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Bon
9 mai 2026
Dix mois après la parution du premier tome de la reprise de la série Ringo, La Porte du diable, par Corbeyran et Surzhenko, voici que sort un second opus qui confirme la pleine réussite de cette résurrection d’un western plutôt classique créée en 1965 par William Vance. Directement branché au tome 1 et à la mystérieuse disparition de Lean, la fiancée de Ringo, ce tome 2 s’ouvre dans un paysage enneigé du Wyoming où chevauchent le héros et le jeune métis Jerry, à la recherche d’une piste pour retrouver la jeune femme sans doute enlevée par des Amérindiens.
C’est effectivement le cas, Lean est prisonnière de la tribu des Shoshones, et plus exactement de Nayali, un guerrier aussi valeureux que violent, proche de la folie. La jeune captive, placée sous la protection du chef de la tribu, tente de résister à l’emprise de Nayati, aidée par Margaret, une autre femme banche prisonnière des Shoshones. De son côté, Ray Ringo, qui a retrouvé la trace de sa fiancée, fait halte dans un fort tenu par l’armée américaine. À sa grande surprise, il y retrouve un camarade de ses jeunes années à West Point, la célèbre école militaire.
Comme dans le tome 1 avec Mark Twain, c’est ici à un personnage qui a existé que nous avons affaire. En l’occurrence, le sinistre George Armstrong Custer, futur général et grand massacreur d’indiens devant l’éternel. Désagréable et colérique dans cet épisode, il va néanmoins rendre un grand service à son ami Ray en lui cédant trois éclaireurs indiens pour l’aider dans sa quête. À cette occasion, le lecteur en apprend un peu plus sur le passé (et sur le futur) du héros créé par William Vance. La suite, c’est pour Ringo une course contre la montre dont il ne sortira pas indemne…
Entre bagarres, courses poursuites et fusillades, sans parler des superbes paysages du Wyoming, Zurzhenko livre un album aux couleurs et à la mise en page dynamiques, dans un style moins léché que pour sa reprise de Thorgal, et plus proche des fumetti italiens du genre de Tex. Côté scénario, Corbeyran revisite avec talent et noirceur la série, avec un récit enlevé et riche en rebondissements, où les flashbacks nourrissent le récit et éclairent le lecteur. Loin du classicisme des scénarios de Vance (aidé parfois de Jacques Acar, Yves Duval ou André-Paul Duchâteau), il montre la vraie violence de l’Ouest américain, où la mort est très présente, avec des histoires qui ne se terminent pas toujours par un happy end…
Par Dominique ERNST
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Ray Ringo tome 2 : La Captive – par Corbeyran et Surzhenko – Le Lombard
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