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Bon
23 mai 2026
Le jour ou Elias se fait tabasser, Seydou commence à enquêter pour trouver ses agresseurs. Il va se plonger dans cette traque qui va l’entraîner beaucoup plus loin que ce qu’il imaginait. Avec ce récit, à l’ambiance autobiographique mais sans décrire des faits réels, Rakajoo nous entraîne dans cette vie qu’il connaît bien, que ce soit la cité ou le club de boxe, et crée un polar à la mise en scène rapide et violente. Les images sont sombres et simples, le trait incisif, le scénario clair et percutant.
Le scénario reprend des codes du polar urbain : les trafiquants, le jeune qui veut se venger et qui va enquêter, l’action, les bastons, les trahisons, les révélations. L’ensemble est bien rythmé et les dialogues sont précis et sonnent bien. Le dessin est sombre et simple : les traits sont anguleux mais les personnages sont bien distinctifs. Certaines pages sur fond noir et lors d’action de nuit sont par moment un peu difficiles à suivre. Mais la mise en couleurs, principalement des aplats assez vifs, compense cet effet. L’accent est mis sur les personnages et leur gestuelle, notamment lors des combats ou les postures sont assez dynamiques et réalistes. Les décors sont plus stylisés que réalistes et servent avant tout à se repérer dans l’action mais ne sont pas particulièrement détaillés.
Né en 1986, Rakajoo est passé par l’école Kourtrajmé, puis a réalisé des fresques et mené en parallèle une activité de haut niveau de Muay-thaï, puis en boxe anglaise puis en MMA. Il a exposé récemment ses toiles au Palais de Tokyo et réalisé ici sa première bande dessinée.
Il a été élevé à la BD franco-belge et ressent de la fierté d’être publié chez le même éditeur que Tintin. Un parcours complètement éclectique, qui montre une énorme volonté et un dynamisme tout à fait admirable. Cette première BD est un bon début et est un plaisir de lecture qui donne envie d’y voir une suite.
Par Laurent MENUT
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Entre les cordes - Par Rakajoo - Ed. Casterman
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