Bon
21 novembre 2024
Ce qui marque dans cet album, c’est d’abord sa forme graphique, dans des couleurs éteintes, voire noires, quelquefois rehaussées de couleurs vives, d’une note rouge. Un peu comme avec le motif d’une partition.
Et justement, la composition-même du livre tient de la symphonie avec son prélude, son ouverture, sa nocturne, sa fugue, sa marche, son impromptu et enfin son final...
C’est d’une subtilité folle, dans la narration, dans les émotions. On suit le destin d’Anna qui vit cachée dans une famille chrétienne française et qui devient une soliste internationalement appréciée et celui de Dorian qui, en raison de ses cheveux blonds, est adopté par un colonel SS. Il a disparu corps et bien dans la Pologne communiste de l’après-guerre.
Le dessin est d’une élégante finesse, ménageant bien les moments contemplatifs pour mieux faire ressortir l’émotion. Le final est surprenant et témoigne en même temps d’une bonne connaissance du sujet. Un album très réussi.
Par Didier PASAMONIK
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