Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Très bon
3 juin 2026
À la base, cette œuvre prenait la forme de post instagram. Ce médium lui permet de mettre en lumière ses états d’âme. De nombreux sujets sont abordés, pêle-mêle, un peu comme dans un journal intime.
Louisa Lesage parle à cœur ouvert de la manière dont elle s’est construite à travers ses relations amoureuses, au sens large. La peur de ne pas être assez bien pour être aimé est ancrée dans ses pensées. Il ne faut pas trop montrer quand ça ne va pas, sinon son crush ira voir une autre fille, plus rayonnante.
Elle parle aussi des autres, qui mériteraient, peut-être, eux aussi, d’écrire un journal pour prendre du recul sur leurs actes. Elle décrit des comportements problématiques, voire toxiques, qu’elle a subis, comme des propos dénigrants sur son physique.
Toute l’attention est donnée aux personnages et aux textes, il n’y a quasiment aucun décor. On est davantage dans un enchaînement de pensées plutôt que dans une véritable mise en scène. Louisa Lesage pose par le dessin et l’écrit ses émotions.
La prise de distance avec la réalité se fait par l’humour et le graphisme épuré, où tous les personnages se ressemblent. Ce manque de caractérisation permet au lecteur de s’identifier plus facilement aux personnages.
Les expériences très personnelles de Louisa Lesage soulèvent des questionnements universels sur le chemin de l’estime de soi. L’œuvre pose des réflexions sur la relation aux autres, la relation avec soi-même et sur ce que l’on montre de nous aux autres.
Par Aurélie MONTEIX
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.