Repéré par le scénariste Xavier Dorison, Félix Delep, le dessinateur, achève là sa première bande dessinée. À cette occasion, nous avons eu le privilège de recueillir ses premières impressions dans ce court podcast. Découvert dans les pages de Spirou, où il signait déjà une petite BD animalière, Félix Delep s’est imposé dès ce premier projet comme un artiste accompli du neuvième art, en pleine évolution et en pleine conscoence de sa progression.
« Au début, ça m’avait un peu effrayé. C’étaient des animaux. On ne peut pas taper dans les mêmes registre de mouvement, d’expression et de jeu d’acteur que pour les personages anthropomorphes. », nous confie-t-il.
Il a cependant pris confiance au fil des albums, osant la caractérisation de ses personnages avec davantage de liberté. En jouant avec les formes, en donnant aux sabots la souplesse des mains ou en prêtant aux lapins la grâce d’une posture bipède, il parvient à rendre ces créatures à la fois crédibles et bouleversantes. Sous son trait, les animaux deviennent des acteurs, porteurs d’émotions d’une justesse rare.
Cette tendresse nous rappelle le charme des bons vieux Disney tels que Robin des Bois, les Aristochats, La Belle et le Clochard ou encore Bernard et Bianca. Auteur discret, à la parole rare et mesurée, Delep dégage une sensibilité et une élégance que l’on retrouve dans chaque trait du Château des animaux et... dans ce témoignage.
Par Alice D’ANDREA Kelian NGUYEN
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