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Très bon
3 septembre 2025
Dans un pavillon semblable aux autres, deux frères jouent : Lukas a « emprunté » l’appareil photo de leur père, et Romain, son frère jumeau, fait le mort avant de ressusciter. Leur mère est assise sur le canapé, attendant son mari.
Du coca répandu sur le sol de la maison, du sang sur la terrasse... Le drame.
Quelques années plus tard, Lukas photographie les animaux morts sur la route. Avec un van aménagé, il parcourt la côte australienne pour un projet de fin d’études.
Au réveil, il avale deux cachets avec une tasse de café avant de courir sur la plage. S’ajoute une séance de psy une fois par semaine en visio. Ainsi passent les jours, dans une routine offrant un semblant de normalité et de stabilité.
Si les premières planches sont dialoguées, le voyage de Lukas commence dans le silence.
Un matin, il rencontre Paul, qui se rend à Adélaïde. Au fil des kilomètres, l’étudiant photographe et l’auto-stoppeur vont-ils se comprendre ? Se confier sur leurs failles, leurs fantômes respectifs ? Seuls ceux qui se laissent emporter par ce récit mêlant introspection, contemplation, flirt avec le danger et la mort, et onirisme en saisiront toute la portée.
Après Love Me (Les enfants rouges, 2021) et Iris, deux fois (Sarbacane, 2021), réalisés avec sa sœur Anne-Laure, Naomi Reboul signe le scénario et le dessin de ce Huis-clos, autour de deux personnages en convalescence : l’un enfermé dans le silence de la dépression et hanté par la mort de son frère, l’autre marqué par une rupture amoureuse qu’il fuit dans l’alcool et les pétards.
Par Christian GRANGE
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.
Huis clos par Naomi Reboul (Scénario et dessin)
Disponible depuis le 14 mai 2025
256 pages - Couleur
Prix : 29,00 €