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Né à Paris en 1990, Lucas Harari est fils d’architectes et se forme à l’École des Arts Décoratifs après un bref passage par l’architecture. Diplômé en 2015, il se passionne pour les techniques d’impression traditionnelles et débute par la réalisation de fanzines avant de publier ses premiers romans graphiques chez Sarbacane.
L’Aimant (2017), inspiré des thermes de Vals de Peter Zumthor, révèle son goût pour l’architecture, le mystère et les ambiances cinématographiques. La Dernière Rose de l’été (2020) confirme cette veine, mêlant polar, fantastique et influences hitchcockiennes dans une atmosphère de Nouvelle Vague.
En 2025, Harari publie Le Cas David Zimmerman, écrit avec son frère Arthur, scénariste aux côtés de Justine Triet d’Anatomie d’une chute.
Ce troisième opus, à la croisée du thriller psychologique et du fantastique, met en scène un photographe qui, après une nuit d’amour, se réveille dans le corps d’une femme. Ce body swap, loin du simple ressort comique, devient une métaphore de la quête d’identité et de la confusion des êtres. Le récit, riche en références – de Bob Dylan à Kafka ou Léonard Cohen – explore les thèmes du double, de la judéité et du XXe arrondissement de Paris.
Graphiquement somptueux, marqué par la précision architecturale et les silences évocateurs, l’album séduit par son ambition et sa complexité. Le Cas David Zimmerman confirme l’originalité d’un auteur qui, entre bande dessinée, art graphique et cinéma, interroge la forme même du roman graphique contemporain. C’est pourquoi nous avons voulu le rencontrer afin de découvrir son parcours, ses goûts en bande dessinée et sa conception de la vie… Un auteur à suivre !
Par Didier PASAMONIK Kelian NGUYEN Alice D’ANDREA
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