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Astérix au Japon, un choc entre deux mondes

Par Akira OIKAWA 24 août 2026 
Sûrement l’une des séries de BD les plus connues, Les Aventures d’Astérix le Gaulois (Astérix pour les intimes) ont été traduites dans plus d’une centaine de langues et idiomes locaux. Mais ce que l’on a du mal à s’imaginer dans nos contrées, c’est que la série n’a pas connu le même succès partout ! Pour nous, le petit Gaulois est devenu l’une des icônes de la France et même de la francophonie aux côtés de Tintin et du Petit Prince. Mais à l’autre bout du monde, il s’est heurté à un mur. Saviez-vous qu’au Japon – un pays tout de même reconnu comme l'un des premiers pays consommateurs de BD au monde – Astérix n’a vu que ses trois premiers volumes traduits ?

Cela relève presque de la plaisanterie. Comment imaginer que le Japon, qui a tissé d’étroits liens avec la France et possède une forte culture de la bande dessinée, ait pu dédaigner à ce point l’une des plus célèbres séries francophones ? Certains répondent que le Japon était déjà autosuffisant en matière de production locale, d’autres que « les Japonais n’ont rien compris au génie de Goscinny et d’Uderzo ! » Mais la réponse est un peu plus compliquée que cela. Enquêtons.

Astérix au Japon, un choc entre deux mondes
Astérix en japonais !
Photo : Akira Oikawa

Lorsqu’elles tentent d’introduire Astérix au Japon, les éditions Futabasha (qui publieront plus tard Crayon Shin-chan ou Mes Voisins les Yamada) sont ambitieuses. Comme l’écrit Takanori Uno dans l’édition Atlas d’Astérix : « [Le] projet était de proposer au public japonais une série de huit albums (jusqu’à Astérix chez les Bretons) ». Mais, encore aujourd’hui, seuls les trois premiers volumes ont vu le jour au Japon : Astérix le Gaulois, La Serpe d’or et Astérix chez les Goths. Parus en 1974, les albums ont été diffusés dans une indifférence quasi totale et la série a vite été abandonnée. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé. Takanori Uno écrit :

En 1974, l’année de la publication d’Astérix au Japon, son éditeur mettait régulièrement de la publicité pour les albums du Gaulois dans les pages de son magazine « Manga Action », tandis qu’Astérix y était prépublié. Notre héros apparaît sur la couverture du numéro du 25 juillet 1974 aux côtés de Lone Wolf and Cub de Kojima et de Folles passions de Kamimura, deux des auteurs les plus célèbres de l’époque !

Astérix sur la couverture de Manga Action !
DR

La raison de cet échec ? Un manque de familiarité des lecteurs japonais avec le monde occidental. Selon la professeure Misako Nemoto dans son article « Astérix au Japon », « Astérix ne pouvait et ne peut avoir que des lecteurs intellectuels au Japon, des lecteurs familiers tout d’abord avec l’histoire romaine, mais aussi avec la France et ses caractéristiques. » Là où les Européens ont, dès leur plus jeune âge, abordé l’Antiquité gallo-romaine à l’école, les élèves japonais étudient très peu le sujet dans leur cursus. De même que très peu d’élèves français apprennent l’histoire du Japon en cours. Au Japon, Astérix s’est adressé au mauvais public : la série visait les plus jeunes, alors que sa compréhension supposait une certaine familiarité avec l’Antiquité gallo-romaine et la culture française.

Un fascicule destiné aux enseignants ayant acheté le livre pour enseigner le français
Photo : Akira Oikawa

De manière générale, Astérix semble avoir été considéré au Japon avant tout comme un support pédagogique. Un petit feuillet joint au livre s’adresse spécifiquement aux enseignants :

En ce début de printemps, j’espère que vous tous, chers enseignants, êtes en excellente santé et de bonne humeur.

Nous avons le plaisir d’annoncer la parution des séries Astérix et Lucky Luke de Goscinny, Uderzo et Morris, traduites par les professeurs Hidekazu Matsubara, Shun’ichi Niikura et Kôji Nishimoto, sous la direction du professeur Kazuo Watanabé. Le premier volume de ces séries est désormais disponible.

Par conséquent, je serais honoré si vous preniez le temps de le lire et de me faire part de vos aimables commentaires.

Cette idée est même renforcée par la présence du script français complet à la fin de l’album, sûrement destiné à celles et ceux qui apprenaient le français et appréciaient d’avoir la version originale sous la main pour effectuer des comparaisons. Astérix n’avait donc pas été pensé comme un manga facile à lire, mais comme un véritable support pédagogique !

Le script entier d’Astérix en fin d’album
Photo : Akira Oikawa

Notons également la présence de nombreux jeux de mots difficilement traduisibles en japonais, qui constituent, comme on le sait, l’un des ingrédients essentiels de la potion magique de la BD. Ceux sur les patronymes, pour commencer : Astérix, Obélix, Panoramix, passe encore, car les termes auxquels ils renvoient existent en japonais et les lecteurs peuvent éventuellement deviner le jeu de mots. Mais quand il s’agit de traduire Idéfix, Cétautomatix ou, plus encore, Ocatarinetabellatchitchix, c’est une autre paire de manches !

C’est un souci qu’ont également connu les Schtroumpfs, comme l’explique un article du blog de LVD : « la VJ souffre d’un gros probleme... exit le langage Schtroumpf !! Par exemple, si en francais on avait ‘Je schtroumpferais bien de la salsepareille’, en japonais ca donne ‘Je mangerais bien de la salsepareille’ ». Les séries de BD françaises, si étroitement liées au langage, sont parfois bien difficiles à exporter hors de la francophonie…

Allez traduire les innombrables jeux de mots...
Photo : Akira Oikawa

Astérix a donc eu bien du mal à s’implanter au Japon et, même avec la mondialisation, il y a peu de chances que le petit Gaulois y fasse un retour triomphal. Mais il pourra tout de même se vanter d’avoir eu le « Dieu des mangas », Osamu Tezuka en personne, pour lui écrire une postface ! On lit à la fin de l’album :

Dans le hall du prestigieux restaurant parisien « La Tour d’Argent », un autographe d’Astérix était exposé aux côtés de celui du regretté président de Gaulle et d’autres personnalités. Désormais, Astérix a conquis toute la France de la bande dessinée, à l’image de la domination romaine.

Cette bande dessinée est d’une qualité exceptionnelle. Je vous invite à examiner attentivement chaque détail et chaque gag. Alors que le Japon continue de produire en masse des œuvres bâclées et de piètre qualité au nom du divertissement, de magnifiques chefs-d’œuvre voient le jour à l’étranger avec une aisance déconcertante. Savourez l’essence même d’une bande dessinée classique.

La postface de Tezuka !
Photo : Akira Oikawa

Visiblement, le maître était loin d’apprécier l’évolution de la production japonaise d’alors ! Déjà à l’époque, il reconnaissait le talent du duo Goscinny-Uderzo. Heureuse surprise que de voir ces figures clés du 9e art français et japonais réunies dans un seul et même album !

Aujourd’hui, le public japonais n’a toujours pas mordu à l’hameçon et il est peu probable qu’un autre éditeur tente à nouveau une percée. On ne trouve presque plus d’exemplaires de cette édition originale en circulation, et ceux-ci possèdent désormais avant tout une valeur historique et documentaire. Ces trois volumes constituent cependant la trace singulière d’un temps où Astérix avait tenté de s’implanter au Japon.

Bien que les ventes n’aient pas été au rendez-vous, il est très probable que quelques étudiants japonais aient appris le français, au moins en partie, grâce aux aventures du petit Gaulois. Peut-être sont-ils aujourd’hui éditeurs de mangas…

Par Akira OIKAWA

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Code EAN : 9782012101333

Astérix le Gaulois (version japonaise), paru aux éditions Futabasha le 15 février 1974.

Asterix ✍ René Goscinny ✏️ Albert Uderzo France Japon
 
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10 Messages :
  • Astérix au Japon, un choc entre deux mondes
    24 août 15:07, par Comptablix

    Le cas du Japon souligne le même paradoxe qui existe entre le succès en Angleterre et l’insuccès aux USA alors qu’ils ont la même langue mais ces derniers ne comprennent pas l’humour absurde anglais d’où le fait que la série Community et son showrunner soit un ovni à Hollywood non copiable par eux (et ils ont essayé hein, c’était juste n’importe quoi pour être n’importe quoi). Le Japon est un insuccès mais la BD rencontre certains succès ailleurs en Asie comme en Corée, mais la Corée actuelle se démarque par un plus profond individualisme qu’au Japon donc au-delà de la langue presque commune on peut noter la divergence sociétale qui pèse et ne permet pas de comprendre les gags de la même manière.
    On peut aussi pointer le fait que la BD fonctionne mieux dans des régimes démocratiques où la liberté individualiste et la contradiction du régime par exemple est le référenciel de la société faisant en sorte que ça marche en Allemagne mais pas en Russie ni son ancêtre l’URSS, mais il fonctionne aussi mieux dans de petites démocraties car le côté lutte contre Rome ne doit pas beaucoup faire plaisir aux américains qui ont fondé la moitié de leur construction politique sur cet empire et dont la politique a toujours eu un côté impérialiste depuis la doctrine Monroe. Ce qui nous amène aussi au côté impérialiste du Japon car Astérix brôde moins l’impérialisme romain que germain du IIIème Reich, et cet empire était allié au Japon, ce qui fait quelque part d’Astérix un FFL potentiel contre les japonais, est-ce que le lecteur japonais va apprécier ça ? Dernièrement j’ai lu des tas de scantrads et fais des recherches pour expliquer certains trucs odieux comme Gun Frontier (celui-là je l’ai acheté à BBE), et pour le japonais des années 60-70 je ne crois pas qu’il serait heureux vu qu’il se sent victime revanchard et a une certaine admiration pour son ancien allié encore à cette époque (puis vu la tendance qu’il y’a eu au début des années 00 des mariages en tenues SS je pense pas que le japonais ait beaucoup changé).

    Sur internet il y’a pas mal d’articles sur ce sujet, d’ailleurs j’ai lu celui de France Culture, aussi connu pour être un nid de nostalgiques de l’URSS, cette dicta... heu nation populaire aux chefs adorés qui pourraient être réélus à 120% tellement ils sont grandioses, enfin s’il y’avait eu des élections bien sûr mais bon ils étaient si humanistes pourquoi s’embarrasser. Ca m’a amusé que ce nid à cocottes ait écrit ça après avoir fait le reproche inverse du temps où les auteurs étaient vivants : "la BD française la plus vendue à l’étranger doit son succès à ses valeurs anti-impérialistes", radio qui fait toujours des émissions pour dédouaner l’URSS quand elle en parle, reproche qui d’ailleurs nourri le ressentiment américain du côté démocrate dans les témoignages parfois qui passent... puis après les démocrates se plaignent d’être traités de socialos soviétiques mais ils rentrent dans le piège...

    Mais j’ai surtout lu l’article universitaire de Misako Nemoto dans le livre "Le tour du monde d’Astérix" qui est dispo sur openbook, que je reprendrai pour argumenter car on n’aborde pas assez le côté édition.

    "les élèves japonais étudient très peu le sujet dans leur cursus. De même que très peu d’élèves français apprennent l’histoire du Japon en cours" "sa compréhension supposait une certaine familiarité avec l’Antiquité gallo-romaine et la culture française"

    Hé bien je pointerais le fait qu’Astérix fonctionne très bien alors que la civilisation romaine n’est abordée que chez 33% des classes d’âge au collège dans ce pays et durant quelques semaines seulement. A l’école c’est surtout un apprentissage de dates et une chronologie, et au lycée je n’avais que la Shoah et Vichy. Perso j’ai eu pour l’Antiquité que l’apprentissage des Pharaons, au pays qui mêle celtes, germaniques et romains on note donc le choix fort prioritaire et judicieux. En France pour l’Antiquité vous avez au choix, la Grèce, Rome et l’Egypte.

    On note aussi le fait qu’en manga cette absence de culture n’est pas totalement bloquante par contre on peut dénoter que dans les pays où l’histoire du Roi Singe est connue en détails, que ses adaptations et références ont une plus grande portée qu’en France. Ici avec Astérix au Japon c’est 0 et beaucoup de pays qui ont eu Astérix comme succès n’ont jamais eu de lien avec Rome, donc ça pourrait être une piste mais marginale.

    "Les séries de BD françaises, si étroitement liées au langage, sont parfois bien difficiles à exporter hors de la francophonie"

    Et c’est là qu’arrive "Misako Nemoto", qui dit dans son article que la traduction n’était pas heureuse car à tendance élitiste, et c’est vrai que la traduction est tout un problème pour transmettre l’intérêt d’une oeuvre, par exemple en lisant dernièrement Forget Me Not de Tsuruta, j’ai remarqué en passant les images dans une IA pour traduire les décors non traduits, que l’auteur s’amusait à jouer sur ceux-ci dans sa narration (puis y’a tout un tas de mystères qui ne se comprennent que si on a les réfs par contre, vous avez intérêt à vous rappelez des cours sur la comedia dell arte par exemple), hors en français ça n’a pas été traduit et il y’a un article d’une page très signifiant dans un arc qui n’est traduit que pour quelques phrases et de manière incompréhensible, le traducteur s’est aussi perdu à traduire des notes d’illustration faisant penser qu’on est encore dans l’histoire alors qu’il s’agit de la vie de l’auteur, résultat le manga n’a pas les critiques qu’il devrait avoir car le gros des reproches qui lui sont fait c’est uniquement parce que la traduction est ratée. Ici dans Astérix c’est pareil, le côté universitaire a raté son public en confinant l’accès à une niche qui en plus n’était pas recherchée.

    Misako Nemoto dit aussi ça concernant ce point et qui ramène à mon point sur la Corée (je dirais pas du Sud, le cauchemard en haut où les députés PCF vont en vacances filmées par des journalistes ne mérite pas d’être considéré comme un pays) : "La société codifiée et conventionnelle japonaise s’accommode mal de l’insoumission gaillarde et indisciplinée que vante la série" "l’insoumission peut exister au Japon, mais elle est souvent pathétique et ne donne pas lieu au rire, ou alors il faut choisir la voie de l’anarchie, c’est-à-dire une insoumission idéale, utopique. Là, on peut trouver des mangas comiques, comme par exemple Crayon Shin Chan, Docteur Slump et Tensaï Bakabon. Mais l’indiscipline, l’insolence élevée au niveau d’un art, est quasiment impensable au Japon."

    Personnellement je note que j’accroche très rarement à l’humour japonais, en général c’est plutôt quand il est situationnel, j’ai même souvent du mal à voir où est l’humour, comme tout ce qui tourne au sujet de la bouffe, je trouve ça tellement naze et vide, où est la blague ? En faisant un fancomic de récap de BD sur le manga Blame j’en ai lu des dizaines et traduits quelques unes mais j’ai jamais compris ce délire tout le long par exemple. L’IA a bien tentée de m’expliquer que c’est pas rapport aux nuances, le décalage, les régions du Japon,.... mais bon...

    "il pourra tout de même se vanter d’avoir eu le « Dieu des mangas "

    J’ai remarqué que Lupin III avait un côté très cartoonesque à la franco-belge et Monkeypunch a aussi volé Arsène Lupin donc je suppose qu’Uderzo et Goscinny étaient assez connus dans le milieu des artistes, mais le genre de dessin du duo était plus souvent du dessin feuilleton de quelques cases comme le comic strip de Dilbert dans la presse donc on est pas dans le même registre. D’ailleurs en étudiant le pourquoi du nombre de plagiats de comics américains et des BD de Metal Hurlant, j’ai appris que les artistes se copiaient les uns les autres un peu comme dans la chanson ou les films, où les gens copiaient en pensant qu’avec la barrière commerciale et de la langue personne ne verrait le vol, donc combien d’artistes japonais se sont inspiré de la BD franco-belge dont celle-ci ? Mais de nos jours le côté cartoon ou chibi à la franco-belge n’a plus trop la côte dans les tendances artistiques japonaises, donc les artistes ne sont plus trop alimentés par ça.

    "Aujourd’hui, le public japonais n’a toujours pas mordu à l’hameçon et il est peu probable qu’un autre éditeur tente à nouveau une percée."

    Ne jamais dire jamais, tout peut arriver.

    Le problème comme l’a noté Misako Nemoto c’est plutôt que : "D’autres explications tiennent à la nature du marché de la bande dessinée au Japon, largement dominé par les mangas, et aux caractéristiques d’une traduction haut de gamme et par là même inadaptée."
    Donc le problème c’est plutôt qu’Astérix c’est du 48 pages à plus de 15 balles en France, à côté vous avez des mangas de 200 pages qui ne valent presque rien au Japon, en France ça vaut 8 balles en moyenne, y’a pas concurrence dans l’esprit du client. Pour réussir il faudrait déjà une traduction opérationnelle et que l’éditeur fasse des compilations en édition économique comme ça avait été le cas quand Dupuis vendait Gaston en compilation de format roman poche dans les supermarchés. Ce qui est aussi ce qu’elle dit en pointant le prix des BD Astérix au Japon : "Les coûts de production en ont été gravement affectés, haussant le prix de vente à un 1 200 yens improbable au lieu des 700 yens prévus initialement."
    Faudrait aussi qu’Astérix soit vendu en format webtoon car les japonais sont majoritairement sur ça, à moins qu’il y’ait des bots dans les chiffres.

    Ensuite l’autre problème comme elle l’a noté c’est : "Le caractère statique d’une planche d’Astérix devait rendre la lecture ardue pour tous ceux qui étaient habitués à lire les mangas portés par le dynamisme de cases aux contours extrêmement variables.". C’est un frein mais pas total car Astérix à quand même un certain dynamisme par rapport à d’autres BD que j’ai lu dernièrement comme "Les Histoire de l’Oncle Paul", car on note des réussites même si au Japon une réussite c’est plutôt une vente confidentielle.

    D’ailleurs comme le dirait Gilles Raveaud ce matin sur bfm business quand il ne part pas en frénésie de périphrases quand on lui demande si la dette est un problème majeur, la France perd en pouvoir d’achat à cause entre autre de l’immobilier (l’inflation est très mal estimée même l’Insee l’a reconnue y’a 15 ans d’où l’existence de l’outil de calcul de son inflation, et l’inflation des loyers n’est presque pas prise en compte), donc la réussite au Japon passera par la même recette de réussite que doivent viser les éditeurs s’ils ne veulent pas perdre à moyen terme le marché français. Editer moins cher et faire des gains de productivité... ce qu’ils font pourtant pour le manga.

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    • Répondu le 25 août à  07:40 :

      Ça vous dérangerait d’essayer de mettre parfois un peu d’ordre dans vos idées ou de les exposer au moins d’une façon plus concise ?

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    • Répondu par Luigi Mastriantonio le 25 août à  09:06 :

      Merci pour cette logorrhée interminable que je me suis empressé d’arrêter de lire sitôt que vous avez qualifié Gun Frontier de "truc odieux".

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    • Répondu par Capitaine Kérosène le 26 août à  03:16 :

      France Culture, aussi connu pour être un nid de nostalgiques de l’URSS,

      Merci ! J’ai beaucoup ri à la lecture de cette phrase. Le reste aussi est très amusant.

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    • Répondu par Sergio Salma le 26 août à  22:40 :

      J’aime beaucoup. Il y a un petit côté maire de Champignac pas déplaisant . Ou alors Achille Talon .

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  • Astérix au Japon, un choc entre deux mondes
    25 août 01:39, par patrick

    Et pendant ce temps-là, on leur achète leur production par millions de tomes !

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  • Les japonais sont très nationalistes, comme les américains des USA. Ceci peut aussi expliquer leur difficulté à comprendre l’humour de Goscinny.

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    • Répondu le 25 août à  18:27 :

      Totalement. J’ai revu La Ballade des Dalton à la télévision aujourd’hui. Goscinny se moquait (avec sa finesse habituelle) de toutes les communautés, de leurs caractéristiques réelles ou fantasmées, de leurs manies, de leurs chauvinismes respectifs, et même des caricatures qui leur sont généralement associées. On se demande comment on a pu croire une seule seconde que la série Lucky Luke pourrait marcher aux États Unis.

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      • Répondu par Gina Vanilla le 29 août à  10:21 :

        Mais Goscinny n’était jamais méchant, juste spirituel et cultivé. Je remarque que dans Astérix, il plaisante à la fois les travers des Gaulois et des Romains, ou des pays visités.
        Quand je pense qu’en plus de ces deux séries, il a écrit Iznogoud et le charmant petit Nicolas, je reste abasourdie !

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        • Répondu le 29 août à  15:49 :

          Et les Dingodossiers pour Gotlib ! Spirituel et cultivé, c’était exactement ça ! Irremplaçable,aussi.

          Répondre à ce message

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