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On vous parlait ici de l’album. Dans le monde de Asphalte Sauvage, Pouic et Alma sont deux survivants s’étant trouvés un peu par hasard et décidant de faire un bout de chemin ensemble. Le problème, ce sont deux paumés aux cultures bien différentes : elle déteste la technologie, lui mange les corps de ses proches pour les garder dans sa mémoire. Il va pourtant bien falloir qu’ils s’entendent.
À la croisée des genres, ici l’anticipation et la tranche de vie, on ne s’attendrait pas à ce qu’un tel mélange fonctionne aussi bien, et pourtant on est ici face à une franche réussite, pour le deuxième album de l’auteur après Ultime Echo. Ce dernier nous révèle d’ailleurs que son choix de la couleur jaune pour sa bichromie ne revêt pas de signification particulière autre que plastique, même s’il reconnaît apprécier qu’on puisse y voir de la radioactivité.
Avec son style constitué d’autant de mélanges que de références esthétiques, on aurait l’illusion d’y trouver une forme de collage. Pourtant, s’il existe un style urbain, ce serait plutôt liés aux influences apportées par des artistes comme Jim Mahfood, qui eux même s’inspirent directement de ce qu’on peut trouver sur les murs des cités.
Une très belle exposition a encore lieu jusqu’à ce samedi 16 mai 2026, si vous souhaitez profiter des planches, dans le cadre convivial de la galerie.
Par Colin BESNIER
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Photo : Colin Besnier