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Bon
18 décembre 2024
Sans pour autant entrer dans la reconnue crise de la quarantaine pour Aude Picault, il faut faire le point. Et la première à s’assoir sur le banc des accusés c’est la routine. Malgré un travail d’autrice qui la comble et une fille joueuse et rieuse, Aude Picault vit un quotidien monotone en particulier dans son couple. Mari distant et désintéressé, charge mentale, travail domestique, sa vie est devenue une course contre la montre permanente.
Avec son dessin ultra expressif rappelant celui de Florence Dupré La Tour, aux touches d’aquarelles subtiles et touchantes, Aude Picault saisit une succession de saynètes de la vie quotidienne sans tabou. Concernant la maternité, la sexualité, la transmission, la vieillissement, le bonheur et l’équilibre personnel, le bilan n’est pas rose mais il est traité avec beaucoup d’humour et d’autodérision décomplexée.
Parler de l’intime constitue la force d’Aude Picault. Elle le prouve encore dans ce troisième volume auto-conclusif de sa série autobiographique Moi je. Cependant, dans cette succession de tranches de vie de quelques pages chacune, l’autrice arrive à toucher et à faire rire mais laisse le sentiment de rester en surface sur sa gestion de certains sujets pouvant aider à son équilibre personnel. Et ainsi apporter non seulement un constat, mais aussi une réflexion et des clefs aux lecteurs.
Par Kelian NGUYEN
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Moi je, quarantaine - Par Aude Picault - Ed. Charivari Dargaud
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