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Excellent
8 novembre 2025
Xera, une jeune femme, revient voir sa famille qu’elle n’a plus vue depuis des lustres. Pour ce faire, elle doit traverser une forêt sinistre : « Dimwood ». La maison de son enfance est en effet située au milieu de ces arbres sombres et aux formes inquiétantes.
En chemin, dans un cimetière, elle revoit son frère qu’elle croyait mort. Il pleut, l’orage gronde, les éclairs font apparaître des personnages étranges alors que les ombres des arbres grandissent et englobent la bâtisse. Un monstre habiterait même cette forêt.
Progressivement, pénétrant d’abord l’obscure Dimwood et ensuite la vieille villa délabrée et encerclée de racines, de troncs et de branches tortueuses, nous suivons l’héroïne qui va comprendre petit à petit ce qui s’est réellement passé dans sa famille. Elle entre dans les entrailles d’un véritable cauchemar. Elle va découvrir une indescriptible épouvante.
Richard Corben nous quitte sur un authentique chef d’œuvre. D’un graphisme époustouflant, la trame dévoile ses éléments que très parcimonieusement, laissant le lecteur dans une expectative angoissante et ce, jusqu’à la toute fin de l’histoire.
Terminer sa carrière et laisser une telle pièce, pure merveille d’écriture, à ses admirateurs ainsi qu’à la postérité est la plus belle réussite que tout artiste souhaiterait accomplir. La découvrir alors qu’il nous a quittés est à la fois troublant et émouvant.
Ce que Richard Corben a créé est absolument unique, une expression exceptionnelle dans l’art que nous aimons tant. Il a reçu le grand prix d’Angoulême 2018.
Par David SPORCQ
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