Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html

La Sorcière qui a changé le monde - Par Le Naour et Van der Zuiden - Éd. Grand Angle

Par Patrice GENTILHOMME Très bon 11 mai 2026 
Première ministre Britannique de mai 1979 à fin 1990, Margaret Thatcher reste une des figures emblématiques et les plus clivantes des années 80.

Avec Ronald Reagan, elle demeure une des chantres du néolibéralisme et contribua à changer le monde, comme le suggère le titre du nouvel album scénarisé par l’historien Jean-Yves Le Naour. Vague de privatisations, atlantisme forcené, guerre des Malouines, promotion du libre-échange tout azimuts ou remise en cause permanente de son appartenance à l’union européenne... celle qu’on surnomma très vite « La dame de fer » a ainsi profondément modifié le paysage du Royaume-Uni. Un tel chamboulement a nourri révoltes, conflits sociaux et violence dont les mouvements Punk ou Ska restent des illustrations les plus symboliques. La couverture imaginée par le dessinateur Emilio Van Der Zuiden donne le ton d’un récit qui refuse les contraintes formelles de la biographie pour se concentrer sur les années d’exercice du pouvoir de la cheffe du parti conservateur. Personnage controversé, inflexible avec ses opposants (elle n’hésitera pas à laisser mourir en prison les militants de l’IRA !) la première ministre obtiendra certes quelques succès (baisse du chômage, croissance du PIB…) mais au prix de sacrifices pour les plus pauvres ou les services publics, annonçant également le Brexit à venir quelques années plus tard. La sorcière, comme l’ont appelée ses adversaires changera le monde à l’exemple de son mentor l’américain Ronald Reagan,objet d’un précédent album du même auteur. Un troisième volume consacré à Mickhaïl Gorbatchev (dirigeant l’URSS à la même période) viendra compléter ce tableau de ces années 80, tournants historiques dont on mesure encore aujourd’hui les effets.

La Sorcière qui a changé le monde - Par Le Naour et Van der Zuiden - Éd. Grand Angle
De Reagan à Thatcher, deux albums pour entrer dans les coulisses du pouvoir.

Le trait d’Emilio Van der Zuiden s’accorde plutôt bien à l’esprit de l’époque, jouant sur une ambiance vintage, reprenant les trames des caricatures de cette période, apportant aussi des éléments graphiques pour animer certaines séquences comme les réunions ministérielles ou rencontres de chefs d’État.
Mêlant humour et vérité historique, le récit se situe donc à égale distance de la biographie trop sage, et de la caricature, évitant autant l’hagiographie que la diabolisation. Fortement documenté (la plupart des répliques sont authentiques !) ce portrait irrévérencieux nous renvoie une image sensible et crédible des années Thatcher, marquées par de profondes fractures sociales, inégalitaires, un retour de la pauvreté et de la grande précarité pour beaucoup de Britanniques ; le Swinging London faisant place au No future des punks. Reste l’extraordinaire effervescence d’une musique en rébellion à travers des groupes comme les Sex Pistols, Clash ou the Specials que les amateurs pourront retrouver au moyen des QR codes ou de liens vers les plateformes disponibles en fin d’album.

Par Patrice GENTILHOMME

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Acheter


Code EAN : 9791041113996

Le grand cirque du pouvoir, Tome 1 : La sorcière qui a changé le monde, par Jean-Yves Le Naour et Emilio Van Der Zuiden, éditions Bamboo Grand Angle. Parution le 6 mai 2026. 16,90 €.

Bamboo - Grand Angle ✍ Jean-Yves Le Naour Histoire Bande dessinée du réel Politique
 
Participez à la discussion
4 Messages :
  • "Chantre du Néolibéralisme" : je suis fatigué de voir ce terme utilisé à tort et à travers, par des personnes qui résolument n’ont jamais lu un seul véritable ouvrage libéral de leur vie !
    Je ne vois absolument pas en quoi Thatcher aurait été une néolibérale, elle était libérale, un point c’est tout, et non, ça n’est pas un gros mot ou un sujet de honte, bien au contraire !

    Avant de critiquer le libéralisme, commencez par lire Benjamin Constant, Jean Baptiste Say, Fréderic Bastiat... puis les membres de l’école Autrichienne d’économie, car je ne suis pas convaincu que vous compreniez vraiment ce qu’est le libéralisme.

    Répondre à ce message

    • Répondu par Folgoas le 11 mai à  18:12 :

      Rhoooo, vous avez fâché un gros droitard ! Comme si on ne savait pas ce qu’est le libéralisme alors qu’on le subit depuis avant qu’on soit né...

      Répondre à ce message

      • Répondu par Gaulthier François le 14 mai à  17:12 :

        En tout cas, il est clair que vous n’en avez aucune idée, à la lecture de votre commentaire (petit gaucho que vous êtes). Commencez par lire les auteurs que j’ai cité plus haut, et après peut être pourrons nous échanger sur le sujet.
        Et pour information, un libéral n’est ni de gauche, ni de droite -ce ne sont que des sensibilités-, et je ne me reconnais dans aucune de ces sensibilités actuelles, et encore moins dans le socialisme nauséabond qui gangrène notre pays depuis près de 50 ans.

        Répondre à ce message

        • Répondu le 15 mai à  07:59 :

          Si vous pouviez vous deux nous laisser tranquilles avec vos baratins politiques, aller jouer les suffisants ailleurs et nous épargner de lire sur Actua des mots comme "droitard" ou "gaucho", ça nous ferait des vacances. Vous disposez de tout le reste d’internet et des réseaux pour vous complaire dans ces petites guéguerres stériles.

          Répondre à ce message

CONTENUS SPONSORISÉS  
PAR Patrice GENTILHOMME  
A LIRE AUSSI  
Albums