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Avec L’Arnaque des Nouveaux Pères, vous signez une enquête en BD au titre volontairement provocateur. Faut-il y voir une remise en cause frontale de cette figure paternelle moderne souvent idéalisée ?
Stéphane Jourdain : Le titre s’est imposé au fil de l’enquête. Nous sommes rapidement arrivés à ce constat : il existe un écart flagrant entre le « contrat » que l’on vend à de nombreuses femmes hétérosexuelles — celui d’un couple égalitaire avec un père pleinement investi — et la réalité qu’elles vivent une fois les enfants arrivés. Le mot arnaque nous a semblé le plus juste pour résumer cette dissonance. Il peut sembler un peu daté ou provocateur, presque comme le titre d’une mauvaise émission de télévision, mais il correspondait parfaitement à ce que nous avions mis en lumière.
Cette bande dessinée s’inscrit dans la continuité de notre précédent travail, Les Contraceptés – Enquête sur le dernier tabou, consacré à la contraception masculine. Dans notre entourage mais aussi avec des pères — que nous avons été amenés à creuser cette question : que se passe-t-il concrètement dans les foyers une fois que les enfants sont là ? Qui fait quoi ? Et très souvent, les témoignages faisaient apparaître une répartition inégalitaire, en contradiction avec l’image idéalisée du « nouveau père » qu’on nous présente aujourd’hui.
Guillaume Daudin : À un moment, nous avions envisagé d’ajouter un sous-titre : “Bienvenue dans le papa patriarcat”. J’aimais bien cette formule, car elle illustre bien ce que nous voulions montrer : les mécanismes d’un système où les hommes peuvent être pères, occuper la place de parent, tout en en faisant objectivement moins — sans que cela ne choque vraiment. Et ce, tout en entretenant l’idée qu’ils en font déjà beaucoup. C’est précisément ce paradoxe que nous avons voulu mettre en lumière.
Si je ne me trompe pas, vous avez entamé cette enquête autour de la période du Covid. L’avez-vous commencée avant la pandémie, ou dans son sillage ?
Jourdain : Non, on l’a commencé plutôt en 2022, je dirais.
Quel a été le déclic qui vous a poussés à vous lancer dans cette enquête ?
Daudin : Nous avions déjà réalisé une première BD sur la contraception masculine, un sujet encore peu traité à l’époque, ou du moins rarement abordé sous forme d’enquête. Ce travail avait bien fonctionné, notre duo aussi, et cela nous a donné envie de poursuivre sur une autre thématique.
Nous avons été profondément marqués par le mouvement #MeToo, tant par la parole des femmes que par toute la production intellectuelle qui l’a accompagné. En tant que journalistes, mais aussi en tant qu’hommes, nous avions envie de continuer à explorer ces questions. Il nous fallait simplement trouver un angle pertinent. Et c’est en réfléchissant à ce qui avait été peu traité que nous avons identifié ce terrain encore peu investi : celui de la paternité, telle qu’elle est vécue aujourd’hui dans les foyers.
Jourdain : Oui, clairement, en tant qu’homme, je me sentais directement concerné. Quand nous avons commencé à travailler sur cette enquête, ma fille avait deux ou trois ans. Avec ma compagne, nous étions en plein dans ces questions du quotidien : qui fait quoi, comment, est-ce que c’est juste ?
C’est là qu’on prend conscience que la vie domestique, même au sein d’un couple qui se veut égalitaire, reste traversée par des dynamiques sociales plus larges — notamment par les logiques patriarcales. Même en étant sensibilisé à ces enjeux, je me suis surpris à reproduire certains schémas. Ce décalage entre les intentions et la réalité m’a donné envie de creuser le sujet, de le documenter.
Avant notre entretien, je vous ai confié que la lecture de votre enquête m’avait amené à reconsidérer certaines situations personnelles, notamment une remarque désobligeante reçue lorsque j’évoquais mon implication dans les activités sportives de mon fils. Sur le moment, je ne comprenais pas la critique, car il s’agissait d’un engagement réel. Mais à la lecture de votre livre, j’ai mieux saisi ce que cela révèle sur la manière dont certaines tâches parentales sont valorisées, ou non. Dans vos parcours respectifs de pères, cette enquête a-t-elle modifié votre regard sur votre propre répartition des tâches et sur les formes d’implication que vous considériez jusque-là comme naturelles ou équilibrées ?
Daudin : C’est assez ambivalent, en réalité. La réalisation de cette BD m’a permis de progresser sur certains points concrets. Par exemple, avec ma compagne, nous avons instauré une répartition claire du rituel du soir : chacun lit trois histoires à notre fils. Cela peut sembler anodin, mais ça évite les déséquilibres implicites et clarifie les rôles.
En revanche, sur d’autres aspects, les choses évoluent plus lentement. Malgré les efforts pour poser des règles, il arrive encore que ma compagne prenne en charge une part plus importante des tâches domestiques et parentales, alors même qu’elle a une carrière plus exigeante que la mienne. C’est un tiraillement permanent. J’ai conscience que si je laisse faire, sans vigilance, je risque malgré moi de me retrouver à en faire de moins en moins. C’est un combat quotidien, et il demande de l’attention constante.
Jourdain : Cette enquête m’a profondément interpellé sur le plan personnel. Elle m’a permis de prendre conscience de certains déséquilibres dans mon propre couple, notamment dans la répartition des tâches domestiques. Ma compagne m’a fait remarquer, par exemple, que j’attendais parfois des félicitations pour des gestes du quotidien — un schéma que nous avons intégré dans la BD. Cela m’a poussé à entamer un travail de remise en question. Ce processus est en cours, et même s’il n’est jamais totalement terminé, j’essaie concrètement de corriger ces automatismes.
Le voyage en Suède, que nous évoquons également dans l’ouvrage, m’a particulièrement marqué. J’y ai découvert un modèle de société où les pères passent davantage de temps avec leurs enfants. Cela m’a donné envie d’en faire plus moi-même. Même si un deuxième enfant n’est pas prévu, je me suis dit que si cela arrivait, j’aimerais organiser ma vie autrement pour m’impliquer davantage dès le départ. En attendant, j’essaie déjà de dégager plus de temps pour être présent avec ma fille.
Il y a un passage particulièrement fort dans votre enquête : celui où vous interrogez vos propres pères sur leur rapport à la paternité. C’est un moment où l’intime s’entrelace avec le travail journalistique. Quel effet cela a-t-il eu sur vous ? Quel regard portiez-vous sur vos pères avant ces échanges, et en quoi a-t-il évolué après coup ?
Daudin : C’est une très bonne question. Honnêtement, cela nous a un peu embarrassés, Stéphane et moi. On savait que ce passage avec nos pères avait toute sa place dans le projet, que c’était une bonne idée sur le fond — mais on a longtemps repoussé le moment. On n’en avait pas vraiment envie.
Cela en dit long, je crois, sur les relations père-fils aujourd’hui. Dans mon cas, j’ai un père très discret, peu enclin à exprimer ce qu’il ressent. Je savais donc que ce serait un moment inconfortable, pour lui comme pour moi — et d’une certaine manière, je reproduis cette retenue.
Cela dit, l’échange a été précieux. Même si j’ai parfois du mal à faire la part entre ce qui relève de la sincérité et ce qui relève de l’image qu’il souhaite renvoyer, cela reste un exercice extrêmement salutaire. J’encourage d’ailleurs toutes les lectrices et tous les lecteurs à tenter cette démarche.
Jourdain : Cet entretien avec mon père m’a permis de porter un regard un peu différent sur lui, notamment en recontextualisant sa paternité dans l’époque et les conditions sociales qu’il vivait. Il n’avait pas le même type de métier que nous aujourd’hui. Il était employé de banque, en bas de l’échelle, et travaillait parfois de nuit — notamment dans une agence située dans un aéroport. Ce mode de vie rendait évidemment plus compliqué un engagement parental à plein temps.
Mais en même temps, il m’a raconté qu’il changeait nos couches, qu’il prenait parfois le relais, ce qui n’était pas si courant pour les pères de sa génération. J’avais à la fois envie d’avoir cette conversation et une certaine appréhension. Finalement, c’était une discussion utile, à la fois sur le plan personnel et pour l’enquête. Elle apporte un éclairage précieux au récit.
Concrètement, comment vous êtes-vous répartis les rôles entre l’enquête et l’écriture du scénario ? Quels sont, selon vous, les points forts que chacun a apportés à l’élaboration de cette bande dessinée ?
Daudin : On pourrait presque commencer par évoquer nos points faibles… Mais plus sérieusement, nous avons réparti les chapitres en fonction de nos centres d’intérêt ou de nos contacts. Par exemple, Stéphane tenait particulièrement à travailler sur le volet entreprise et monde du travail, tandis que j’ai pris en charge celui consacré à la violence, un sujet qui me tenait à cœur.
Certains éléments ont été réalisés en duo, d’autres en solo, selon une méthode assez fluide : l’un rédige un premier jet de scénario, l’autre intervient ensuite pour amender, ajuster. On s’organise aussi des journées de travail à deux, pour rencontrer des personnes, avancer sur certains points, faire le bilan.
Nos façons de travailler sont assez différentes mais très complémentaires. J’ai tendance à vouloir creuser encore et encore, parfois à l’excès. Stéphane Jourdain, lui, sait s’arrêter au bon moment, lorsqu’il sent que l’on a suffisamment de matière pour construire un récit solide. Cela crée un bon équilibre entre nos deux tempéraments.
Jourdain : Ce qui est très précieux dans notre collaboration, c’est que Guillaume Daudin réalise un travail de recherche extrêmement rigoureux. Avec lui, on est certain de ne rien oublier. Cela nous permet ensuite de faire des choix éclairés, en décidant délibérément de mettre certains éléments de côté pour mieux nous concentrer sur d’autres.
Nous nous appuyons aussi beaucoup sur le travail des chercheurs et chercheuses, qui sont nombreux à produire des analyses solides sur ces questions. C’était déjà le cas dans notre précédente bande dessinée sur la contraception masculine. Nous avons la chance de vivre dans un pays où les travaux académiques, mais aussi ceux des militantes et autrices féministes, sont accessibles et nourrissent notre réflexion. Il nous arrive de culpabiliser un peu d’utiliser leur matière, mais en réalité, ces ressources sont là pour être partagées et diffusées. C’est une richesse dont il serait dommage de se priver.
Votre précédente enquête sur la contraception masculine résonne fortement avec des situations concrètes que vivent de nombreux couples. À la lecture de vos ouvrages, certains lecteurs peuvent être amenés à s’interroger sur la répartition des responsabilités contraceptives, notamment lorsque, après plusieurs enfants, la question de “qui prend en charge l’après” se pose.
Dans de nombreux cas, les femmes refusent de recourir à la pilule ou à des méthodes médicalement intrusives, tandis que l’idée de vasectomie suscite encore chez beaucoup d’hommes une forme de résistance symbolique, parfois liée à une perception de perte ou de castration. Au fil de votre enquête, avez-vous souvent été confrontés à ce type de réticences ? Cette réaction vous semble-t-elle encore majoritaire, ou sentez-vous qu’un changement culturel est en cours ?
Jourdain : Guillaume n’a pas eu à chercher bien loin, la question était littéralement à portée de main. Et bien sûr, c’est exactement le cœur de notre précédent ouvrage : cette difficulté, pour de nombreux hommes, à envisager la contraception comme une responsabilité partagée, en particulier lorsqu’il s’agit de vasectomie.
Daudin : Oui, c’est exactement le sujet des Contraceptés, notre précédente enquête. Nous y racontons aussi nos propres trajectoires. À l’origine, c’est une question que je me posais avec ma compagne : comment gérer la contraception ? En creusant, j’ai découvert qu’en France, des hommes développent et expérimentent depuis plus de quarante ans des méthodes de contraception masculine — et pourtant, on n’en entend quasiment jamais parler.
Avec Stéphane, on a alors réalisé à quel point nous étions ignorants sur ce sujet, alors qu’il existe des alternatives concrètes. Je me souviens, adolescent, avoir regardé Friends : à un moment, un personnage évoque la vasectomie, et le simple mot provoque malaise et rires. C’est révélateur. En France — et sans doute en Belgique aussi — le terme fait peur, reste tabou.
Or, dans d’autres pays, la vasectomie est banalisée, perçue comme une solution courante et responsable. Dans notre enquête, nous avons rencontré de nombreux hommes bien informés, qui ont franchi ce cap sans crainte. La BD retrace justement ce cheminement : au départ, nous étions nous-mêmes un peu réticents, voire effrayés. Et puis, progressivement, cette peur a laissé place à une réflexion plus apaisée, plus lucide. Aujourd’hui, j’utilise une méthode de contraception masculine — ce qui, pour moi, aurait été inimaginable au départ.
Jourdain : En ce qui me concerne, j’ai fini par faire une vasectomie.
Daudin : Oui, tu as fini par faire une vasectomie. En tout cas, c’est ce qui s’est passé après Les Contraceptés.
Jourdain : Je me souviens qu’il y a quatre ou cinq ans, un collaborateur de La Revue Dessinée nous avait confié avoir fait une vasectomie. À l’époque, cela m’avait paru totalement exceptionnel, presque inconcevable.
Depuis, nous avons rencontré de nombreuses personnes concernées, moi-même je suis passé par là, et ce qui m’a frappé, c’est le décalage énorme entre les fantasmes que cette intervention pouvait susciter et la réalité. Par exemple, un ami qui s’est fait opérer récemment m’a raconté qu’il n’avait même pas eu de pansement, alors que dans mon cas, j’en avais un énorme — au point que c’en devenait gênant pour les gestes les plus basiques du quotidien !
Mais au final, cette opération ne change rien : ni sur le plan sexuel, ni dans la vie de famille, ni dans le rapport à soi. Ce qui était autrefois un acte perçu comme radical, voire marginal, devient aujourd’hui de plus en plus banal en France. Ce qui relevait presque d’un manifeste politique est en train de s’inscrire dans le quotidien.
Daudin : Le nombre de vasectomies réalisées en France a littéralement explosé en l’espace de cinq ans. On est passé d’environ 4 000 à 5 000 interventions par an à près de 30 000, voire 40 000 aujourd’hui. Ce n’est pas encore aussi courant que dans certains pays anglo-saxons, mais cela devient une pratique de plus en plus répandue.
La question de la charge mentale liée à la parentalité — encore très largement assumée par les femmes — est un thème fort de votre enquête, qui prolonge d’ailleurs certaines réflexions abordées dans votre précédent ouvrage. C’est dans ce contexte que vous avez collaboré avec le dessinateur Antoine Grimée. Comment s’est organisé ce travail à trois ? Quel a été votre mode de fonctionnement au quotidien avec lui ?
Jourdain : On a vraiment vécu une sorte d’idylle créative avec Antoine Grimée — sans ironie. La collaboration a été d’une fluidité rare pendant de nombreux mois. Concrètement, nous lui envoyions des scénarios de chapitres, parfois très détaillés, parfois plus esquissés.
En tant que scénaristes non dessinateurs, il a fallu intégrer peu à peu le langage de la bande dessinée. On ne pouvait plus simplement transmettre un texte et attendre qu’il le mette en images : il fallait déjà penser en cases, en pages, en rythme narratif.
Par moments, nous lui proposions des mises en page très précises, case par case. À d’autres, nous lui disions simplement : « Là, on n’a pas d’idée, fais comme tu le sens ». Et à chaque fois, il revenait avec des propositions brillantes, souvent inventives, même sur des sujets a priori peu visuels comme les statistiques. Je crois qu’il n’y a eu qu’un seul dessin, sur l’ensemble du livre, où nous avons émis une réserve. Le reste, c’était souvent du premier jet. Même la couverture a été conçue en deux heures, via WhatsApp — Antoine étant basé au Luxembourg. Quelques échanges rapides, une idée partagée, et c’était fait.
Daudin : Ce qui est assez amusant, c’est que durant l’enquête, un ancien ministre que nous interrogions nous a annoncé en début d’entretien : « À telle heure, je devrai vous laisser, je dois aller chercher ma fille ». Finalement, c’est sa compagne qui s’en est chargée.
Plus récemment, j’ai interviewé Pedro Winter à France Inter. Il est arrivé à 14h en nous prévenant : « Les gars, à 16h, je dois filer, je récupère ma fille à la crèche ». L’interview se passe bien, mais le studio était réservé jusqu’à 16h, donc on commence à conclure. Et là, il nous dit avec un sourire : « Ne vous inquiétez pas, j’ai discrètement envoyé un texto — je n’ai plus besoin d’y aller ».
Je me souviens de ce passage dans le livre avec le politicien : vous glissez une petite pique à la fin de cette séquence. Était-ce une manière subtile de souligner une contradiction ou de faire passer un message ?
Jourdain : C’était une scène qui nous a été servie sur un plateau. Guillaume y a tout de suite vu un élément révélateur, alors que, sur le moment, j’étais plus naïf — je trouvais ça presque anecdotique. Mais avec le recul, c’est assez frappant. Cet ancien secrétaire d’État nous semble sincèrement engagé, et il explique avoir pris du temps pour s’occuper de ses enfants depuis qu’il a quitté ses fonctions. Il n’y a pas de raison de douter de sa parole. Mais malgré cela, pendant l’interview, il échangeait avec sa compagne pour réorganiser la récupération de leur enfant. Ce petit détail, en apparence banal, dit pourtant beaucoup de choses.
Daudin : Par ailleurs, sa compagne a elle aussi une carrière remarquable. Elle occupe un poste important en tant que conseillère.
Combien de temps vous a-t-il fallu, environ, pour mener à bien cette enquête et réaliser la bande dessinée ?
Daudin : Nous avons mis pas mal de temps à faire mûrir le projet, car nous cherchions la bonne idée de départ, et elle ne venait pas facilement. Entre le moment où nous avons trouvé un titre de travail et la sortie de la BD en librairie, il s’est écoulé environ deux ans. Il faut dire que nous avons tous les deux d’autres activités professionnelles à côté. Ce n’était donc pas un travail à plein temps — et heureusement, dans un sens.
Jourdain : Deux ans, c’est devenu un délai presque incompressible pour ce type de projet. Le temps nécessaire au dessin est considérable — et c’est bien normal —, tout comme celui consacré à l’écriture du scénario.
Pour Les Contraceptés, nous avions mis environ trois ans, mais il faut dire que le contexte était différent : la pandémie de Covid-19 avait ralenti le processus. Dans le cas présent, deux ans ont été nécessaires du début à la sortie en librairie.
Une dernière question pour conclure : avez-vous déjà en tête de nouveaux projets, notamment d’autres livres ou enquêtes en BD ?
Daudin : Avec Stéphane, nous avons plusieurs projets en cours. Tout d’abord, Les Contraceptés devrait ressortir prochainement en version augmentée, avec de nouvelles pages — probablement d’ici la fin du mois de mai, même si ce n’est pas encore tout à fait confirmé. Nous espérons également qu’il pourra un jour être traduit en anglais.
Nous réfléchissons ensemble à un troisième ouvrage commun en bande dessinée, mais nous devons encore trouver le bon sujet et confirmer notre envie d’y aller. Par ailleurs, nous avons également un projet parallèle en préparation, prévu pour dans un an, qui restera dans le prolongement des thématiques que nous explorons déjà — autour des questions d’égalité entre les femmes et les hommes. Un « petit gros projet », comme on aime l’appeler, et qui nous enthousiasme beaucoup.
Merci beaucoup.
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.
En médaillon : Guillaume Daudin & Stéphane Jourdain
Photo © Christian Missia Dio
À lire sur ActuaBD.com :
L’Arnaque des nouveaux pères - Enquête sur une révolution manquée, par Stéphane Jourdain, Guillaume Daudin & Antoine Grimée, éditions Glénat, Hors Collection. Album paru le 11 septembre 2024. 184 pages, 170 x 240 mmm. 20,50 euros.
Les Contraceptés - Enquête sur le dernier tabou, par Stéphane Jourdain, Guillaume Daudin & Caroline Lee, éditions Steinkis. Album paru le 14 octobre 2021. 160 pages, 200 x 270 mm. 19 euros.