Très bon
4 septembre 2025
Alix entame la dernière étape de sa mission. Trouvera-t-il l’Atlantide ? Cette cité perdue n’est-elle qu’un mythe ou existe-t-elle réellement ? Le chemin parcouru jusqu’ici a été long et périlleux, mais surtout riche d’enseignements. Et si Alix était en réalité animé par une quête plus profonde : celle de la vérité ? Il sent qu’un mystère guide ses pas et qu’il est sur le point d’en être le dépositaire.
Jacques Martin aimait introduire des éléments fantastiques dans sa série historique, dont l’incursion la plus marquante demeure sans doute celle des hommes-lézards apparus dans l’album Le Fleuve de Jade, dessiné par Rafael Moralès. Le surnaturel restait toutefois d’un usage exceptionnel dans sa bande dessinée classique.
Alix Senator, tout en conservant des liens avec la série mère, s’autorise à voguer plus loin vers l’irréel, au risque de brouiller la frontière entre réalité historique et éléments imaginaires. Ce parti pris semble traduire la volonté du spin-off de s’affirmer, en évitant la répétition. Une audace narrative qui risque de dérouter les historiens puristes, mais ravira ceux en quête d’évasion et d’imagination.
Ce dernier récit conserve néanmoins des traits hérités de la série mère, notamment un héros attaché à la non-violence. Alix garde le recul nécessaire face aux réactions de ses compagnons comme de ses adversaires. Les faiblesses humaines — convoitise, haine — y sont exposées sans détour, ainsi que les dérives qu’elles engendrent.
Les deux séries poursuivent le même objectif : proposer un divertissement de qualité, accessible à toute la famille. Elles invitent autant à l’évasion qu’à la réflexion, soutenues par un graphisme précis et détaillé, véritable signature de la série.
Par David SPORCQ
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