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17 août 2024
Carlos vit à Sant Pere, en banlieue de Barcelone dans les années 1990. Avec sa bande, maintenant tous adolescents, ils passent leurs journées d’étés entre la plage et les terrains de foot du centre ville. Sur les gradins du City stade, tous les jours s’assoit un mystérieux garçon... Il est toujours là, Carlos et ses amis le connaissent, ils vivent dans le même quartier. Il est plus vieux qu’eux, est très renfermé, il n’a pas d’ami et la bande ne connait pas son vrai nom c’est pourquoi ils le surnomme Bebeto du nom du célèbre footballeur brésilien.
Un jour, alors qu’il manque un joueur dans leur équipe, Carlos invite Bebeto à combler la place vacante. Ce pas vers le garçon inconnu marque le point de départ d’une nouvelle amitié.
Pour son premier album en solo, l’auteur espagnol Javi Rey puise dans ses souvenirs. Mais bien qu’elle soit hautement nostalgique, l’histoire d’On l’appelait Bebeto n’est pas autobiographique. L’intrigue joue sur l’intime que l’on cultive en chacun de nous. Les aventures de Carlos et de sa bande on quelque chose d’universel, ce je ne sais quoi de doucereux que l’on a expérimenté dans Cinema Paradiso ou Les Beaux Étés.
Amour, amitié, jeux, bêtises, exploration des limites… les étés dépeints dans l’album sont des plus formateurs. Avec son trait semi-réaliste rond et infiniment doux et sa mise en couleur jouant sur les tons pastels caractéristiques, On l’appelait Bebeto est une lecture-parenthèse, un instant d’émotion qui arrive à point nommé en cette fin d’été, à inscrire au feutre indélébile dans nos souvenirs, avant de commencer une nouvelle année plus contraignante.
Par Kelian NGUYEN
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