Blutch le précurseur de Blain, ils incarnent une tendance similaire.

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                      • Répondu le 30 décembre 2024 à  11:15 :

                        Même génération et même tendance, oui, mais Blutch dessine quand même vachement mieux que Blain qui lorgne sur lui depuis le début, mais ne boxe pas dans la même catégorie. Par contre, il vend beaucoup plus d’albums…

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                        • Répondu par J.Jacques le 30 décembre 2024 à  14:03 :

                          Si vous connaissiez le dessin, vous verriez que Blain dessine quand même vachement mieux que Blutch.
                          Blain a une vraie formation qui lui permet aussi bien de dessiner réaliste (voir ses carnets) que semi ou humoristique. Blutch lui a appris à dessiner en regardant les albums de Forest, ce qui est un bon choix, mais a ses limites. Si vous aimez ce style, Frederik Peeters le fait très bien et avec plus de talent.

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                          • Répondu le 30 décembre 2024 à  20:53 :

                            Si vous-même connaissiez le dessin, vous sauriez reconnaître un grand dessinateur de son disciple.

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    • Répondu par Seb le 25 décembre 2024 à  07:36 :

      M. Colonnier vous racontez vraiment n’importe quoi. Todd est un chercheur, un anthropologue statisticien, ces "méthodes foireuses" que vous décriez sont juste la lecture de données mathématiques pures et dures : espérance de vie, mortalité infantile, pyramide des âges, pib par habitant, répartition de votes, pratiques religieuses, etc etc. Tellement "foireux" que personne ne l’a jamais pris en défaut sur le fond et n’a pu justifier l’inverse : que ses analyses refroidissent une partie du public parce qu’elles viennent choquer leurs croyances, ça par contre c’est un fait. Mais qui finit par voir juste ?
      Quand à votre message sur Charlie, il a eu le malheur de se pencher sur un des événements les plus marquants pour le pays de ces dernières années en l’analysant rigoureusement, et ce qui en est ressorti n’a pas plu : tirez sur le messager parce que le message ne vous plaît pas si vous voulez, la réalité reste ce qu’elle est. Quant à le traiter de masculiniste ou poutinolatre tout ça parce qu’il ose apporter du contexte et ne soutient pas inconditionnellement le droit des États-Unis et de l’Otan à installer des bases partout sur la planète, vraiment, c’est ridicule. A l’heure des interviews de TV en 2 minutes, écouter quelqu’un sur une voir deux heures je sais que c’est un choc, mais ça permet de développer des nuances. Essayez, vous verrez que tout ce que vous venez dire est excessif, et infondé.

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      • Répondu par Folgoas le 25 décembre 2024 à  09:58 :

        Je soupçonne Todd lui-même de venir se défendre aussi maladroitement et aussi tôt le jour de Noël.

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      • Répondu par In fact le 25 décembre 2024 à  12:48 :

        C’est Coco, rescapée de Charlie Hebdo qui avait dit que Emmanuel Todd s’était "branlé sur des cadavres" en parlant de sa diatribe malfaisante.

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        • Répondu par Dominique PETITFAUX le 26 décembre 2024 à  16:21 :

          La première intervention publique d’Emmanuel Todd fut - à ma connaissance - une lettre au journal "Le Monde" à l’occasion de la parution en 1968 de l’album de Jacques Martin "Le Tombeau étrusque". Il y écrivait que pour Martin "tous les méchants sont des sémites", semblant donc ignorer que dans les quatre premiers albums d’Alix, le "méchant" est un Grec, Arbacès... Depuis cette époque lointaine, Emmanuel Todd n’a pas changé, il continue à affirmer des âneries avec aplomb, et comme ses âneries sont originales, elles plaisent (enfin des interprétations nouvelles !).
          Son interprétation de l’émoi créé par les tueries de janvier 2015 était particulièrement absurde, j’étais parmi les centaines de milliers de personnes qui ont défilé dans les rues de Paris, nous voulions montrer notre émotion, notre écoeurement, nous ne participions pas à un sursaut du catholicisme...
          Et à propos de catholicisme, Emmanuel Todd, dans son livre "La Défaite de l’Occident", considère que l’Angleterre est un pays protestant, alors que la religion qui y est majoritaire, l’anglicanisme, se définit comme une branche du catholicisme, et non du protestantisme... Cela ne serait pas grave s’il ne se piquait pas précisément d’être un spécialiste du monde anglo-saxon, et si sa grille de lecture n’attribuait pas aux religions une place éminente...
          Ultime remarque, plus générale : "Il était une fois la famille" s’inscrit bien sûr dans le courant initié par le succès phénoménal de "Le Monde sans fin", c’est-à-dire celui de la mise en images d’un texte didactique écrit par une personnalité du monde intellectuel. Je constate avec regret que lorsque l’auteur du texte d’un de ces albums est interviewé dans les grands médias, le nom du dessinateur est rarement mentionné.

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          • Répondu par Néanmoins le 26 décembre 2024 à  22:59 :

            Je constate avec regret que lorsque l’auteur du texte d’un de ces albums est interviewé dans les grands médias, le nom du dessinateur est rarement mentionné.

            C’est dommage quand c’est l’excellent Christophe Blain, en revanche ce n’est pas très grave quand c’est "terreur graphique".

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            • Répondu le 27 décembre 2024 à  07:09 :

              C’est dommage et honteux quand on oublie de citer le dessinateur, quel qu’il soit. Ça l’est tout autant quand on oublie de citer le scénariste.

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      • Répondu le 27 décembre 2024 à  14:33 :

        Tellement "foireux" que personne ne l’a jamais pris en défaut sur le fond et n’a pu justifier l’inverse

        Vous êtes très mal renseigné mon garçon, ses méthodes ont été dénoncées par beaucoup d’anthropologues sérieux. Todd c’est un peu l’équivalent des Frères Bogdanoff ou d’Eric Raoult.

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        • Répondu le 28 décembre 2024 à  17:43 :

          Tant qu’à être d’une précision scientifique, le Professeur Raoult s’appelle Didier. Éric Raoult, c’est quelqu’un d’autre.

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  • Terreur Graphique dessine Emmanuel Todd comme un jeune homme fringant au cheveu noir et à l’allure altière, alors que c’est aujourd’hui un homme de 73 ans aux cheveux gris. Je me demande combien de fois TG a dû corriger son dessin pour coller au narcissisme de son co-auteur.

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  • En lisant les commentaires, je me dis que c’est toujours rigolo de voir comment des imposteurs genre Emmanuel Todd ou Jancovici ont des zélateurs et autres thuriféraires juste dignes d’une tribune ultra d’un club de foot...

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    • Répondu par Capitaine Kérosène le 27 décembre 2024 à  09:19 :

      S’en prendre aux contradicteurs sans avancer de faits vérifiables ne vaut guère mieux.

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      • Répondu par Gina Vanilla le 29 décembre 2024 à  20:11 :

        En attendant, actuaBD n’est pas un site de polémique politique !
        Donc merci de critiquer l’album plutôt que le passé de ses auteurs !

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