Très bon
9 avril 2026
Blandine est une jeune fille espiègle, rêvant de devenir une druidesse entourée de lycornes, et capable de soigner toutes les maladies. Alors qu’elle parcourt les bois à la recherche d’une plante, dans l’espoir de concocter un remède pour sa sœur aînée malade, Jehanne, elle touche une plante mystérieuse. À son contact, sa peau commence à prendre une teinte verte. Ce mal mystérieux, surnommé la folmousse, s’étend peu à peu sur le corps du malade, menaçant d’atteindre son visage et enfin de corrompre son esprit.
Quand leurs parents découvrent les taches sur le corps de Blandine, la décision est prise : il faut appeler la Sainte Inquisition, la jeune Blandine est une sorcière. Bien déterminée à sauver sa sœur d’un funeste destin, Jehanne décide de fuir avec Blandine et de partir à la recherche des lycornes, créatures légendaires féroces dont la corne possède des vertus curatives. Le destin des deux sœurs bascule lorsqu’elles rencontrent bel et bien une lycorne...
Deuxième collaboration entre Aurélie Wellenstein et Beatrice Penco Sechi, Lycornes raconte avant tout l’amour et la complicité de deux sœurs, leur quête de guérison et de liberté, sans oublier la relation entre l’humain et la nature.
Beatrice Penco Sechi propose des planches fines et détaillées, avec une mise en page dynamique et où le cadrage laisse entrevoir la forêt comme personnage à part entière de l’histoire. Les fameuses lycornes s’éloignent de l’esthétique contemporaine que nous leur connaissons, c’est-à-dire associées à la douceur et aux paillettes. Au contraire, la dessinatrice s’est inspirée des iconographies médiévales pour faire de cette créature légendaire, un être dangereux et inquiétant, à la croisée du cerf et du cheval.
À l’occasion de la parution de l’album, je ne peux que vous conseiller d’aller le lire après une visite au Musée de Cluny à Paris, dans lequel se tient l’exposition « Licornes ! » du 10 mars au 12 juillet 2026.
Ce court album est à lire comme un conte moderne, où la bravoure et la sororité galopent côte à côte.
Par Lyne GEYNET
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