Denis Lapière et Gani Jakupi (Barcelona, âme noire) : « Carlitos est contraint par les circonstances et le regard de la société... » [PODCAST]

Par Christian MISSIA Dio Excellent Très bon 29 juillet 2024 
Découvrez "Barcelona, âme noire" (Dupuis), un roman graphique captivant qui vous plonge dans la vie tumultueuse de Carlitos, devenu Don Carlos, un homme naviguant entre légalité et milieux interlopes pour survivre et prospérer dans la Barcelone de l'époque franquiste. Ce récit, magnifiquement illustré par Rubén Pellejero, Martin Pardo et Eduard Torrents, sur un scénario de Denis Lapière et Gani Jakupi, explore une période sombre de l'histoire espagnole où le jazz joue un rôle crucial comme symbole de liberté et de résistance. Plongez dans cette fresque historique et artistique, et écoutez l'interview des scénaristes en podcast.

Barcelona, âme noire nous plonge dans l’univers sombre et mouvementé de Barcelone sous le joug de Franco. Carlitos Vargas Moreno, devenu le redouté Don Carlos, incarne la résilience et l’ambition dans une ville marquée par la guerre et la répression. La dictature franquiste, en place de 1939 à 1975, impose une répression sévère en Catalogne, cherchant à effacer son identité culturelle et linguistique. Enfant orphelin recueilli par Don Alejandro après la mort de sa mère dans un bombardement, Carlitos grandit en naviguant entre les ombres de la dictature et les espoirs d’une nouvelle vie.

En 1948, Carlitos part pour la France avec des amis, un voyage qui l’amène à croiser Jocelyne à Perpignan. Son séjour en France marque le début de sa transformation en Don Carlos, un homme qui excelle dans des domaines aussi variés que l’industrie, la mafia et le trafic de drogue. Au cœur de ce récit palpitant, les intrigues criminelles se mêlent à une histoire d’amour sincère et profonde.

Barcelona, âme noire est un roman graphique né de la collaboration talentueuse entre Denis Lapière et Gani Jakupi, soutenus par les artistes barcelonais Rubén Pellejero, Eduard Torrents et Martín Pardo. Cette œuvre captivante se distingue par son esthétique visuelle impressionnante et sa profondeur historique et sociale. Elle plonge le lecteur dans la Barcelone tourmentée de l’époque franquiste, dévoilant progressivement le destin exceptionnel de Don Carlos au cœur d’une dictature brutale. Chaque personnage y lutte pour trouver sa place dans un monde transformé par la répression et la guerre, où répression, résistance et culture vibrante s’entremêlent.

Une collaboration méticuleuse pour une unité graphique exceptionnelle

La première chose qui frappe dans Barcelona, âme noire est l’unité graphique de l’album, résultat d’une collaboration minutieuse entre les différents artistes.

Pellejero, le maître d’œuvre du dessin, a élaboré le storyboard initial et le design des personnages. Pardo s’est ensuite chargé des décors, en veillant à respecter les indications générales de Pellejero. Torrents a finalisé l’encrage, tandis que Pardo a également appliqué les couleurs.

Gani Jakupi précise :

Justement, c’est ça qui donne l’unité du dessin, parce qu’il y a tous ces retours-là entre les dessinateurs.

En résulte une atmosphère unique, où les traits et les couleurs s’harmonisent pour recréer fidèlement l’ambiance de Barcelone sous le régime franquiste.

Denis Lapière et Gani Jakupi (Barcelona, âme noire) : « Carlitos est contraint par les circonstances et le regard de la société... » [PODCAST]
Barcelona, âme noire
Gani Jakupi, Denis Lapière, Rubén Pellejero, Martín Pardo & Eduard Torrents © Air Libre/Dupuis

Barcelone sous Franco : Une ville résiliente au cœur de la Résistance

L’histoire de Barcelona, âme noire se déroule dans l’Espagne de l’après-guerre civile, une période marquée par la dictature de Franco. Le récit suit Carlitos, un homme dont la vie est indissociablement liée à la complexité de cette époque. À travers son parcours, les auteurs explorent les thèmes de la survie, de la résistance et des compromis moraux imposés par une société sous oppression.

Barcelone, le cadre principal de l’histoire, est dépeinte comme un foyer de résistance contre le franquisme. Cette ville, avec ses ruelles sombres et ses quartiers animés, devient un personnage à part entière, reflet des luttes politiques et sociales de l’époque. Les auteurs mettent en lumière les tensions entre les différentes forces en présence, que ce soit les résistants, les collaborateurs ou les simples citoyens essayant de mener une vie normale dans des circonstances extraordinaires.

Le jazz, une forme de résistance culturelle

Un aspect particulièrement plaisant de Barcelona, âme noire est l’importance accordée au jazz, qui devient une métaphore de la liberté et de la résistance culturelle. Durant le franquisme, le jazz, musique venue des communautés afro-américaines du Sud des USA, était à la fois une échappatoire et une forme de protestation silencieuse contre le régime autoritaire. Les clubs de jazz de Barcelone devenaient des lieux de rencontre pour ceux qui s’opposaient à la dictature, symbolisant une ouverture sur le monde et un refus de l’isolement imposé par Franco.

La ville était un centre culturel dynamique où le jazz servait de lien entre les résistants et offrait un refuge face à la censure. Des musiciens de jazz internationaux, tels que le saxophoniste Don Byas [1], ont trouvé à Barcelone un terreau fertile pour leur art, fuyant les États-Unis et trouvant dans cette ville une liberté d’expression et une inspiration renouvelées. Cette affluence d’artistes et de musiciens a non seulement enrichi la scène culturelle locale, mais a également alimenté la résistance contre le régime oppressif de Franco.

Sous la dictature de Franco (1939-1975), Barcelone a été soumise à une répression sévère visant à supprimer les libertés démocratiques et à opprimer la culture catalane. Malgré cette répression, un courant de résistance catalan a émergé, notamment parmi les ouvriers et les étudiants, par la préservation clandestine de la culture catalane et des actions de sabotage. Cette résistance a maintenu l’esprit de lutte et préparé la transition démocratique post-Franco.

Le jazz a symbolisé la résistance culturelle et l’espoir d’un avenir libre en Catalogne. Cette musique représentait une ouverture à l’influence étrangère, opposée à l’homogénéisation culturelle imposée par le régime. Le philosophe et anthropologue libanais Sélim Abou souligne que l’identité culturelle est vivante et interactive [2], et le jazz incarnait cette dynamique. En Catalogne, le jazz est devenu un vecteur de résistance en permettant aux Catalans de préserver et d’affirmer leur identité culturelle face à l’oppression. La diffusion clandestine et l’adaptation du jazz au contexte local ont illustré une forme de résistance active, symbolisant la lutte pour la liberté culturelle et l’espoir d’un avenir où l’identité catalane pourrait s’épanouir librement.

L’histoire derrière les pages : Denis Lapière et Gani Jakupi se livrent dans le podcast

Barcelona, âme noire est plus qu’un roman graphique ; c’est une plongée immersive dans une période charnière de l’histoire espagnole. Les talents conjugués de Pellejero, Lapière, Jakupi, Pardo, et Torrents offrent un récit à la fois poignant et visuellement captivant, où chaque coup de crayon raconte une part de l’âme tourmentée de Barcelone. L’importance du jazz et la riche histoire de résistance de la ville sont magnifiquement tissées dans la trame narrative, offrant une lecture aussi éducative qu’émotionnelle.

En conclusion, les projets futurs des auteurs de Barcelona, âme noire montrent une diversité d’initiatives. Rubén Pellejero poursuit son travail sur Corto Maltese (éd. Casterman), tandis que Martin Pardo s’investit dans une adaptation en langue catalane intitulée Le Mécanisme de la Seconde Origine. Gani Jakupi, en dépit ses missions diplomatiques pour le Kosovo, envisage de plonger dans la vie du légendaire guitariste Paco de Lucía [3], tout en gardant d’autres projets en attente. Quant à Denis Lapière, il se consacre à la gestion de Michel Vaillant (Graton/Dupuis) et à la création d’une mini-série en bande dessinée, tout en développant une série audiovisuelle prometteuse, Off-Site. Ensemble, ces projets témoignent d’une créativité continue et d’une volonté d’explorer de nouveaux horizons dans leurs œuvres respectives.

Pour découvrir davantage sur les coulisses de cette œuvre remarquable, écoutez l’interview des auteurs en podcast sur ActuaBD.com.

Par Christian MISSIA Dio

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Code EAN : 9782800162218

En médaillon : (de droite à gauche) Denis Lapière, Gani Jakupi, Rubén Pellejero et Martín Pardo
Photo © Christian Missia Dio

Barcelona, âme noire - Par Gani Jakupi, Denis Lapière, Rubén Pellejero, Martín Pardo & Eduard Torrents - collection Air Libre/Dupuis. Sortie le 1er mars 2024. 310mm (H) / 237mm (L). 148 pages couleur. 27, 95 €.

[1] Carlos Wesley Byas, connu sous le nom de Don Byas, est un saxophoniste ténor américain né le 21 octobre 1912 à Muskogee (Oklahoma) et décédé le 24 août 1972 à Amsterdam. Son style marque une transition entre la fin de l’ère du swing et le début du bebop. En 1946, il décide de s’installer en Europe, ce qui le place hors du champ de vision de la critique américaine et explique sa présence limitée dans les livres d’histoire du jazz, NDLR

[2] Claire Pallas, L’identité culturelle catalane sous le franquisme. Le rôle de l’Institut Français de Barcelone (1945-1953), Presses Sorbonne Nouvelle, édition de 2001, p. 303-311.

[3] Francisco Gustavo Sánchez Gómez, mieux connu sous le nom de Paco de Lucía, est né le 21 décembre 1947 à Algésiras, en Espagne, et est décédé le 25 février 2014 à Playa del Carmen, au Mexique. Il était un guitariste et compositeur espagnol renommé, NDLR.

Aire Libre ✍ Denis Lapière ✍ Gani Jakupi ✏️ Rubén Pellejero ✏️ Eduard Torrents ✏️ Martín Pardo 🎨 Martín Pardo à partir de 17 ans Aventure Histoire Polar Barcelone Amsterdam Perpignan
 
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25 Messages :
  • Dans la mesure où ce site est spécialisé, je voudrais faire une remarque concernant le terme « roman graphique » employé de façon inapproprié pour la bande dessinée que vous présentez. Un roman graphique ou aussi, roman sans parole, est un livre essentiellement composé d’images, le plus souvent une seule image par page et qui raconte une histoire. Ces dernières années, La bande dessinée a produit peu de romans graphiques mais on peut citer : « dernier souffle »de Thierry Martin ( Édition Soleil 2021). « 20 ans en mai 1871 » de Tardi (éditions Martin de Halleux ) et bien sûr Masereel formidablement bien réédité chez Martin de Halleux. Un petit éditeur belge édite et réédite également des romans graphiques dans un petit format appelé blow book

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    • Répondu par Pascal Aggabi le 29 juillet 2024 à  18:23 :

      Votre définition n’est pas meilleure. Le roman graphique est un simple format, rien d’autre. Tout le reste est de la récupération, des ronds de jambe vers qui de droit.

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      • Répondu par Olga le 30 juillet 2024 à  11:10 :

        Bien vu, "roman graphique" est surtout une invention marketing des éditeurs qui bénéficie aussi aux libraires. Acheter et lire un "roman graphique" est évidemment plus valorisant que de le faire avec une simple BD (la BD, c’est pour les tout petits ou les mal-comprenant !). Evidemment, pour éviter toute confusion, les formats sont différents : une BD fait de 44 à 60 pages couleur, le roman graphique plus chic est le plus souvent plus épais et plus petit, sans trop de couleurs tape à l’oeil, cela rassure les lecteurs du quotidien le Monde.....

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        • Répondu le 30 juillet 2024 à  20:21 :

          Je lis Le Monde et bien d’autres journaux. Si chaque débatteur ici pouvait ne pas systématiquement déraper dans le mépris social à tout propos, ce serait bien plus agréable, merci.

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      • Répondu par Michel Dartay le 30 juillet 2024 à  16:48 :

        Article intéressant sur la création des "graphic novels" et Will Eisner !
        https://comics-stuff.fr/dossiers/will-eisner-graphic-novel-roman-graphique

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        • Répondu par Pascal Aggabi le 30 juillet 2024 à  20:34 :

          Il ne faut pas en accorder excessivement à Will Eisner qui en plus d’un grand artiste était aussi un homme d’affaires revendiqué. D’autant que c’est en enlever beaucoup à Gil Kane, entre autres...
          Gil Kane dit "le prince de la structure".

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    • Répondu le 29 juillet 2024 à  22:48 :

      Excellent les Blow Books, j’en achète à chaque voyage à Bruxelles. Mais la définition que vous donnez de ce qu’est un roman graphique semble vous être personnelle. On considère généralement que c’est Will Eisner qui a inventé le terme mais que le premier roman graphique de l’histoire de la BD est la Ballade de la Mer Salée de Hugo Pratt. Et il s’agit bien de bandes dessinées, pas de livres d’illustrations avec une seule image par page.

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      • Répondu le 31 juillet 2024 à  05:51 :

        Bonjour, je suis l’auteur du premier commentaire et je ne souhaite aucune polémique. Simplement, en 1919 Franz Masereel publie « mon livre d’heures » et ses amis écrivains dont notamment Stefan Zweig évoque dans sa correspondance avec Masereel la naissance d’un genre nouveau « le roman en images ». Le terme graphic novel apparaît en 1930 aux États Unis, avec la publication du travail de Lynd Ward, un très grand du roman en images, ( voir le réédition des Éditions Monsieur Toussaint L’ouverture). Par ailleurs, le Larousse donne une définition assez pauvre du roman graphique, parlant d’une bande dessinée qui s’adresse davantage aux adultes dans laquelle le texte à plus de place que l’image. Je trouve dommage que le beau langage du dessin soit si peu compris et que la production de romans en images soit quasi inexistante à l’exception de l’éditeur belge de Blow Book.

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        • Répondu le 31 juillet 2024 à  07:29 :

          Le malentendu vient probablement du fait que le « roman en images » que vous évoquez et dont l’origine revient sans doute à Frans Masereel, n’est généralement pas considéré comme faisant partie de l’histoire de la BD, mais plutôt à celle des Arts graphiques ou même des beaux Arts, mais ce point pourrait être discuté, vous avez raison.

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        • Répondu par Didier Pasamonik - L’Agence BD le 31 juillet 2024 à  08:23 :

          Remarquons que Frans Masereel est entré cette semaine dans le "Hall of Fame" des Eisner Awards de la Comic Con de San Diego et que nous lui avons consacré une longue notice sur ce sujet sur ActuaBD

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          • Répondu par Milles Sabords le 31 juillet 2024 à  08:38 :

            L’attribution de l’invention du roman-graphique, bien avant Will Esner, revient à Oesterheld et Lopez avec L’Eternaute. À noter que leur travail a fortement influencé celui d’Hugo Pratt, qui a l’époque travaillait pour Oesterheld.

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            • Répondu par Sergio Salma le 31 juillet 2024 à  17:16 :

              Pratt et Solano Lopez sont de la même génération et Pratt est davantage Caniff que son collègue argentin dès le debut . Pratt ira vers l’épure graphique et des longs récits ; Lopez d’après ce que j’en connais était dans les récits plus courts et avec un principe de série plus ancienne manière. Et son dessin multiplia les petits traits les hachures avec le temps , tous les deux champions du noir&blanc. Il me semble que le roman graphique peut avoir de nombreuses formes, pourquoi vouloir en donner une définition et une forme uniques ? Dans une interview ( il me semble dans les entretiens avec Numa Sadoul ) même Hergé avait évoqué le sujet. En gros il disait je suis un romancier qui écrirait en partie avec des dessins. À noter pour ajouter à la confusion que quand Eisner est revenu à son métier d’auteur de comics ( ouille , est- ce approprié ?) Il a décidé de publier dans un autre format ( pagination mais aussi taille du travail , le format) ce qui rapprochait le livre des romans . Mais pour Pratt par exemple, le bouquin la ballade a lui dès sa version italienne le format classique des ...bandes dessinées . Pff. On s’y perd.

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              • Répondu par Milles Sabords le 31 juillet 2024 à  19:31 :

                On s’y perd tellement que tous les historiens BD ont du mal à s’accorder sur la question. Une seule certitude demeure, le « roman-graphique » d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec son origine première. C’est devenu un bazar commercial un peu fourre-tout. Un retour à la « collection » mettrait de l’ordre chez les éditeurs et permettrait au lectorat d’y voir plus clair.

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                • Répondu le 1er août 2024 à  09:04 :

                  Remarque sans aucun intérêt comme d’habitude. Pour une fois qu’on avait une discussion historique intéressante, il faut que vous reveniez à la charge avec votre fameux « c’était mieux avant ».

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                  • Répondu par Milles Sabords le 1er août 2024 à  16:38 :

                    Visiblement le nom d’Osterheld ne vous parle pas. Mais si en plus vous venez sur ce site sans lire les articles d’Actua BD, il faudra le faire avec de meilleurs arguments. Morgan Di Salvia déclarait récemment un retour au premier plan du bon vieux concept de "série" ! Tiens, tiens, ça n’est pas du "c’était mieux avant", ça ?

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                    • Répondu le 2 août 2024 à  19:51 :

                      Vous n’êtes pas le seul tenant du C’était Mieux Avant, hélas. Concernant Oesterheld (respectez l’orthographe de son nom), on peut en effet considérer qu’il est bien rare aujourd’hui de rencontrer un scénariste de cette trempe.

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                      • Répondu par Milles Sabords le 3 août 2024 à  08:13 :

                        Je ne dis qu’une chose depuis que j’interviens sur ce site : la perte du professionnalisme dans la BD, pas le « c’était mieux avant », tout comme Morgan di Salvia, dont vous interprétez les propos à votre sauce.

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                        • Répondu le 3 août 2024 à  17:53 :

                          Je ne parle pas de di Salvia. Et le professionnalisme dans la BD, je ne sais pas ce que c’est. Être professionnel dans une activité, c’est en vivre. Vu le niveau des rémunérations, il y a très peu de professionnels.

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                          • Répondu par ಠ_ಠ le 3 août 2024 à  23:25 :

                            Je me permet de m’immiscer dans votre joute pour préciser que oui, dans le langage commun professionnel signifie vivre (monétairement) de son activité. Mais, il me semble, que le sens juste de professionnel serait plutôt, avoir une forte compétence, un grand savoir faire, et un haut niveau d’expertise dans son activité.

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                            • Répondu par Milles Sabords le 4 août 2024 à  06:57 :

                              Tout à fait. Car trop de personnes se disent « professionnelles » simplement parce qu’on les rémunère.

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                              • Répondu le 4 août 2024 à  10:36 :

                                Professionnel, ça veut dire être rémunéré et vivre de son travail, point. Après, il peut y avoir de bons et de mauvais professionnels, mais ça dépend de l’appréciation subjective de celui qui les paye, ou du public. Quand à rencontrer des amateurs qui excellent en savoir-faire et en compétences, sans pour autant avoir jamais l’opportunité de vivre de leur activité, et donc de passer "pro", il suffit d’allumer la télévision ces jours-ci pour le faire. La plupart des athlètes des JO sont des amateurs.

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                                • Répondu par Milles Sabords le 6 août 2024 à  07:57 :

                                  Les fameux "amateurs" des JO dont vous parlez, sont des athlètes qui suivent pendant des années un apprentissage exigeant, de manière professionnelle, pour atteindre le haut niveau. Comme leur activité sportive ne leur permet pas de vivre, ils sont souvent obligés de bosser à côté, d’où ce statut "d’amateurs". Dans la BD, le public n’a pas pour mission de déterminer les règles du professionnalisme, et un éditeur qui a une appréciation subjective d’un auteur professionnel, n’a rien à faire dans le métier. Et le fait de payer ne fait pas forcément de vous un professionnel. Vous confondez tout.

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          • Répondu le 31 juillet 2024 à  12:56 :

            Ça m’avait échappé en 2018. Dont acte, et merci beaucoup !

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            • Répondu le 7 août 2024 à  10:27 :

              J’adore Mille Sabords qui s’obstine à défendre sa conception très personnelle du mot "professionnel" alors que son message est illisible, et qu’il suffit d’ouvrir un dictionnaire pour savoir ce que ce mot veut dire.

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              • Répondu par Milles Sabords le 7 août 2024 à  20:31 :

                Pas si illisible que ça, puisque vous me répondez. Le monde du travail ne se fait pas avec un dictionnaire à la main. C’est sur pièce que l’on juge.

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