Bon
5 juillet 2025
On pourrait qualifier ce type de série de néo-rétro. On crée de nouvelles aventures comme si le temps s’était arrêté il y a 50 ans et plus dans le respect d’une narration et d’un graphisme classiques. Idéal pour les nostalgiques pourrait-on penser, mais pas seulement : c’est l’occasion de découvrir d’anciens modèles de voiture de course, la manière de les piloter, les tactiques, ennuis techniques récurrents, les sponsors de l’époque sur le circuit,...
Les circuits du Mans, de Daytona forment le décor. Les écuries telles que Ferrari ou Ford et bien sûr la Vaillante sont de la partie alliant véracité et fiction. Des histoires qui tournent rond avec ses arrêts au stand, ses concurrents sportifs, d’autres qui le sont moins. Un mécano saboteur, des ennuis techniques, de la carrosserie froissée, des jantes pliées, des têtes-à-queue, des pannes d’essence, des chronos à améliorer, des pneus qui crient, des traces sur le bitume, des moteurs qui explosent, des voitures qui flambent... Tous ces éléments animent ce dernier titre « La Course du siècle ». Et au fond, c’est ce qu’on attend d’un bon album de Michel Vaillant. Peu importe s’il emporte le trophée, l’essentiel est de se sentir au volant de l’un de ces bolides, de vivre la course et de voir la team Vaillant s’activer.
Lapière et Dutreuil font du classique et plutôt bien en y mettant tous les ingrédients scénaristiques et détails graphiques traditionnels. Les uns et les autres sont à considérer comme un respect de l’œuvre ou, à tout le moins, des clins d’œil aux lecteurs rappelant la série-mère.
Les auteurs réproduisent sans doute certains clichés d’époque quitte à faire réapparaître un ennemi légendaire, mais ceux-ci décochent davantage de sourires de la part des lecteurs qu’ils ne pourraient susciter de l’agacement. Un bon divertissement aux saveurs de lectures d’antan tout en réalisant un bel hommage à Jean Graton.
Par David SPORCQ
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