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À l’huile, ou la gouache modelée d’aérosol, les ambiances crépusculaires et dérangeantes de Jean-Michel Nicollet sont des plus reconnaissables. Surtout quand l’illustrateur (occasionnellement auteur de BD) met en scène ses robots aux courbes sensuelles et aux expressions troublantes.
Une sélection de pièces iconiques datant des années 1980, ainsi que quelques-unes de ses créations contemporaines, actuellement proposée par la fameuse galerie de la rue Choron, met en lumière l’univers d’un auteur à l’esthétique « néo-rétro » caractéristique.
Les écrous, les câbles et les plaques de métal prennent vie, non pas par la vertu de l’ingénierie électronique, mais par celle du pinceau et des couleurs. Qu’ils soient amoureux, célibataires, robots-tueurs ou goules, les robots de Nicollet subjuguent.
Ces êtres sortent parfois du cadre : l’une des vampires robotiques de l’artiste se métamorphose et enfile des habits de bronze, jetant sur le visiteur un regard de verre rouge perçant digne d’un cauchemar envoûtant. Bigre !
Par Kelian NGUYEN
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Exposition visible jusqu’au 10 octobre 2026
Galerie Barbier
10 rue Choron Paris
Reportage, photos, montage vidéo : Kelian Nguyen