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Vous avez été remarqué très tôt avec une mention honorable au JUMP Treasure Newcomer Manga Award en 2011. Pouvez-vous nous parler du projet qui vous a valu cette distinction ?
Genki Ono : Il s’agissait de l’histoire d’une jeune fille tout à fait ordinaire qui voit arriver dans sa classe un garçon ne maîtrisant pas les codes de la société actuelle. Leur rencontre est au cœur du récit. On y retrouvait également une dimension liée aux arts martiaux : tous deux partageaient un intérêt pour certaines techniques, ce qui les rapprochait progressivement. Avec le recul, je pense qu’il y avait déjà dans ce projet des éléments de comédie romantique.
Quand vous regardez votre parcours aujourd’hui, quel moment a été le plus déterminant dans votre évolution de mangaka ?
Le moment le plus déterminant a sans doute été celui où j’ai décidé de me lancer dans Hima-Ten ! en me disant que j’allais essayer de créer une véritable comédie romantique et m’y consacrer sérieusement.
Votre première série,Full Drive, portait sur le tennis de table. Pourquoi avoir commencé par un manga de sport ?
L’idée est née au cours de discussions avec mon éditeur. Nous voulions créer un manga de sport avec des scènes d’action cool, et le tennis de table s’est rapidement imposé, notamment parce qu’il existait encore peu de mangas consacrés à ce sport. À l’époque, c’était un sport qui m’intéressait.
Y a-t-il des mangas, romans, films ou jeux vidéo qui influencent particulièrement votre manière de raconter vos histoires ?
Je ne pense pas qu’il y ait une œuvre en particulier qui ait directement influencé la création de Hima-Ten !. Mais si je devais citer une comédie romantique qui a peut-être eu une influence ce serait Nisekoi. J’ai également regardé beaucoup de dramas coréens romantiques sur Netflix. Quant aux films en prises de vues réelles, je dirai Titanic, car j’aime beaucoup les histoires d’amour.
Entre Full Drive et Hima-Ten !, vous avez réalisé plusieurs one-shots. Qu’est-ce que ce format court vous a apporté ?
Dans un récit court, il faut raconter une histoire avec des personnages que les lecteurs ne connaissent pas encore, tout en réussissant à les rendre attachants. Il faut aussi créer des scènes suffisamment marquantes pour donner envie de les suivre. C’est une forme de divertissement très classique. Dans une série longue, on peut construire ce type de séquences à plusieurs reprises au fil du récit, alors que dans un one-shot, il faut réussir à tout concentrer en une seule histoire. C’est ce que ce format m’a appris.
Le genre de la comédie romantique est très codifié. Qu’est-ce que vous vouliez apporter de différent avec Hima-Ten ! ?
Le fait que le protagoniste travaille comme homme de ménage est déjà, selon moi, un élément assez unique.
Hima-Ten ! joue beaucoup sur le contraste entre image publique et réalité intime. D’où est venue l’idée de cette opposition entre une influenceuse parfaite et son quotidien beaucoup plus chaotique ?
C’est précisément cette opposition que je voulais mettre en scène dans le manga. C’est aussi pour cette raison que j’ai choisi de faire du protagoniste un homme de ménage. Dès le départ, mon objectif était de montrer le contraste entre l’image parfaite d’une influenceuse et un quotidien en réalité beaucoup plus chaotique. Le ménage est d’ailleurs le fil conducteur de la série, notamment dans la relation entre Tenichi et Himari.
Selon vous, qu’est-ce qui rend une romance attachante pour les lecteurs ?
Je pense que l’un des principaux attraits de la comédie romantique réside dans ses héroïnes. Il est important de créer des personnages mignons auxquels les lecteurs peuvent s’attacher.
Quel personnage de Hima-Ten ! vous ressemble le plus ?
Himari ! Plus la série avance, plus je me rends compte qu’elle me ressemble. (rires)
Si vous deviez résumer Hima-Ten ! en une seule idée, laquelle serait-elle ?
Une histoire d’amour maladroite car les personnages sont tous maladroits !
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