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Bon
15 janvier 2026
Le Belge Laurent Durieux ne débarque pas dans l’univers de Blake & Mortimer. Il avait réalisé les couleurs du Dernier Pharaon, le Blake & Mortimer de François Schuiten, scénarisé par l’écrivain Thomas Gunzig et le réalisateur Jaco Van Dormael.
James Huth non plus. Le réalisateur de Brice de Nice (2005) et du Lucky Luke en live avec Jean Dujardin (2009) s’était attaqué auparavant à l’adaptation de Blake & Mortimer au cinéma, avec rien moins que l’adaptation de La Marque Jaune. Mais le script n’avait pas convenu à Claude de Saint-Vincent, le PDG de Dargaud, et le projet a rejoint les oubliettes de l’Histoire.
Or donc, dans le mixer, on vous met Blake, Mortimer, Moloch, Septimus et Voronov, des clones d’Olrik manipulés par le rival du professeur écossais, le Chronoscaphe et l’Espadon. Secouez, ajoutez une pincée de Jonathan Swift et de Gulliver, et de belles images de Laurent Durieux, avec ses compositions architecturales rétrofuturistes aux teintes pastel vert céladon et rose corail qui sont sa signature : ses bâtiments et ses carrosseries Fifties semblant profilés par Raymond Loewy, l’inventeur des logos de Shell, NewMan ou Lu, designer de la Studebaker comme de l’aménagement de la capsule Skylab pour la NASA. Placez cette aventure de Blake & Mortimer en 1964, à la New York World’s Fair et sa maquette futuriste Futurama, et hop, vous avez cet ouvrage !
Cela donne un joli livre au format italien, avec reliure en toile « façon Lombard », une friandise pour collectionneurs fans des enquêteurs britanniques. Good Lord, cela se consomme comme un bon 50-years-old scotch whisky !
Par Didier PASAMONIK
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