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Max vit avec son oncle, gardien de musée. Une particularité qui lui permet de vivre au sein du bâtiment, entouré d’artefacts et d’autres œuvres d’art. Plutôt solitaire depuis la disparition de ses parents, il se réfugie dans son imaginaire et use de tout ce qu’il a sous la main pour enrichir les aventures du quotidien. Soudain, dans une réserve, il tombe sur un majestueux portrait : celui de Cornélius Black, un légendaire pirate. On dit même que le tableau serait la clef pour retrouver son trésor perdu.
Tout bon lecteur de Stevenson enfilerait alors son tricorne pour une aventure épique, mais Max trouve sur sa route deux cambrioleurs dont le but est également de mettre la main sur l’or du flibustier en dérobant le tableau. Mais ce qui déboussole le plus Max, c’est sa rencontre avec Cornélius, lui-même prisonnier du tableau.
L’album s’ouvre donc sur une métaphore psychologique. Max, solitaire, rejeté et souffrant d’anxiété sociale, se réfugie dans son imaginaire. Plus qu’une simple roue de secours, il est son équilibre. C’est d’ailleurs à ce moment-là qu’il rencontre l’esprit de Cornélius. Avec lui, les histoires de pirates et de navires sortent de la tête de l’écolier, et le rêve d’aventure de beaucoup d’enfants se dessine à l’horizon.
Malheureusement, une fois lancée, cette dernière perd de son souffle épique. Emprisonné dans la toile, le portrait de Cornélius deviendrait-il un Portrait de Dorian Gray en diminuant l’énergie vitale de l’aventure ? Si la bande dessinée reste plaisante, elle peut parfois manquer d’originalité, avec des développements noyés dans les bons sentiments et les effets numériques du dessin.
Ce premier tome n’est certes jamais mauvais, mais il ne tient pas les promesses d’une introduction pourtant très séduisante.
KN
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