Bon
6 mai 2025
Ce volume comporte 14 chapitres concernant 14 artistes ou groupes différents, chacun s’ouvrant sur une photo accompagnée d’une citation révélatrice. On réalise ainsi d’autant mieux à quel spécimen on a affaire. Par exemple, pour Chuck Berry : « C’est le dollar qui dicte la musique que j’écris. » ou Keith Richards des Rolling Stones : « Les gens nous racontent les années 1960 parce que nous, on était trop raides pour s’en souvenir. »
Chaque artiste a droit à un dessinateur différent. Les styles sont donc variés. Ce n’est pas plus mal, car chacune des stars est différente et provient d’un style musical distinct ou tout simplement d’une autre époque. On change donc d’univers en même temps que de style graphique. On s’amuse bien à la lecture de ce Serial Rockers. De nombreuses anecdotes sont connues. D’autres le sont nettement moins. Attention : certaines frasques relevant du domaine de la débauche, on conseille aux âmes sensibles sur le sujet de tourner plus vite certaines pages.
Rien de bien répréhensible ne vous est montré, mais suffisamment suggéré pour bien comprendre de quelles performances étaient capables les Bowie, Jagger ou encore Jimi Hendrix. La culture physique débridée n’est pas la seule élucubration de ces messieurs. Par exemple, le groupe de toutes les extravagances et outrages, Kiss le bien nommé, a mélangé son sang à l’encre qui a servi à imprimer le comics qui racontait leurs aventures. Preuve supplémentaire (comme si cela était nécessaire pour nous en convaincre) que le groupe de hard rock américain le plus populaire au monde était larger than life, comme ils le chantaient si bien.
Bref, un volume distrayant où vous retrouverez plusieurs de vos rockers favoris en BD. Ce qui en soi est déjà amusant, mais beaucoup de leurs élucubrations vous étonneront. Graphiquement, les styles des différents artistes collent bien aux phénomènes auxquels ils se sont attaqués.
La BD et le rock ayant souvent fait bon ménage, cet album peut se lire en s’écoutant de la bonne musique appropriée et de circonstance. De toute façon, et de manière irrémédiable, certains airs (bande-son de votre vie pour certains d’entre vous) vous viennent directement en tête.
Sur ce, et en espérant vivement une suite à ce Serial Rockers, car il y a de la matière, nous vous laissons avec ce titre qui nous vient directement à l’esprit : « I can’t get no… satisfaction. »
Par David SPORCQ
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