Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Favori de la rédaction
25 septembre 2026
La situation était particulièrement critique dans le huis clos concocté par la jeune autrice Camille Broutin. Le nombre de créatures ne faisait qu’augmenter, tandis que celui des résidentes du pensionnat menaçait, au contraire, de dangereusement diminuer.
La tension était déjà à son paroxysme et menaçait d’exploser. Cette fois-ci, on n’y va plus par quatre chemins entre le groupe de Margot et celui de Dan : c’est la guerre. Et les affrontements sont d’autant plus violents.
Ultime volet de la quadrilogie, Camille Broutin fait enfin exploser la tension qui menaçait depuis les premières pages du tome un. Les affrontements éclatent et ils sont aussi brutaux que brouillons. Justement, à ce sujet, l’autrice semble faire le choix de les représenter de façon presque croqué, comme pour souligner le chaos qui en découle.
Visuellement, Yon reste toujours aussi réussi et parvient à maintenir son style simple en apparence tout en proposant des visuels toujours plus ambitieux. Les lecteurs du troisième tome se souviennent de passages plus évocatifs : dans celui-là, l’autrice s’en donne à cœur joie.
Justement le dénouement, parlons-en. On ne va pas divulgacher, mais disons simplement que ce n’est pas ce à quoi on s’attendait. La narration, qui tenait jusqu’alors du huis clos surnaturel, prend un tournant plus métaphorique, et peut-être plus personnel. On peut imaginer des réactions ambivalentes face à ce soudain changement d’ambiance, mais ici, on est conquis.
En somme, ce tome marque l’achèvement d’un récit intense, en proposant une conclusion avec son lot de surprises. On espère revoir bientôt le nom de Camille Broutin sur une BD (ou un manga, on ne sera pas difficile !), car elle semble en bonne voie de devenir l’une des autrices importantes de la nouvelle génération.
Par Colin BESNIER
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.