Bon
4 février 2026
C’est ce qui arrive à Astrid Goldsmith lorsque sa grand-mère Gisela, qui habite Fribourg en Allemagne, décède. Elle est chargée avec son père de vider l’appartement familial. Mais soudain, son père bloque. Les mauvais souvenirs d’enfance ressurgissent, enfouis depuis des décennies.
C’est l’histoire d’une famille dispersée par la Shoah, qui communique peu, qui conserve ses douleurs et qui cultive ses silences. Des parcours de survie qui passent notamment pour Gisela par l’Afrique du Sud pas moins raciste que le régime nazi et qui ont une répercussion sur les générations suivantes, autant par le poids des non-dits que par celui des rancœurs irrésolues. Comme dans toutes les familles ? Certes, mais pas avec une telle ombre portée de l’Histoire.
Ces « Mémoires de famille » sont subtiles et touchantes pour peu que l’on dépasse l’aspect graphique, parfois un peu sommaire.
Par Didier PASAMONIK
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Traduit de l’Anglais (Royaume-Uni) par Mathilde Tamaé-Bouhon.