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Le cadre évoque l’ambiance codifiée de John Wick : un lieu régi par ses propres lois, ici l’interdiction de la sorcellerie, où la moindre entorse déclenche une violence immédiate et collective. Très vite, le calme cède la place au chaos, et l’établissement devient un réel champ de bataille.
La mise en scène joue habilement avec cet espace fermé : ascenseurs qui s’entrecroisent, alliés et ennemis qui en surgissent, jusqu’à des confrontations et rencontres parfaitement synchronisées. Une chorégraphie dynamique et nerveuse, qui renforce l’intensité de l’action tout en offrant des séquences visuellement marquantes.
En parallèle, le récit accorde une place importante à Iori et à son dilemme : conserver ses souvenirs liés à son père ou choisir de les effacer pour retrouver une vie normale. Un choix lourd de sens, qui fait écho au parcours de Chihiro lui-même, engagé dans une voie qui s’est imposée à lui. Là où lui est enfermé sur le chemin de la vengeance, Iori incarne encore une possibilité de bifurcation, rendant leur parallèle très juste.
D’ailleurs, Iori bénéficie d’un long flashback centré sur sa relation avec son père, Samura. Ce passage permet de découvrir ce dernier sous un autre angle, tandis que sa fille apparaît comme une enfant qui veut soutenir son père. Une relation père-fille touchante, qui enrichit les deux personnages.
L’occasion aussi d’en apprendre davantage sur la guerre Seitei et ses conséquences, ainsi que sur le regard critique voir jaloux porté par la population envers ces anciens « héros ». Une continuité logique avec les thématiques des tomes précédents, qui approfondit le poids de ces figures et élargit les enjeux du récit.
Au-delà du spectacle, l’intrigue continue d’approfondir son approche du combat au sabre. À travers des styles comme le Reigen Ittô-Ryû ou l’école Byakkei, le manga rappelle que chaque technique reflète une certaine conception du sabre, mettant en avant la diversité des approches. Un héritage bousculé par Hiruhiko, antagoniste qui s’est construit seul, sans maître ni école. Son style instinctif et brut, s’oppose à celui de Chihiro, plus hybride : entre héritage, apprentissage et adaptation. Derrière leur combat se dessine ainsi une opposition plus large entre tradition et spontanéité, transmission et rupture.
À noter que la sortie de ce tome a été suivie de l’annonce d’une adaptation animée prévue pour avril 2027, produite par le studio Cypic, laissant espérer une mise en valeur de son potentiel visuel à l’écran.
Entre action, flashbacks et révélations, l’histoire soulève de nouvelles questions dans une mise en scène maîtrisée et spectaculaire, tout en réussissant à mettre en valeur le duo Samura-Iori.
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