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Excellent
10 septembre 2026
L’édition Full Color de Dragon Ball a débuté en 2013 au Japon en version papier et numérique, couvrant l’intégralité de la saga. Après des années d’attente, Glénat a finalement décidé de proposer cette version colorisée au public français. Les volumes suivent le format de la Perfect Édition (145 x 210 mm), contenant 248 pages pour 17 chapitres chacun, au prix de 14,95€.
Ce tome 2 de l’arc Freezer représente l’intensification majeure de ce qui s’avère être l’un des arcs les plus mémorables de la série originelle d’Akira Toriyama.
Alors que Goku est toujours en route, Krilin file vers le grand chef namek pour en apprendre davantage sur les dragon balls. Végéta, de son côté, est en soins intensifs dans le vaisseau de Freezer. Avoir frôlé la mort a considérablement exacerbé sa nature et ses forces.
Le ton du volume est donné : le jeu du chat et la souris qui se déroule sur Namek entre Gohan, Krilin, Végéta et l’armée de Freezer touche à sa fin, tandis que l’étau se resserre. La tension est à son comble.
C’est précisément ce qu’Akira Toriyama maîtrise à la perfection dans ce volume : maintenir le suspense par le savant dosage des rebondissements. L’auteur sait nous maintenir en haleine à l’aide de rebondissements adroitement placés, lesquels maintiennent une lueur d’espoir tout au long de ce tome 2, tout en permettant de garder un rythme agréable à suivre. L’auteur élargit son univers en évoquant même l’hypothèse d’un Super Saiyan, enrichissant par la même occasion la mythologie.
L’évolution remarquable de Végéta constitue sans doute l’un des grands triomphes de cet arc. Jamais Toriyama n’a aussi finement creusé le prince des Saiyans. Loin du personnage hautain et dominateur de l’arc précédent, Toriyama en fait ici un stratège d’une redoutable efficacité. Le vol des boules de cristal au cœur du vaisseau de Freezer illustre magnifiquement son intelligence tactique.
Végéta maîtrise parfaitement l’art de la manipulation : prêt à concéder une défaite initiale s’il doit en sortir plus puissant après sa guérison, il calcule chacun de ses gestes comme un renard en embuscade.
Son obsession d’obtenir les sept Dragon Balls pour accéder à l’immortalité l’incite à repousser les limites de sa propre audace. Ce qui, à terme, en fait le personnage le plus intéressant du volume : un antagoniste qui pense autant qu’il ne frappe… du grand Art, assurément
On l’a déjà dit dans nos chroniques précédentes, mais la colorisation apporte une dynamique nouvelle aux combats. Les couleurs rendent les attaques beaucoup plus dynamiques : les boules d’énergie bleues ou jaunes ressortent avec une intensité plus accrue et captivante.
L’agrandissement du format favorise également une meilleure lisibilité des détails des dessins originaux, transformant l’expérience de relecture (même pour les fans de longue date).
L’atmosphère reste impeccable. On retrouve cet équilibre toriyamesque entre action intense et touches d’humour qui allègent les passages les plus sombres.
Paradoxalement cependant, on peut également entrevoir en cette édition un défaut : une certaine surcharge de couleurs dans les cases complexes, qui peut parfois diluer l’impact initial du trait.
Pour les lecteurs qui ne possèdent que la version en noir et blanc, la transition colorisée peut d’abord surprendre, bien que la palette respecte largement l’esthétique de l’anime de référence.
Le tome 2 de Dragon Ball Full Color s’adresse avant tout aux fans nostalgiques souhaitant redécouvrir un classique incontournable sous un nouvel angle. C’est aussi une porte d’entrée idéale pour les nouveaux lecteurs désireux de plonger dans le shōnen avec une version moderne et visuellement léchée.
Cet arc marque le tournant où Dragon Ball Z devient réellement « Z » : les enjeux galactiques, les transformations, la brutalité des combats.
Par Milan MORALES
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