Bon
25 mars 2026
Cette série, menée par le scénariste Christophe Bec, a pour slogan : « survivre…quoi qu’il advienne…quoi qu’il en coûte ! ». Il nous a conté dans le premier album Warm Springs avec Valerio Giangiordano au dessin, les péripéties d’alpinistes partis à la conquête du mont Jefferson et poursuivis par une bande de chasseurs déterminés. Dans le deuxième tome, dont le graphisme est assuré par MirKo Colak et Diego Bonesso, il décrit l’enfer carcéral d’Aparecida, la prison la plus violente du Brésil (une guérilla entre bandes rivales des plus cruelles et sanguinaires) ; et enfin, dans le troisième, le retranchement d’une famille menacée par d’étranges créatures (seule histoire à mêler un peu de fantastique) dans la bourgade rurale de Palmyra, aux États-Unis (dessin de Kamil Kochanski).
Ces récits sont particulièrement durs et le dernier en date, Guna Yala, ne déroge pas à la règle. La violence y est exprimée de manière explicite. Les survivants doivent s’organiser dans l’adversité en récupérant ce qu’ils peuvent de l’épave. Outre l’air humide et suffocant de cet enfer vert, ils vont devoir surmonter leurs différences et leurs suspicions. La tension va crescendo au fil du récit. On est pris dans l’engrenage assez rapidement. Qui va s’en sortir et comment ? Telles sont les questions que le lecteur se pose et qui alimentent le suspense jusqu’au dénouement final.
Ce dernier album est doté de scènes brutales, voire glauques. Il n’est pourtant pas le plus extrême en la matière parmi les quatre publiés. Les protagonistes, n’étant pas des héros qui reviendront dans une histoire ultérieure, ne permettent pas de deviner qui survivra à coup sûr. Il s’agit à chaque fois d’un récit complet. On est tenu en haleine, après quelques pages de mise en contexte, jusqu’à la fin. Certaines séquences pourraient toutefois choquer les lecteurs les plus sensibles.
Par David SPORCQ
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