Très bon
29 mai 2024
Cultiver du cannabis était censé rapporter facilement de l’argent sans trop de dangers à Morio. Il peut enfin régler ses problèmes financier tout en faisant plaisir à sa famille et continuer à tenir sa boutique de fleuriste. Pourtant, il déchante très vite lorsque deux hommes viennent demander des comptes à Kagayama à cause de l’arrivée du Kexceed, un nouveau produit qui fait fureur auprès des amateurs de cannabis. Petit problème, c’est Morio qui est le cultivateur de cette nouvelle variété.
Qui dit dealers et gang dit violence. Le sang et les coups pleuvent dans ce tome avec l’introduction des Kurobe. On comprend vite que cette organisation clandestine est dangereuse et qu’elle va causer de nombreux soucis au protagoniste un peu trop doué pour le « jardinage ». L’ambiance devient pesante et les risques beaucoup plus importants que précédemment. Les scènes de passages à tabac et de punitions nous montrent la loi autour du trafic de drogue et le coût à payer si l’identité de Morio fuite. Un membre des Kurobe se détache du lot : Shimizu, un des chefs des Kurobe qui ne supporte pas être dupé et qui n’hésite pas à recadrer les autres s’il le faut, et ce assez agressivement.
Tel père telle fille ! Morio n’est pas le seul à se mettre dans une situation risquée, car sa fille Saki se retrouve confrontée à une lycéenne peu recommandable et fourbe nommée Mina. Ce qui est frappant, c’est de voir à quel point elle ressemble à son père par sa gentillesse et sa naïveté. De toute évidence, il lui manque les codes pour comprendre certains propos. Par exemple, pour elle, le Papakatsu fait référence à de la nourriture alors qu’il s’agit en vrai de cette pratique où de très jeunes filles tiennent compagnie à des hommes plus vieux contre de l’argent, mais sans relations intimes. Sa personnalité et son manque de connaissances pourraient la mettre en danger. Est-ce qu’elle sera embarquée comme son père avec Kagayama dans des machinations douteuses à cause de Mina ?
Pour mieux s’en rendre compte, parlons un peu de Kagayama, le vieil ami qui a convaincu Morio de faire de la culture de cannabis. Il a toujours ce côté manipulateur et joue cette fois sur le sentiment de pitié pour amadouer le héros. En se mettant à genoux devant lui dans une des scènes avec un visage à l’expression désespéré, il dégage un aspect pathétique et un sentiment de grande peur. Par contre, même s’il veut utiliser le talent de Morio pour se faire de l’argent (et régler ses dettes auprès des Kurobe), il considère celui-ci comme un vrai ami et lui est fidèle. Il le protège quitte à en mourir au moment où les choses tournent mal et le pousse à se retirer du jardinage illégal. Un personnage qui n’est donc pas complètement mauvais.
Pour résumer, l’intrigue se complique et le suspens se fait sentir. Les tensions de Morio sont très bien mises en scène, d’autant qu’on se rend compte à ses côtés de l’ampleur des menaces qui pèsent sur lui et sur son ami. Reste à savoir quel choix Morio va faire face à ces découvertes.
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