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Jean-Luc Fromental (Les Clients d’Avrenos) : « L’âge adulte, ça n’existe pas. » [INTERVIEW]

Par Christian MISSIA Dio 14 mars 2025 
Avec Les Clients d’Avrenos, troisième album de la collection Simenon, les romans durs, Jean-Luc Fromental et Laureline Mattiussi poursuivent l’adaptation en bande dessinée de l’œuvre du maître du roman noir. Après La Neige était sale (Jean-Luc Fromental et Bernard Yslaire) et Le Passager du Polarlys (José-Louis Bocquet et Christian Cailleaux), cette nouvelle adaptation explore la Turquie des années 1930 à travers des personnages en quête d’eux-mêmes, tiraillés entre leurs désirs et leurs illusions. Entre reconstitution historique minutieuse et jeu avec les codes du roman noir, le récit prend vie sous le trait subtil de Laureline Mattiussi. Dans cet entretien, le scénariste et la dessinatrice reviennent sur leur travail d’adaptation, leurs choix artistiques et la manière dont ils ont transposé l’atmosphère singulière du roman en images.

Quelle a été la démarche de sélection des œuvres de Simenon pour cette collection ?

Jean-Luc Fromental : Lorsque nous avons entamé ce projet avec John Simenon, c’est lui qui est venu vers nous. Il avait découvert De l’autre côté de la frontière, un album que j’avais réalisé avec Philippe Berthet. Cet ouvrage s’inspirait d’un épisode de la vie de Georges Simenon, sans toutefois le nommer ni en faire une biographie. C’était un thriller, un roman noir. John m’a alors contacté par téléphone en me disant : « J’ai beaucoup apprécié votre livre et cela fait longtemps que je souhaite voir les œuvres de mon père adaptées en bande dessinée. Seriez-vous intéressé pour collaborer sur ce projet ? » J’ai immédiatement accepté et j’ai transmis la proposition à Yves Schlirf, éditeur chez Dargaud. Nous avons alors structuré le projet et défini les contours de cette première série d’adaptations.

Nous nous sommes engagés sur huit albums, et celui-ci est le troisième. Dès le départ, nous avons établi plusieurs principes : il s’agissait exclusivement d’adapter les romans durs de Simenon, soit 117 ouvrages, sans toucher aux enquêtes de Maigret.

Qu’est-ce que vous entendez par romans durs ?

Fromental : Les romans durs désignent les romans que Simenon a signés de son propre nom, par opposition à ceux qu’il écrivait sous pseudonyme durant une dizaine d’années, lorsqu’il produisait des romans populaires à un rythme effréné pour gagner sa vie. Il en tirait d’ailleurs de confortables revenus, à une époque où ces ouvrages se vendaient à bas prix dans les kiosques et les librairies.

À un moment, il a décidé de devenir un écrivain plus sérieux. Il a d’abord lancé les enquêtes du Commissaire Maigret, puis, deux ou trois ans plus tard, il s’est tourné vers des romans sans personnage récurrent. D’abord apparentés au genre policier, ces récits ont progressivement évolué vers le roman noir, où l’intrigue criminelle et les procédures policières ne sont plus systématiques. Ce sont avant tout des drames humains, où il est question de crises, avec ou sans crime.

John Simenon explique que ces romans durs étaient plus difficiles à écrire que les Maigret, qui lui venaient plus facilement. Mais, à mes yeux, ce sont avant tout des romans noirs. Au cours de sa carrière, il a écrit 75 Maigret et 117 romans durs. Parmi ces derniers, certains conservent une atmosphère proche des Maigret : ils se déroulent en France, dans des villes de province ou à Paris, ou encore en Belgique, dans des paysages brumeux et mélancoliques. Cette imagerie – le brouillard, le pavé luisant – est d’ailleurs souvent associée à Simenon.

Mais son œuvre ne se limite pas à cela. Il a aussi beaucoup voyagé, ayant été reporter pour la presse parisienne dans les années 1930. Il s’est rendu aux Galápagos, au Panama, au Gabon, au Congo, en Turquie, dans les pays de l’Est… Ces expériences ont nourri ses romans. Au départ, nous avions envisagé d’adapter des œuvres aux cadres plus ensoleillés et exotiques, pour rompre avec l’image classique de Simenon. Mais nous avons vite abandonné cette approche trop rigide pour élargir notre sélection.

Notre seconde réflexion a été de nous inspirer du cinéma : chaque adaptation devait être l’occasion de renouveler la perception de Simenon, comme l’ont fait les cinéastes au fil des décennies. C’est pourquoi nous avons décidé de changer de dessinateur ou de dessinatrice à chaque album. Enfin, pour le choix des artistes, nous avons privilégié des auteurs au style affirmé et reconnaissable. Il ne s’agissait pas de chercher les grands noms comme Bilal ou Tardi, mais plutôt des dessinateurs et dessinatrices qui apporteraient une voix singulière à chaque adaptation.

Jean-Luc Fromental (Les Clients d'Avrenos) : « L'âge adulte, ça n'existe pas. » [INTERVIEW]
Simenon : Les Clients d’Avrenos
Jean-Luc Fromental & Laureline Mattiussi d’après l’oeuvre de Georges Simenon © Dargaud

Vous avez quand même Cailleaux, Berthet...

Fromental : Nous avons choisi des auteurs qui possèdent leur propre univers graphique, un style affirmé, mais qui ne sont pas nécessairement des best-sellers du genre. Nous n’avons pas suivi une voie comme celle de Manu Larcenet, par exemple. Ce sont des artistes reconnus et respectés, certes, mais sans atteindre un niveau de vente spectaculaire.

Avec José-Louis Bocquet, qui pilote cette collection avec moi, nous avons sélectionné les dessinateurs et dessinatrices en fonction de leur compatibilité avec notre vision du travail de Simenon. Nous nous sommes répartis les huit adaptations en cours : quatre chacun, avec une volonté de continuité dans l’adaptation, tout en laissant à chaque album une identité propre grâce au changement d’artiste à chaque fois.

Après, on est arrivé sur le choix définitif et j’étais particulièrement heureux de pouvoir travailler avec Laureline Mattiussi, dont je suis le travail depuis longtemps et dont j’admire l’évolution. Les dessinateurs sont des artistes qui affinent leur style au fil des publications, qui s’orientent dans des directions nouvelles en fonction de leurs influences et de leurs rencontres. J’ai vu son dessin devenir de plus en plus personnel depuis ses premiers albums, L’Île au poulailler et La Lionne.

Ce roman met en scène un homme et deux femmes, Nouchi et Lélia, qui incarnent deux figures féminines à la fois différentes et complémentaires. Elles ne sont ni opposées ni réductibles à des stéréotypes : ce sont des personnages profondément humains, comme souvent chez Simenon, dont les portraits sonnent juste. Confier cette adaptation à une femme me semblait particulièrement pertinent, non pas par principe, mais parce que cette histoire spécifique nécessitait un regard différent du mien.

Je ne vais pas me cacher : je suis un homme, un mâle blanc de plus de 50 ans, comme on me l’a déjà fait remarquer, avec tous les biais que cela peut impliquer. Ce roman aborde des thématiques sensibles, complexes à traiter, et il me semblait intéressant d’associer ma sensibilité d’adaptateur à celle d’une dessinatrice. Laureline a su en proposer une lecture d’une grande subtilité, à la hauteur de la finesse du texte original.

Comment avez-vous réagi à la proposition d’adapter Simenon, et plus spécifiquement ce roman ?

Laureline Mattiussi : Dans un premier temps, j’ai été honorée par la proposition. Jean-Luc et moi nous connaissons depuis longtemps, et j’ai beaucoup d’estime pour son travail. J’ai été touchée qu’il pense à moi pour ce projet.

Mais avant de me lancer, il me fallait lire le roman pour savoir si j’avais envie de l’adapter. J’ai donc découvert Les Clients d’Avrenos. Je ne sais pas si l’évidence a été immédiate, mais en le lisant, j’ai compris pourquoi Jean-Luc m’avait proposé ce titre en particulier. Ce qu’il évoquait à l’instant résonnait clairement dans le texte.
Ce qui m’a donné envie de plonger dans cette aventure, ce sont avant tout deux scènes marquantes du récit. C’est amusant, car si le roman est avant tout centré sur les personnages, ce sont ces deux scènes qui m’ont réellement interpellée, l’une en lien avec la ville et son atmosphère, l’autre avec une construction quasi théâtrale.

La première se déroule sur le Bosphore, lors d’une fête dans un yali, ces grandes demeures de riches en bord de l’eau. Les personnages boivent, se droguent, et peu à peu, tout bascule : ils perdent pied, mais l’espace et le temps semblent eux aussi vaciller. Il y a un glissement presque onirique dans cette scène qui m’a immédiatement appelée en tant que dessinatrice.

J’adore certains récits, mais il arrive que je ne ressente rien de particulier en termes de dessin, comme si je n’avais rien à y apporter. Ici, au contraire, cette scène m’a happée. J’ai besoin d’un rapport sensoriel, presque charnel, à certaines choses pour avoir envie de les illustrer, et cette séquence contenait justement cet appel.

Lorsque les personnages plongent dans le Bosphore ?

Mattiussi : De manière plus générale, c’est toute cette longue séquence qui m’a fascinée : cette impression de nuit, la présence de l’eau, l’ivresse qui gagne les personnages… Tout se délite progressivement, que ce soit les relations entre eux ou la perception du temps. Mais en dépit de cette dissolution, il y a une intensité très forte. À un moment, les images se sont imposées d’elles-mêmes, et c’est devenu un élément-clé dans mon envie d’adapter ce récit.

Il y a aussi un autre moment marquant, que nous évoquions tout à l’heure : la scène d’introduction. Dès les premières pages, on pénètre dans un bar de nuit, en plein jour. Pour moi, cette entrée évoquait l’atmosphère d’un vieux saloon un peu décati, comme dans un western. C’est là que l’on découvre Nouchi pour la première fois. On la perçoit telle qu’elle est : une jeune fille encore innocente, qui ne sait pas grand-chose du monde, et qui pourtant va être le véritable moteur du récit.

Ce qui m’a attirée ici, c’est encore une question de sensations. J’ai une attirance particulière pour ces moments où le temps et le réel se distendent. C’est quelque chose d’intime pour moi, une manière personnelle d’entrer en relation avec un récit. J’avais aussi l’impression que cette scène était comme une répétition avant la véritable pièce qui allait se jouer. On assiste aux coulisses d’un drame en train de se mettre en place, et cela m’a immédiatement interpellée en tant que dessinatrice. C’est ainsi que s’est construite ma vision de cette adaptation.

Simenon : Les Clients d’Avrenos
Jean-Luc Fromental & Laureline Mattiussi d’après l’oeuvre de Georges Simenon © Dargaud

Les personnages principaux, Jonsac, Nouchi et Lélia, m’ont donné l’impression d’avoir une part d’enfance en eux. Jonsac semble éprouver des difficultés à affirmer ses désirs, notamment envers Nouchi, qu’il convoite sans vraiment oser. Nouchi, quant à elle, se laisse porter par les événements avec une forme d’insouciance et une espièglerie presque enfantine. Lélia, bien que différente, s’inscrit aussi dans cette dynamique. Cette lecture vous semble-t-elle juste ?

Fromental : C’est une lecture très intéressante. J’ai une théorie sur l’être humain en général : l’âge adulte, à proprement parler, n’existe pas. C’est une construction sociale, quelque chose que l’on prétend être à partir du moment où l’on a des enfants, mais ce n’est pas une étape biologique. Il y a l’enfance, l’adolescence, puis la vieillesse. L’âge adulte, lui, est une sorte de zone marécageuse où chacun reste ancré dans ce qu’il a été le plus profondément : un enfant ou un adolescent.

Chez Simenon, je ressens une proximité bien plus marquée avec l’adolescence qu’avec l’enfance. Pour lui, l’enfance semble être un paradis naïf, peuplé de licornes, un espace simple et insouciant. En revanche, la vie commence véritablement à l’adolescence, avec ses contradictions et ses rébellions. Simenon a conservé, jusqu’à la fin de sa vie, cette vision de l’existence comme un conflit permanent contre quelque chose d’indéfinissable : la vie elle-même, la société, la religion, tout ce qui peut être perçu comme une contrainte pour l’individu.

J’ai déjà exploré cette thématique dans une autre adaptation de Simenon, La Neige était sale, où le protagoniste est un adolescent à l’esprit profondément rebelle, refusant d’adhérer à ce qu’il imagine être le mode de pensée des adultes. Mais au fil du récit, il comprend que l’enjeu n’est pas là : mûrir, ce n’est pas adopter une posture de révolte permanente, c’est parvenir à une forme de compréhension du monde – et c’est peut-être à ce moment-là qu’on devient vieux.

Pour en revenir à ces trois personnages, je ne dirais pas qu’ils sont des enfants à proprement parler. S’il y en a un qui s’en rapproche, ce serait sans doute Jonsac, qui perçoit les hommes comme des enfants eux-mêmes, destructeurs, incapables de gérer leurs propres jouets. Nouchi, elle, est une survivante, une petite fille traumatisée qui a vu sa sœur se prostituer pour lui offrir des pains au chocolat. Quant à Lélia, c’est une bourgeoise alanguie qui cherche une idée de l’amour à travers les livres. D’ailleurs, à la fin du récit, elle en lit un dont on ne distingue pas le titre. Laureline, qui déteste l’évidence, a refusé de me suivre sur ce détail.

Mattiussi : Ce n’est pas que je n’ai pas voulu me suivre, c’est qu’il y avait un rapport de cadrage…

Fromental : J’ai compris. Mais c’était Madame Bovary. Pour moi, ce détail était essentiel, car le roman de Flaubert incarne l’ennui et l’insatisfaction permanente. Emma Bovary est cette femme qui croit que la vraie vie l’attend toujours au prochain tournant, sans jamais parvenir à la saisir, et qui finit par la rater à force d’attendre.

On retrouve ici trois visions de l’humanité, avec un enfant au centre : Jonsac, incapable de prendre une décision parce qu’il vit sous l’ombre écrasante de sa mère. Sa présence est à peine évoquée dans le récit, mais elle plane sur lui comme un surmoi oppressant, le surveillant en permanence.

Puis, il y a Nouchi, prête à tout parce que, comme elle le dit si bien dans une phrase extraordinaire empruntée à Simenon : « C’est trop bête d’être pauvre ». Une réflexion d’une justesse crue, surtout dans la bouche d’une jeune danseuse qui tente simplement de survivre.

Et enfin, Lélia, la bourgeoise insouciante, qui ne réalise pas la chance qu’elle a et se berce d’illusions sur un amour idéalisé. Elle attend un prince charmant sur son destrier, mais quand ce dernier tente de l’embrasser, la magie s’évapore aussitôt. C’est un regard très juste sur ces dynamiques humaines, et c’est ce qui rend le récit si percutant.

Simenon : Les Clients d’Avrenos
Jean-Luc Fromental & Laureline Mattiussi d’après l’oeuvre de Georges Simenon © Dargaud

Pouvez-vous nous parler de votre approche graphique sur cet album ? Comment avez-vous travaillé les ambiances, notamment pour retranscrire la Turquie de l’époque ? Quelle est votre technique de dessin et comment l’avez-vous adaptée à ce projet ?

Mattiussi : Cet album a nécessité un immense travail de recherche iconographique. Je crois que je n’ai jamais rassemblé autant de documentation pour un projet. Tant mieux si, malgré cette rigueur documentaire, l’ensemble parvient à rester vivant et immersif.

Concernant ma technique, je travaille de manière traditionnelle, à l’encre de Chine et au pinceau, entièrement à la main. Ensuite, la mise en couleur est réalisée numériquement par Isabelle Merlet et Jean-Jacques Rouger.

Combien de temps avez-vous consacré à la réalisation de cet album ?

Mattiussi : Il m’a fallu environ un an et trois mois pour réaliser cet album.

Fromental : Nous avons travaillé au fil de l’eau, sans que je fournisse l’intégralité du script dès le départ. C’est une méthode intéressante avec les dessinateurs qui acceptent ce processus, car certains préfèrent avoir l’ensemble du texte avant de commencer.

Dans ce cas, le dessin avançait parallèlement à l’écriture, ce qui ouvrait de nouvelles possibilités. Voir les planches en cours permet d’ajuster l’écriture en fonction du travail graphique, ce qui n’est pas possible lorsque le scénario est figé en amont. Cela nous a permis d’affiner progressivement notre approche et, petit à petit, j’ai pu m’appuyer davantage sur l’image, en laissant au dessin la responsabilité d’exprimer ce que le roman formulait par les mots. Certaines ambiances ou émotions n’avaient plus besoin d’être écrites puisqu’elles existaient déjà dans le langage visuel.

J’ai été particulièrement admiratif de la finesse du trait en noir et blanc, que j’ai découvert avant l’ajout des couleurs. Les coloristes ont fait un travail remarquable, même si, ironiquement, leur intervention a en quelque sorte atténué la pureté de cette ligne initiale.

Simenon : Les Clients d’Avrenos
Jean-Luc Fromental & Laureline Mattiussi d’après l’oeuvre de Georges Simenon © Dargaud

Quels sont vos prochains projets ? Travaillez-vous déjà sur une nouvelle adaptation ?

Fromental : Oui, je travaille actuellement sur une nouvelle adaptation avec Christian Durieux. Il s’agit de Le Coup de lune, un roman de Simenon qui se déroule à Libreville, au Gabon. Serge Gainsbourg en avait d’ailleurs tiré un film intitulé Équateur. C’est un récit des années 1930, qui plonge dans l’univers colonial, un cadre particulièrement dur et complexe. C’est un sujet délicat à traiter, qui demande beaucoup de sensibilité pour éviter les clichés coloniaux et les écueils habituels. D’ailleurs, Simenon avait un regard ambivalent sur la question coloniale. Il était très critique à l’égard du Congo et du régime de Léopold II. À travers ses écrits journalistiques, il dénonçait avec force la violence de ce système.

Et vous, Laureline ?

Mattiussi : Je travaille actuellement sur un projet de spectacle dessiné qui aboutira ensuite à un livre, en suivant un processus inverse de l’habitude. Généralement, on adapte les livres à la scène, mais ici, je vais d’abord créer des images pour le spectacle avant de les transposer en livre.

À l’origine, ce projet était pensé comme un ouvrage. L’histoire se déroule dans les années 1950 aux États-Unis, en noir et blanc, ce qui offre une atmosphère très différente de mon travail sur Les Clients d’Avrenos. Mais c’est aussi ce que j’aime dans mon métier : pouvoir explorer des univers variés et changer d’ambiance d’un projet à l’autre.

Simenon : Les Clients d’Avrenos
Jean-Luc Fromental & Laureline Mattiussi d’après l’oeuvre de Georges Simenon © Dargaud

Par Christian MISSIA Dio

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Code EAN : 9782505121572

En médaillon : Jean-Luc Fromental & Laureline Mattiussi
Photo © Christian Missia Dio

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Simenon : Les Clients d’Avrenos - Par Jean-Luc Fromental & Laureline Mattiussi d’après l’oeuvre de Georges Simenon - Dargaud. 220 x 288 mm. 88 pages couleur. 22,95 €. Album paru le 31 janvier 2025.

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Dargaud ✍ Jean-Luc Fromental ✏️ Laureline Mattiussi 🎨 Isabelle Merlet 🎨 Jean-Jacques Rouger à partir de 16 ans Policier, Thriller Polar Adaptation littéraire France
 
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