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Mathilde Ducrest (Fragile) : « Lorsque le cadre disparaît, l’effort mutuel devient crucial pour maintenir un lien. » [INTERVIEW]

Par Christian MISSIA Dio 26 juillet 2024 
Nous avions rencontré Mathilde Ducrest lors de la Foire du Livre de Bruxelles au printemps dernier. L'autrice faisait des débuts remarqués avec "Fragile", son premier roman graphique publié chez Casterman. Une œuvre qui interroge avec finesse la nature éphémère et complexe des relations humaines. À travers les destins entrelacés de Pia, Emily et Suzanne, Ducrest explore la fragilité des liens qui unissent ces trois femmes, et comment un évènement inattendu peut bouleverser leur dynamique. Ce récit subtil nous invite à réfléchir sur la manière dont nous tissons et maintenons nos relations, souvent sur un équilibre fragile, où chaque rencontre peut transformer nos vies de manière imprévisible.

Vous êtes donc l’autrice de Fragile. Est-ce votre premier roman graphique ?

Mathilde Ducrest : Oui, c’est mon premier livre.

Avant cela, vous travailliez dans un magasin bio, est-ce exact ?

Oui, à Bruxelles, sur la place où se trouve la Fondation Jacques Brel, dans le centre. C’était sympa, j’ai fait ça pendant mes études, c’était un job d’étudiant. Et après avoir terminé l’école, c’est devenu mon job alimentaire pendant deux ans.

Fragile. Pourquoi avoir choisi ce titre ?

Eh bien, déjà parce que je trouve que le mot est joli. Esthétiquement, il a une belle sonorité et je suis toujours attentive à ce genre de choses. Comment un mot ou une phrase sonne ? C’est aussi parce qu’il est représentatif, en quelque sorte. La fragilité est un concept que l’on peut utiliser pour définir beaucoup de choses qui se passent dans la BD. La fragilité des liens qui unissent les trois personnages féminins, par exemple, qui sont au centre de l’histoire. La fragilité du cours de la vie, qui peut être complètement chamboulée par une simple rencontre.

Cette idée que tout est en perpétuel mouvement et que l’apparente stabilité des relations ou du quotidien peut très rapidement être éprouvée par des évènements ou des rencontres. Pour moi, cette notion de fragilité évoque tout cela. Rien n’est jamais vraiment figé, tout repose sur un équilibre précaire, tout est susceptible de changer à tout moment. Et pour moi, c’est plutôt synonyme de quelque chose de positif, contrairement à ce qu’on pourrait penser au premier abord. La fragilité n’est pas un synonyme de faiblesse. Ce n’est vraiment pas ainsi que je l’envisage, ni la présente dans le livre. En tout cas, c’est ce que j’ai essayé de faire.

Mathilde Ducrest (Fragile) : « Lorsque le cadre disparaît, l'effort mutuel devient crucial pour maintenir un lien. » [INTERVIEW]
Fragile
Mathilde Ducrest © Casterman

C’est une BD qui tourne autour de Pia, une dame senior, qui accueille Emily, une étudiante qui loge chez elle. Emily rencontre également Suzanne, à la suite d’une annonce, car elle cherchait quelqu’un pour promener son chien Mitsou. Le récit tourne autour de la relation entre ces trois femmes. À un moment donné, il y a un événement majeur : un décès dans la famille de Suzanne, qui va bouleverser toutes leurs relations. Cet évènement n’est pas vécu de la même manière par les deux protagonistes. Pourquoi avez-vous voulu mettre cet aspect en évidence ? Cela va finalement faire chavirer leur relation.

C’est ça. En fait, si on lit l’histoire de manière très littérale, on peut être un peu dérouté par cet évènement, décrit comme marquant dans leur relation, alors que de l’extérieur, on pourrait se demander comment quelque chose d’apparemment insignifiant peut autant ébranler une relation qui semblait bien se passer jusque-là.

En l’écrivant, j’ai voulu que cet évènement soit compris de manière plus métaphorique ou symbolique. Pour moi, le fait que Suzanne et Emily puissent se rencontrer, c’est grâce à la promenade du chien. Mitsou représente le lien qu’elles ont et qu’elles entretiennent. Sans lui, elles ne se seraient peut-être jamais rencontrées, car il n’y aurait pas eu d’annonce dans le journal, et Emily n’aurait jamais eu l’occasion de rencontrer la famille de Suzanne, les Rascines, une famille riche et influente qui la fascine.

Suzanne cherchait simplement quelqu’un pour promener son chien, ce qui l’arrangeait bien. Donc, ce chien symbolise la possibilité d’une rencontre entre deux personnes qui n’auraient pas forcément été destinées à se rencontrer autrement. Leur relation est fondée sur cette rencontre quotidienne qui, au début, est un prétexte pour chacune d’elles. Emily assouvit sa curiosité envers cette famille mystérieuse, tandis que Suzanne trouve quelqu’un pour promener son chien.

À un moment donné, le chien cesse d’être un prétexte, et leur relation devient plus authentique. J’ai trouvé intéressant d’explorer ce qui se passe quand ce prétexte disparaît. On est alors obligés d’admettre que l’on apprécie la personne pour elle-même, et non pour le prétexte qui a permis la rencontre.

Dans la vie, certaines amitiés sont alimentées par un contexte comme la famille, le travail ou l’école. Lorsque ce contexte disparaît, la solidité de la relation est remise en question. Un petit changement, comme la fin de l’école ou la réorganisation de la famille, peut bouleverser cette stabilité apparente. La véritable question est de savoir si nous avons la force de préserver une relation une fois que le cadre qui la soutenait a disparu, ou si nous laissons la relation s’éteindre naturellement. C’est ainsi que j’ai voulu explorer cette idée de fragilité des relations et de la manière dont elles peuvent évoluer ou se terminer en fonction des circonstances.

C’est une thématique assez universelle. Comme vous l’avez dit, cela peut concerner diverses situations, comme les amitiés à l’école où le meilleur ami ou la meilleure amie d’une année peut être oublié l’année suivante simplement parce que nous ne sommes plus plus dans la même classe. C’est étrange, car nous avions passé des heures, des jours et des mois ensemble.

Oui, c’est vrai. Je pense que l’idée d’investissement dans une relation n’est pas toujours instinctive. Il semble parfois y avoir une forme de passivité où l’on se complaît dans la facilité que nous offre un cadre comme celui de l’école. Grâce à ce prétexte, nous nous voyons tous les jours sans trop d’efforts. Si un jour, je manque, je sais qu’au pire nous nous retrouverons le lendemain en classe. Il n’y a pas vraiment cet effort conscient de chercher à rencontrer la personne, à passer du temps avec elle et à réellement réfléchir à notre relation.

On réalise alors que lorsque cet effort est nécessaire, ce n’est pas si simple que ça. Nos vies avancent, beaucoup de choses se passent, et il y a d’autres relations parallèles à entretenir et à nourrir également. C’est pourquoi certaines relations survivent à la disparition soudaine de ce contexte qui les soutenait. On se rend compte peut-être que pour certaines personnes, nous sommes prêts à fournir cet effort, car nous avons vraiment envie de maintenir cette relation. Bien sûr, cela doit être réciproque ; l’effort doit venir des deux côtés.

Parfois, on se retrouve à vouloir prolonger ou investir dans une amitié, tandis que l’autre personne est plus encline à se dire que, bien que nous puissions rester en contact de temps en temps, elle préfère investir son temps dans des relations plus proches géographiquement ou émotionnellement à l’heure actuelle. C’est une question d’attitude envers l’effort et de ce que nous sommes prêts à faire pour sauvegarder, pour ainsi dire, cette relation ou du moins lui permettre de survivre même si le contexte initial n’est plus présent.

L’effort demande que nous en soyons conscients et que nous soyons prêts à le faire, et surtout que l’autre personne soit également prête à cet effort. Pendant un certain temps, le cadre (comme l’école, la famille, etc.) fait ce travail à notre place.

Fragile
Mathilde Ducrest © Casterman

Comment décririez-vous les protagonistes de votre histoire, Suzanne, Emily et Pia ?

Je pense que pour moi, Pia est une personne très forte. Les trois personnages sont forts à leur manière, tous les trois très sensibles. J’ai essayé de les rendre proches de leurs émotions, de leurs ressentis, tout en conservant une certaine force de caractère. Avec Pia, j’ai tenté de montrer qu’elle n’a pas toujours eu le choix dans sa vie, en raison de l’époque et du contexte où elle est née. À cette époque, les possibilités étaient limitées, particulièrement pour les femmes, qui devaient parfois reprendre les affaires familiales comme une ferme, même si elles avaient d’autres aspirations. Par exemple, ma propre grand-mère a toujours regretté de ne pas avoir pu ouvrir son propre salon de beauté, car ses parents l’ont encouragée à aider à la ferme et à se marier, suivant ainsi les chemins traditionnels de l’époque. En dépit de ces contraintes, Pia reste très indépendante. Après avoir perdu son mari, elle reçoit ses amies à la maison et conserve une vision positive de la vie. Elle n’est pas amère et ne devient pas une personne aigrie qui se plaint des jeunes ou de son sort. C’est une force et une sagesse de pouvoir accepter que la société évolue, même si elle n’a pas pu réaliser tous ses rêves. Elle trouve toujours de la valeur et de la beauté dans les aspects ordinaires de la vie, comme son jardin, et cela montre sa force de caractère.

Emily, quant à elle, a un côté plus introspectif. Elle observe beaucoup Pia, la famille et sa propre vie avec une posture de spectateur. La rencontre avec Suzanne lui permet de sortir de cette contemplation pour prendre une part active dans les événements. Contrairement à Suzanne, qui peut parfois donner l’impression d’être très forte et d’avoir une vie remplie d’amitiés et de réseaux puissants, Emily est plus authentique. Elle n’a pas de façade comme Suzanne peut en avoir une. Suzanne peut sembler dure et avoir une façade de puissance qui peut rapidement être ébranlée. Sa vie peut parfois être marquée par la solitude, ce qui explique peut-être pourquoi la rencontre avec Emily est importante pour elle. Emily, étant elle-même dans l’observation et l’écoute, offre à Suzanne une oreille attentive et réceptive, ce qui facilite ce transfert d’émotions et de connexion entre elles. C’est ainsi que j’ai envisagé ces personnages, chacun avec ses forces et ses défis personnels, et comment leurs interactions façonnent l’évolution de l’histoire.

Parlez-nous du graphisme : comment avez-vous réalisé vos planches, quelles sont vos techniques de dessin ?

La technique que je préfère à la base, c’est la gouache. Malheureusement, la gouache est très chronophage. Si je voulais réaliser un album de cette envergure en gouache, je devrais soit simplifier la complexité des couleurs et des détails, soit investir beaucoup plus de temps. Le compromis que j’ai trouvé est le numérique, avec une tablette graphique iPad Pro et le logiciel Procreate, complétés par des finitions sur Photoshop. Dans ma méthode, je m’inspire beaucoup de la gouache pour créer mes palettes de couleurs et pour la colorisation, en utilisant des aplats que je retravaille avec des ombres et des dégradés.

En ce qui concerne le trait, c’est la partie que j’apprécie le moins. J’ai une affinité plus forte avec la couleur qu’avec le trait, donc dessiner est un défi pour moi. J’ai besoin de nombreuses références visuelles, que je crée moi-même en prenant des photos d’endroits inspirants. Je fais des collages pour visualiser les compositions et les poses des personnages. Cela m’aide à structurer l’image que j’ai en tête, car parfois, il m’est difficile de la mettre en forme simplement de mémoire.

Je travaille avec une banque de photos que je prends moi-même pour les poses des personnages, soit en les reproduisant directement, soit en demandant à quelqu’un de poser pour moi. J’utilise également des sites de références pour le dessin. Ces collages me permettent de mieux organiser et de rendre le dessin plus naturel, même si cela reste parfois un défi.

Fragile
Mathilde Ducrest © Casterman

L’album nous rappelle une série TV jadis très populaire : Dawson’s Creek qui met en scène une bande d’adolescents explorant l’amour, la vie au lycée et autres thématiques. Ce qui les distingue, c’est qu’à 16-17 ans, ils parlent comme des adultes de 25-30 ans. Nous avons trouvé un écho de cela dans votre roman graphique. Quelles sont vos influences en termes de scénario et de dialogues ? Est-ce une approche constante dans votre travail ? Est-ce une caractéristique qui vous définit ?

Je pense que j’écris de cette manière… Mon éditrice, Nathalie Van Campenhoudt, m’a beaucoup aidée à amplifier et à autoréguler le texte, ainsi que dans l’aspect couleur. Ce sont des aspects que j’apprécie particulièrement, écrire du texte et travailler avec les couleurs. Je m’immerge dedans et cela devient très élaboré, avec beaucoup d’informations. La longueur des phrases est quelque chose que je sais pouvoir me reprocher. C’est une tendance qui revient souvent chez moi. Je pense que c’est lié au fait que je lis énormément, principalement de la littérature. Certains livres que j’ai vraiment adorés m’ont beaucoup inspirée dans mon travail d’écriture.

Fragile
Mathilde Ducrest © Casterman

Quels sont vos auteurs favoris ?

Virginia Woolf, c’est vraiment une auteure qui a eu un impact énorme sur moi. Je l’ai découverte relativement tard dans mon parcours, mais cette découverte a été comme une révélation, avec un impact incroyable. Son écriture, particulièrement dans son roman Les Vagues, est ce que je préfère chez elle. Il y a quelque chose de profondément déroutant dans ce livre : beaucoup de phrases très longues, des contemplations intenses, et absolument aucune intrigue apparente. On y trouve peut-être des évènements, comme celui dans un restaurant, mais on ne sait pas si ce sont plusieurs personnages ou un seul avec de multiples facettes. Il y a ce mystère et cette façon d’écrire avec de longues phrases, de beaux mots, des choses que je trouve poétiques et extraordinaires. Je sais que c’est très subjectif, mais c’est ce que j’apprécie et ce que j’essaie aussi de faire dans mon propre travail d’écriture.

Quand j’écris ainsi, je me laisse emporter par les sonorités des mots, par les sensations qu’ils évoquent. Cela donne souvent des phrases très littéraires, éloignées du langage parlé quotidien, une manière de s’exprimer qui n’est pas réaliste. Dans des œuvres conçues pour être contemplatives et poétiques, sans intrigue ni rebondissements, axées sur les émotions, je pense que cette approche a sa légitimité. Heureusement, Nathalie était là pour m’aider à trouver cet équilibre. Seule, j’ai tendance à m’emporter facilement par mon enthousiasme et parfois en faire trop.

C’est une courte séquence mais à un moment on voit Pia nue. Représenter la nudité des personnes seniors, que ce soit des hommes ou des femmes, est souvent quelque chose qui interpelle. Avez-vous fait cela de manière consciente ou bien pour vous, cela a été tout à fait naturel de représenter une femme âgée dans sa nudité ?

Il est important pour moi, au-delà du souci de diversité de représentation, dans ma conception des nouvelles histoires, de ne pas toujours mettre en avant des sujets comme la représentation LGBT+ comme étant le cœur du récit. Par exemple, lorsque deux personnages féminins se rapprochent dans l’histoire, ce n’est pas nécessairement une romance ou une amitié à thématique LGBT+, mais plutôt un contexte naturel de la vie. Je trouve essentiel que ces représentations fassent partie intégrante du contexte sans être un outil militant. La vie quotidienne est principalement constituée de moments ordinaires où les gens vaquent à leurs occupations normales, y compris les personnes âgées qui prennent soin d’elles-mêmes, se douchent, se changent, et sont à l’aise avec leur propre nudité parce que c’est leur corps.

Pour moi, c’est une façon de montrer ces petits moments de la vie quotidienne qui existent simplement, sans nécessairement porter un message fort, mais simplement pour refléter que ces réalités existent. Je pense que c’est légitime de montrer cela. La scène où Pia est vue nue vient juste avant un moment assez intime où elle converse avec la photo de son défunt mari. Cela introduit une intimité où l’on se retrouve presque à écouter une conversation privée à laquelle on n’aurait pas dû assister normalement. C’est simplement une représentation réaliste de la vie quotidienne des personnes âgées, et cela me semble tout à fait naturel de le montrer ainsi.

Fragile
Mathilde Ducrest © Casterman

Elles ne sont pas en jean.

Elles ne sont pas en jean, oui, c’est ça. Mais il n’y a pas de volonté nécessairement, vous voyez ? Parce que c’est une très courte séquence.

Quels sont vos prochains projets ?

C’est vraiment excitant ! Donc, normalement, l’année prochaine, vers la même période, mon prochain livre devrait sortir, une adaptation d’un roman. Je travaille toujours avec Nathalie Van Campenhoudt sur ce projet, en collaboration avec les éditions Casterman. Bien que je n’aie pas encore signé, nous avons eu confirmation de l’auteure qui a accepté de nous vendre les droits de son livre pour cette adaptation.

En parallèle de ce projet, cela me laissera du temps pour écrire mon prochain livre, un projet un peu plus personnel, comme celui-ci, également en one-shot. Celui-ci abordera des thèmes plus spécifiques, comme le divorce. J’aimerais que ce soit pour 2026, idéalement, mais cela dépendra de la charge de travail.

Ce livre explorera surtout le traumatisme qu’un divorce mal géré par les parents peut avoir sur leurs enfants. Il posera une réflexion sur la famille... J’ai récemment lu le livre de la philosophe Sophie Galabru [1], Faire famille : une philosophie des liens, qui explore brillamment cette notion de la famille en tant que modèle traditionnel, presque comme une institution avec des règles strictes et une hiérarchie claire. Ce cadre peut parfois être étouffant et empêcher les individus de s’épanouir pleinement en raison de la pression familiale et du lien du sang. Ces questions résonnent beaucoup avec mon expérience personnelle, donc c’est passionnant d’explorer comment un divorce peut être vécu par les enfants lorsque les parents abandonnent complètement leurs responsabilités parentales.

Fragile
Mathilde Ducrest © Casterman

Par Christian MISSIA Dio

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Code EAN : 9782203257962

En médaillon : Mathilde Ducrest
Photo © Christian Missia Dio

Fragile - Par Mathilde Ducrest - éditions Casterman. Sortie le 3 avril 2024. 21.7 x 28.9 cm. 184 pages, couleur. 25,00 €.

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[1] Petite-fille de l’acteur Michel Galabru. Agrégée et docteure en philosophie, professeure de philosophie au lycée et à l’université. Ses recherches portent notamment sur la phénoménologie. la philosophie du temps et de la narration, NDLR.

Casterman ✏️ Mathilde Ducrest à partir de 13 ans Intimiste Feminisme Vie quotidienne Suisse Bruxelles
 
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