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Bon
8 juillet 2026
Irène fut élevée par son oncle dans la foi iconophile. Pour des raisons religieuses et politiques, le culte des images pieuses divisait et fut interdit par l’empereur Léon III. Irène va manœuvrer et jouer de stratégie afin de l’autoriser à nouveau. La diplomatie et la compréhension de ce jeu d’influences ne sont pas des facultés innées. C’est son conseiller, Staurakios, qui va lui prodiguer cette instruction qui ne peut s’apprendre que dans les couloirs de la cour.
Le récit est prenant. Étendu sur deux tomes, il permet d’aborder correctement le sujet. Le contexte et l’enjeu se comprennent naturellement en progressant dans cette représentation historique vivante et documentée. La jeune femme va devoir contrecarrer de nombreuses menaces : les complots, les revirements soudains, les attaques externes et internes, les rébellions et les trahisons.
Irène de Byzance est surtout un personnage historique peu connu, en tout cas nettement moins que le très pieux et conquérant Charlemagne, son contemporain, avec lequel une alliance fut proche d’une conclusion. Ce diptyque vient donc combler de manière agréable les lacunes du lecteur, qui capte au passage quelques éléments sur les origines du grand schisme qui sépara, deux siècles plus tard, le christianisme en deux : l’Église catholique romaine et l’Église orthodoxe.
Loin d’être rébarbatives, ces connaissances sont diluées dans un récit captivant qui peut se lire comme une pure fiction. Mais nul doute que les amateurs d’Histoire voudront s’informer davantage sur cette impératrice à la destinée tumultueuse, un point positif complémentaire qui s’ajoute au divertissement que ces albums procurent.
Par David SPORCQ
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