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American Parano 4, sale histoire du côté du gourou Charles Manson

Par Dominique ERNST Bon 23 septembre 2026 
Voici le quatrième tome d’une série assez originale qui semble avoir trouvé son public. Un album de qualité dans lequel Hervé Bourhis, auteur prolifique et fin connaisseur de l’Amérique des sixties, livre un scénario assez flippant ayant pour cadre le Los Angeles de 1969. Dans cette histoire, l’ex-policière Kim Tyler est devenue serveuse dans un fast-food. Après avoir hésité, elle accepte la proposition du FBI d’intégrer l’université de Californie pour y surveiller des Black Panthers. Mais choquée par la mort de sa collègue Susan, victime d’une overdose, elle décide d’enquêter d’abord sur Charles Wilcox, gourou de la communauté que fréquentait la jeune serveuse… Après San Francisco et ses hippies, New York et ses artistes, le lecteur va ici plonger dans le Los Angeles de Charles Manson avec cette nouvelle enquête de Kim Tyler, la première femme officier de police des États-Unis !

Lancée en mars 2024 par Hervé Bourhis (scénario) et Lucas Varela (dessin et couleurs), la série American Parano a débuté par un diptyque ayant pour cadre le San Francisco hippie et sulfureux de 1967, où la jeune inspectrice Kim Tyler avait fort à faire pour élucider un crime lié à une secte sataniste. Remarquée à sa sortie, cette série a vu son deuxième tome récompensé par le prix BD Polar Expérience 2025 du festival Quais du Polar, à Lyon. Il y eut ensuite un troisième album un peu improbable où la jeune femme, « encombrée » de son bébé, débarquait dans le New York effervescent de l’été 1968 pour assurer la protection de Bob Cavendish, candidat démocrate à l’élection présidentielle et héritier d’une des plus puissantes dynasties des USA, du genre famille Kennedy.

Dans ce quatrième album intitulé Burn, Hollywood, Burn, le lieutenant Kim Tyler a quitté la police et bosse maintenant dans un fast-food... Une vie morne, à supporter des clients lourdauds et un patron autoritaire et bas de plafond. Elle est alors approchée par deux agents du FBI, qui lui demandent d’intégrer l’université de Californie pour y surveiller des Black Panthers et leurs financeurs présumés, une fraternité blanche. Côté boulot, sa collègue Susan, avec qui elle a noué une vraie amitié, l’emmène un jour découvrir la communauté hippie qu’elle fréquente, celle du gourou Charles Wilcox, un inquiétant personnage… Tout bascule quand Susan est retrouvée morte dans les toilettes du fast-food, victime d’une overdose. Kim accepte alors la proposition du FBI, mais décide d’enquêter d’abord sur Wilcox en infiltrant sa communauté.

Sans spoiler l’histoire, nous pouvons révéler que la jeune inspectrice aura fort à faire pour venir à bout du gourou Charles Wilcox et de sa meute d’adeptes fanatiques. Une ambiance qui rappelle par moments Il était une fois à Hollywood, l’excellent film de Quentin Tarantino, inspiré de la tuerie perpétrée par la secte de Charles Manson en… 1969 ! Hervé Bourhis, auteur prolifique et fin connaisseur de l’Amérique des sixties, livre ici un scénario de qualité qui, comme souvent dans cette série, s’inspire d’une histoire vraie. Quant aux dessins de l’Argentin Lucas Varela, ils sont de bonne facture, dans un style ligne claire plutôt expressif, quelque part entre Berthet et Brüno... Ajoutez à cela une mise en couleurs réussie qui donne un ton particulier à l’album. Au final, ce quatrième tome d’American Parano est une BD plutôt originale par rapport à la production actuelle, où le lecteur découvrira la face sombre de l’Amérique des années 1960, avec en prime dans l’album un QR code vers une bande-son pour se mettre dans l’ambiance de l’époque...

Par Dominique ERNST

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Code EAN : 9782808510875
Dupuis ✏️ Hervé Bourhis ✏️ Lucas Varela Policier, Thriller
 
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2 Messages :
  • Le dessin de Lucas Varela n’est pas de bonne facture, il est éblouissant de maîtrise. L’originalité n’est pas que dans le scénario, elle est aussi dans l’expression graphique. Varela a une manière bien à lui de décliner les codes de la ligne claire en utilisant l’informatique de façon intelligente et en jouant avec ses contraintes et possibilités tout en restant dans une ligne de bon goût. De plus il réalise un casting très judicieux adapté à chaque caractère des protagonistes. Sa mise en couleur est lumineuse et rigoureuse en même temps , créant en cela un langage complet et cohérent qui le place tout en haut des héritiers de la ligne claire avec sa touche de personnalité et son sens de la modernité imparable. Qui dit mieux ?

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    • Répondu le 23 septembre à  21:34 :

      C’est une opinion plus qu’indulgente, à la limite de la flagornerie. Je vois surtout un dessin numérique froid (pléonasme) au service d’une mise en page mal fichue avec notamment des bulles très mal placées.

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