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On s’en souvient : c’était tout juste en novembre dernier : Ralph Meyer bénéficiait d’un vente dédiée dans la vente aux enchères de fin d’année de la galerie Daniel Maghen. Aux côtés de Will, de Juillard et du traditionnel catalogue général, Ralph Meyer avait su tirer son épingle du jeu dans cette vente record. Une vente « en gants blancs » dans laquelle le dessinateur belge avait battu son record du monde en termes de chiffre de vente, quadruplant même le résultat du précédent résultat. C’est dire si la cote de celui qui est reconnu comme l’un des encreurs les plus talentueux de sa génération ne cesse d’augmenter.
En ce début d’été, qui d’autre que ce dessinateur des grandes plaines de l’Ouest pour accompagner les chaudes journées à venir dans la galerie parisienne ? Il y présente une sélection de planches des derniers albums de la série Undertaker ainsi qu’une collection d’illustrations spécialement réalisées pour l’occasion. Encore une fois, il met son encrage franc au service d’une mise en scène claire, dynamique et cinématographique.
Aux côtés de son fidèle héros Jonas Crow, Ralph Meyer introduit, pour cette exposition, un nouveau passager dans sa diligence : Christophe Charbonnel. Sculpteur, maître du modelage, il a commencé sa carrière dans l’animation. Déjà à l’époque, alors qu’il travaillait pour Disney dans le fameux studio de Montreuil, il laissait tomber les crayons pour se consacrer à des modèles en trois dimensions qui n’étaient alors pas encore numériques. Manipulant la terre glaise, la résine et le bronze, il faisait de la sculpture un pan important de sa vie. Spécialiste des sujets antiques , il versait jusqu’ici dans la mythologie grecque et romaine, le plus souvent dans de monumentaux ensembles...
Rue du Louvre, c’est dans la mythologie de l’Ouest qu’il s’exprime en présentant deux réinterprétations de Jonas : un buste aux cheveux ébouriffés et au visage fermé et une pièce du personnage en pied, pelle à la main, se retroussant les manches en marche vers un dur labeur.
Ensemble, avec leurs matières respectives, ils sculptent les volumes, chacun dans leur discipline respective, en jouant des ombres et les lumières. Une collaboration qui fait mouche et une complicité qui se traduit dans ce reportage.
Par Kelian NGUYEN
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Exposition visible gratuitement jusqu’au 20 juin 2026
Du mardi au samedi à la Galerie Daniel Maghen
36 rue du Louvre 75001 Paris
Photos, tournage vidéo et montage : Lyne Geynet
Reportage et interview : Kelian Nguyen