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Excellent
13 mai 2026
Il fallait bien un tel « combo » pour atteindre à la gloire éternelle : le récit d’un historien romain d’origine juive, Flavius Josèphe, mêlé à un passage des Évangiles… Ajoutez une pincée de scandale comme l’union incestueuse de la mère de Salomé avec le tétrarque de Judée au temps de Jésus, et un brin d’érotisme et vous avez un récit qui va fasciner des siècles durant. Salomé est une ravissante jeune femme à peine sortie de l’enfance, et sa légende et ses représentations se déclinent sous toutes les latitudes.
La scène de Salomé apportant le tête du Baptiste sur un plateau en particulier est une icône de l’histoire de l’art, supplantant l’histoire d’Esther, figure de la fête juive de Pourim, qui l’a sans doute inspirée, un « meme » dans son acception moderne du terme.
Et pourquoi pas du 9e art, sapristi ! On connaît Jean Dufaux qui nous séduit depuis des années avec ses envoûtants récits historiques pétris de légendes comme La Complainte des landes perdues, Djinn, ou Murena. Il sait y faire quand il faut raconter des histoires de femmes séduisantes et des intrigues de cour tordues.
Salomé, pour lui qui connaît Gustave Flaubert et Oscar Wilde sur le bout des doigts et qui s’est plus d’une fois plongé dans les Évangiles, est un sujet qui lui va comme un gant. Il en prolonge la fascination avec ce péplum magnifiquement illustré par le dessinateur espagnol Eduard Torrents.
Mêler représentations profanes et Saintes Écritures voilà qui a sans doute produit chez cet érudit, comme il le produit auprès du lecteur, un coupable petit frisson.
Par Didier PASAMONIK
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