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« Moi Je, Quarantaine » : Aude Picault, tête d’affiche du label Charivari

Par Kelian NGUYEN Bon 18 décembre 2024 
Avec le troisième volume de son autobiographie du quotidien, Moi je, Aude Picault inaugure le nouveau label Charivari de la maison d'édition Dargaud. Une nouvelle licence composée d'une dizaine d’albums par an, centrée sur la non-fiction et la jeunesse. Pour Aude Picault, la recette est la même : des récits courts sur sa vie quotidienne drôles et touchants pour parler d'universel.

Sans pour autant entrer dans la reconnue crise de la quarantaine pour Aude Picault, il faut faire le point. Et la première à s’assoir sur le banc des accusés c’est la routine. Malgré un travail d’autrice qui la comble et une fille joueuse et rieuse, Aude Picault vit un quotidien monotone en particulier dans son couple. Mari distant et désintéressé, charge mentale, travail domestique, sa vie est devenue une course contre la montre permanente.

Avec son dessin ultra expressif rappelant celui de Florence Dupré La Tour, aux touches d’aquarelles subtiles et touchantes, Aude Picault saisit une succession de saynètes de la vie quotidienne sans tabou. Concernant la maternité, la sexualité, la transmission, la vieillissement, le bonheur et l’équilibre personnel, le bilan n’est pas rose mais il est traité avec beaucoup d’humour et d’autodérision décomplexée.

Parler de l’intime constitue la force d’Aude Picault. Elle le prouve encore dans ce troisième volume auto-conclusif de sa série autobiographique Moi je. Cependant, dans cette succession de tranches de vie de quelques pages chacune, l’autrice arrive à toucher et à faire rire mais laisse le sentiment de rester en surface sur sa gestion de certains sujets pouvant aider à son équilibre personnel. Et ainsi apporter non seulement un constat, mais aussi une réflexion et des clefs aux lecteurs.

Par Kelian NGUYEN

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Code EAN : 9782487663008

Moi je, quarantaine - Par Aude Picault - Ed. Charivari Dargaud

Dargaud Charivari/Dargaud ✏️ Aude Picault Tranche de vie Autobiographie Intimiste Vie quotidienne France
 
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7 Messages :
  • Ce n’est pas Quarataine, c’est QuaraNtaine.

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    • Répondu par diane gingras le 31 janvier 2025 à  23:14 :

      Un bijou, un livre à lire, à relire et à relire. Les dessins, les expressions des visages, la vérité crue...dur de trouver mieux si on veut embarquer dans la vraie vie, dans la vie de famille qu’on croyait être une source de joie, mais pourtant un enfer, un blocage à la liberté et à une charge mentale trop grande et qui bouffe ta vie.

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  • "Avec son dessin ultra expressif rappelant celui de Florence Dupré La Tour,"

    Ce serait plutôt le trait de Florence Dupré La Tour qui s’est inspiré de celui d’Aude Picault. Suffit de voir ce que faisait Florence Dupré La Tour à l’époque du premier Moi Je chez Warum.

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  • Il faut de l’audace pour se livrer ainsi. Aude Picault est ma bédéiste préférée. Ses dessins évoquent toute la vérité, rien que la vérité, mais qu’on ose pas dire. Les expressions des visages, dans ses dessins, me touchent tellement. J’ajouterais que Amalia et Ideal Standard sont d’autre petits chef-d’oeuvres dont je ne me passerais pas. Moi Je, Quarantaine et entre autres, ces deux autres BD, occupent une place privilégiée dans ma collection. Je les lis et les relis très souvent. Mais QUI ose dire tout ce qu’elle dit ? Qui dessine des expressions pareilles ? Top dans ma liste.

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  • Moi aussi
    27 janvier 2025 13:34, par Sergent Mazout

    "Moi je" résume parfaitement nombre de bandes dessinées féminines.
    Ma virginité, mon régime, mes règles, ma ménopause, mes mecs, ma grossesse, mon ado, ma jeunesse, ma vieillesse, ma petite personne… demandez le programme.
    Pourquoi pas après tout ?

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    • Répondu le 27 janvier 2025 à  21:19 :

      Ben c’est à dire que pendant 90 ans, on a lu que des BD de mecs pour les mecs : mon monde de mecs, mes rêves de mec, mes muscles de super-héros, mon métier rêv de cow-boy, de justicier, de détective, d’aventurier, d’agent secret, de soldat, de reporter, de pilote de courses, de surfer d’argent etc etc et mes fantasmes de mec et pas grand chose d’autre comme point de vue. A partir du moment où il y a plus de femmes qui font de la BD, il est légitime qu’elles apportent un imaginaire différent de celui des mecs qui représentait 99% de la production autrefois.

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      • Répondu par Sergent Mazout le 29 janvier 2025 à  02:25 :

        C’est le côté nombriliste qui me fatigue.
        Dans les exemples que vous donnez, il s’agit de fiction, certes créées par des hommes, mais pas d’autobiographies.
        Il faudrait que plus de femmes osent faire travailler leur imagination et s’aventurent sur d’autres terrains que celui de leur quotidien. Comme le fait Chantal Montellier le fait par exemple.
        Je suis sûr qu’un polar ou un récit de SF écrit et dessiné par des femmes ouvrirait d’autres horizons, loin des stéréotypes que vous dénoncez à juste titre.

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