Memento Mori – Par Floc’h et Fromental – Le Dilettante

Par Didier PASAMONIK Favori de la rédaction 9 février 2026 
C’était une friandise graphique produite jadis par Floc’h pour le petit label Carton Éditions. Deux fois quinze couvertures pastiches de la revue « Life », avec des portraits de célébrités comme Floc’h sait si bien les faire. Il y a quelque chose de warholien chez lui : il transforme le moindre visage en icône.

Dans ce recueil augmenté sous-titré «  Manuel de savoir-vivre et mourir  », ce sont trois périodes de portraits qui sont réunies : Life, High Life et Life after Life.

Presque tous les modèles sont morts. D’où ce titre, un adage latin qui signifie « Souviens-toi que tu es en train de mourir  ». Nous sommes dans le genre artistique de la Vanité, mais avec le souvenir d’êtres vivants. Floc’h, par son trait, ses compositions, ses couleurs, leur donne une dimension moderne, picturale… Pop Art, en vérité.

Seulement voilà : ces icônes, le temps passant, deviennent de plus en plus cryptiques pour les jeunes générations. Cole Porter, Somerset Maugham, Harold Pinter… «  Kicéça ? » Alors, Jean-Luc Fromental, de sa blanche plume, vient compléter la ligne, « plus claire que claire », la ligne blanche de Floc’h. Lequel, désireux d’atteindre le Graal minimaliste, adorne son ouvrage d’une couverture d’une… immaculée conception. Blanche, quoi.

Car le Memento Mori ne s’applique pas qu’aux personnes dont on ne conserve même pas le souvenir — d’où l’intérêt des textes de Fromental, toujours subtils, toujours bien écrits, qui contextualisent et caractérisent les personnalités portraiturées. L’avertissement s’applique aussi au trait, à l’art : Floc’h nous le rappelle, lui aussi voué un jour à l’oubli.

Par Didier PASAMONIK

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Code EAN : 9791030801866

À paraître le 18 mars 2026

Le Dilettante ✍ Jean-Luc Fromental ✏️ Floc’h France
 
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4 Messages :
  • Floc’h n’a vraiment pas à se soucier de son héritage : il fait partie de ces rares artistes qui ne fondent pas une école de suiveurs, mais laissent une mesure, un niveau d’exigence. En transformant la ligne claire en véritable littérature visuelle – élégante, mélancolique, profondément habitée – il a déjà gagné sa place dans la durée.

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  • On précisera, par honnêteté artistique bien sûr, que tous les dessins anciens présents dans Life et High Life sont des recopies par Floc’h lui-même et non pas les dessins originaux réalisés dans les années 1980, ceci afin de ne pas décevoir (dans le sens anglais, tromper) les éventuels acheteurs qui penseraient acquérir une pièce historique ! Le galeriste passera, on n’en doute pas, le message clairement sur sa liste des oeuvres !

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    • Répondu par Jack Huze le 11 mars à  16:56 :

      Vous ne croyez pas si bien dire ! Je viens de recevoir un message de 2DGalleries avec le dessin de couverture de Life de Robert Michum. La galerie qui le vend prétend que le dessin date de 1986 et que c’est bien le dessin d’origine des livres Carton. C’est pourtant de l’autoplagiat de Floc’h qui a refait le dessin, assez fidèlement, c’est certain, mais l’œil averti aura distingué tant d’indices qui montrent que ce n’est pas le dessin d’origine ! Ce n’est pas nouveau de sa part. Il a toujours fait ça. Le dessin du portrait d’Yves Klein, des portraits de Woody Allen pour les plus célèbres, il en a fait des tonnes en faisant toujours croire que c’est le dessin original ! La vigilance est nécessaire pour ne pas se faire avoir et ne pas croire acheter un dessin historique ! Ça reste un beau dessin mais ce n’est pas l’original, l’authenticité an encore un sens, non ? Bref, on nous ment ! Et que fait le galeriste dans tout cela ? Est il complice du mensonge ou ne s’en rend il pas compte tout simplement ! D’autres dessins comme le Judy Garland, Le Crumb (tête refaite de Crumb), tout est refait ! Floc’h serait il passé à l’IA ?

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  • Bonjour : Tous ces portraits font penser indirectement aux visages réalisés dans le cadre d’une exposition a la galerie Pixi en 2001 et qui furent l’objet d’un portfolio sympathique a tirage très limite.

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