Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Ce premier tome nous plonge dans une ambiance sombre et un scénario tortueux. On est saisi par les dessins de Jef, habitué aux histoires de Fantasy tels que L’épée noire du Pentaskel. Ce dernier sait rendre une ambiance urbaine glauque, en plus de nous proposer des scènes alliant éros et thanatos. Pour ce qui est des dialogues, il collabore aux dialogues avec son scénariste Kevan Stevens, conseiller en écriture dans le milieu de la télévision.
L’histoire a un air de déjà-vu (avec de nombreuses références cinématographiques telles que Rollerball, Dune, Métropolis et Blade Runner), mais dispose toutefois d’une certaine ambition littéraire, qui condamne la dictature des écrans et le bannissement des livres. Jules Verne est explicitement cité.
Dans une mégalopole tentaculaire et totalitaire, la fille d’un technocrate se questionne sur le sens de sa vie connectée. Pendant ce temps, le Blast, une drogue musicale de synthèse ultra puissante, cause une hécatombe d’overdoses. On fait également connaissance avec les sphère du pouvoir en place : une mafia en guerre larvée, des technos qui se font justiciers et une population au bord de la guerre civile. Le tout avec en toile de fond une tragique histoire d’amour d’un dealer mélancolique et un milicien aux abois.
La mécanique de l’histoire semble devoir s’emballer dans le prochain tome, qui on l’espère rendra l’intrigue plus lisible dans ses enjeux. Ces derniers demeurent assez obscures, comme la noirceur des âmes des protagonistes dont les fils narratifs vont bien finir par se croiser, et peut-être nous redonner du sens, ainsi que peu d’espoir.
Par Stéphane GROBOST
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La Mécanique T. 1 - Par Jef & Kevan Stevens - Ed. Soleil