La mangaka Hisae Iwaoka et les éditions de la Rue de Sèvre dans l’univers du Renard Doré nous proposent le dernier volume de La forêt magique de Hoshigahara.
Cerise sur le gâteau, cet opus est agrémenté d’un splendide artbook contenant des croquis et des illustrations inédites, ainsi qu’un entretien exclusif avec l’autrice.
Dans ce cinquième et dernier volume d’une œuvre publiée entre 2009 et 2015, nous retrouvons Sôichi, Brise, Tornade, les esprits colocataires ayant pris possession des objets de la maison, ainsi que les âmes égarées dans la forêt de Hoshigahara. Une forêt bien mystérieuse, où la rumeur court qu’elle serait hantée par des esprits malfaisants.
En réalité, dans cet endroit hors du temps, la magie opère : les animaux parlent et la nature prend des formes surnaturelles, à l’instar des vents, la brise et les tornades qui prennent forme à travers des esprits parfois tourmentés. Mais avant tout, l’autrice y parle de l’humain, de nos émotions et de nos sentiments.
Nous retombons sous le charme et la poésie de cette série, aux illustrations splendides. Difficile de ne pas spoiler, mais… des promesses vont être tenues : un clin d’œil à la descente aux enfers d’Orphée cherchant son Eurydice sera présent.
Il existe des séries où, quand l’on se dit « Argh… c’est fini », on se trouve partagé entre l’envie de dévorer les dernières pages, car le suspense est haletant, et celle de traîner… de savourer pour en profiter encore un petit peu. Mais cette œuvre est tellement fascinante qu’on recommence par le Tome 1.
Par Philippe LECLERC
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.