Au XIIᵉ siècle, en Terre sainte, Séraphine part recruter une escouade de mercenaires pour protéger son village menacé par les croisés. Entre un hashashin séducteur, une Walkyrie explosive, un highlander au passé trouble, une bonne sœur nubienne… Sept guerriers deviennent la dernière ligne de défense contre l’envahisseur. Knight club c’est une épopée où la chevalerie prend des airs de mission suicide.
Les croisés endossent ici le rôle d’antagonistes. Comme quoi, l’Histoire, c’est une question de point de vue. Knight Club joue intelligemment avec cette inversion des rôles, sans jamais s’alourdir d’un discours historique ou politique.
Les Sept Samouraïs transposés en pleine croisade, mais sublimés par le trait d’Arthur de Pins : graphiquement, Knight Club est une splendeur. Les scènes d’action, clairement inspirées des mangas, explosent en tout sens : bondissements surhumains, épées qui fendent le métal mieux qu’un couteau qui transperce le beurre… Une violence pop et décomplexée, héritée autant de Tarantino que du manga shōnen, où la physique réaliste s’efface au profit du pur plaisir de la mise en scène.
Pour les amateurs d’épopées spectaculaires, d’humour irrévérencieux et de chevaliers pas comme les autres, ce premier volume d’un dyptique s’impose comme une lecture hautement recommandée.
Et comme le dit si bien l’adage :
La chevalerie estoye moult belles paroles, un brin de bravousre, et à la fin tu mourroye.
Par Alice D’ANDREA Kelian NGUYEN
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Knight Club – Par Arthur de Pins – Dupuis