Pas mal
25 janvier 2025
Tsubasa a retrouvé Sôta avec qui il décide de vivre. Mais ils ne sont pas seuls puisque Kenta et Ayano habitent avec eux. Ensemble, ils tentent d’être une famille heureuse, mais rapidement, le comportement de Kenta se révèle être étrange.
Ce qui ressort de cette famille artificielle, c’est la superficialité des relations, car personne ne s’exprime vraiment à cause de Sôta. En fait, il fait tout pour conserver un bonheur de façade pour éviter des conflits et briser cette nouvelle famille. Tout le monde fait semblant, ce qui rend leurs rapports loin d’être authentiques. Cette fausse bonne ambiance mène au malaise que l’on ressent à travers le personnage de Tsubasa. Le manque de communication et d’écoute sont très bien reflétés par le personnage de Kenta.
C’est pourtant au moment où l’idylle de Sôta vole en éclats que les personnages se sentent réellement proches et qu’ils s’accordent avec eux-mêmes. Car pour pouvoir créer de vrais liens, il est important de discuter de ce qui ne va pas.
D’ailleurs, le comportement des gens à l’égard de Kenta indique qu’ils se sont créés une image de lui qui les arrange sans le considérer vraiment. Il y a un manque de reconnaissance de l’autre et une absence de prise en compte de la personne qui est réellement en face. Cette façon d’agir explique le mal-être du garçon, accentué par Sôta qui a des œillères.
Les évènements qui nous sont ici montrés témoignent du fait qu’aucune famille n’est parfaite. Après tout, les conflits sont des choses humaines qu’il ne faut pas ignorer pour pouvoir entretenir une relation.
Ce qui interpelle aussi, c’est la mise en scène autour de la désillusion et des regrets qu’un enfant ressent en grandissant et en voyant sa famille s’effriter. C’est mis en lumière notamment avec Tsubasa et avec Nakajima qui ont vu l’ambiance de leur famille se dégrader. Leur passé nous apparaît comme parfait et remplit de souvenirs heureux alors que leur présent semble gris et dépourvu de moments agréables en famille. Un sentiment de culpabilité transparaît chez eux et est lié aux dysfonctionnements de leur famille qui est devenue un fardeau qu’ils portent. L’œuvre dépeint parfaitement un enfant qui est bouleversé en observant sa famille se briser et qui se sent perdu.
Cependant, l’auteur continue d’ajouter de nouvelles intrigues et de nouvelles problématiques sans pour autant apporter de développement à ce qui est déjà mis en place. En plus, la fin est proche, mais peu de choses ont été exploitées donnant un ensemble assez confus et brouillon.
Dans l’ensemble, on voit que l’impact de la famille sur les enfants est très bien mis en scène. Il s’en dégage que la communication et l’écoute sont primordiaux pour garder des liens sains quitte à se froisser parfois. Même si l’auteur parvient à mettre en scène des sujets intéressants, il semble avoir mis de côté la plupart des personnages et des situations qu’ils nous a montré auparavant. Il est difficile de croire que le dernier tome pourra apporter une conclusion claire et cohérente.
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.