Excellent
6 mars 2025
Sous forme d’une enquête découpée en douze chapitres, le scénariste et fondateur de l’ONG Seastemik, Maxime de Lisle fait l’état des lieux des mers françaises. Il avait déjà couché en case de BD son périple en Alaska en Kayak dans Le Passage Intérieur. Il avait traduit ses expériences comme capitaine de navires de Sea Shepherd en Afrique dans un docu-fiction accablant avec Pillages. Avec On a mangé la mer, il termine son œuvre.
Les ravages de la pêche industrielle, la protection de la biodiversité, comment mange-t-on ? Que mangeons-nous ?… autant de sujets qui sont traités dans l’album. D’experts en experts ; du pêcheur artisanal au capitaine d’industrie en passant par les scientifiques ou les activistes. Maxime de Lisle investigue pour analyser l’impact de l’humanité et de son mode de vie sur les espaces marins.
Bien que l’album serve la thèse de la décroissance, il a le mérite de suivre une démarche journalistique avec la volonté de questionner toutes les facettes du sujet.
Servit par une mise en scène classique et didactique d’Olivier Martin, dans la lignée des BD de reportage du même segment, On a mangé la mer fait preuve de pédagogie sur un sujet on ne peut plus pertinent. Bien que les deux BD se lisent complètement indépendamment, On a mangé la mer et Pillages se complètent et se répondent. Grâce à elles, il est donné de comprendre les imbrications d’un sujet complexe où les solutions sont bien loin d’être binaires.
Par Kelian NGUYEN
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On a mangé la mer - Par Maxime de Lisle & Olivier Martin - Ed. Futuropolis